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Louis-René des Forêts / Repères biographiques
 

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1- Photographie dans un miroir.
2- Pierre Klossowski et L.-R. des Forêts pendant le tournage d'Aline de François Weyergans.
3- L.-R. des Forêts en Provence, chez Michel du Boisberranger. D.R.

 

  • 1918
    naissance à Paris (il est le troisième enfant). Partage son enfance entre la propriété de famille dans le Berry et Paris.

  • 1927
    mis en pension pour préparer une carrière dans la Marine ; fait l'expérience du sévère collège catholique.

  • 1932-35
    introduit dans certains milieux littéraires par sa mère, il écrit très jeune, découvre Rimbaud et Joyce.

  • 1936
    mort de sa mère.

  • 1936-38
    recommence des études de droit ; voyage en Angleterre, Italie ; passion pour la musique, pour la littérature ; sa rencontre avec Jean de Frotté (l'ami capital de la jeunesse) le confirme dans cette voie.

  • 1939-1940
    Mobilisé en 1939, il assiste à la débâcle.

  • 1940-1945
    rédaction des Mendiants, publié en 1943 ; engagement dans la Résistance.
    Une suite de deuils : mort de son père en 40, de son frère en 44, de Jean de Frotté fusillé par les nazis. Conseiller littéraire chez Laffont.

  • 1946
    se marie avec Janine Carré. Publication du Bavard. S'installe dans le Berry et commence Le Voyage d'hiver.

  • 1947
    naissance de son fils Guillaume.

  • 1951
    naissance de sa fille Elisabeth.

  • 1953
    revient vivre avec sa famille à Paris ; rédacteur de l'Encyclopédie de la Pléiade chez Gallimard. Les amitiés avec d'autres écrivains comptent beaucoup : avec Queneau, Bataille, Blanchot, Antelme et Leiris.

  • 1954
    membre fondateur du Comité contre la Guerre d'Algérie.

  • 1960
    prix des critiques pour La Chambre des enfants ; entretien dans Tel Quel « La littérature aujourd'hui », repris en 1985 sous le titre Voies et détours de la fiction. Signe le Manifeste des 121.

  • 1965
    sa fille meurt accidentellement (deuil terrible dont Ostinato sera la chambre d'écho).

  • 1966
    entre au comité de lecture de Gallimard où il restera jusqu'en 1983. Découvre et traduit Hopkins. Membre fondateur de la revue L'Éphémère.

  • 1967
    publie Les Mégères de la mer, version prosodique d'un roman abandonné.texte

  • 1968-78
    se détourne de l'écriture et se consacre à la peinture. Expositions à Ancy-le-Franc, au Centre Georges-Pompidou. Cesse la peinture lorsqu'il commence Ostinato, d'abord appelé « Légendes ».

  • 1978-97
    vingt années de chantier pour des publications partielles d'Ostinato en revue (NRF, L'Ire des vents, Art Press, Instants). Voyages à l'étranger. Publication du Malheur au Lido (86), de Poèmes de Samuel Wood (88), du Cahier L.-R. des Forêts (91), Face à l'immémorable (93).
    La reconnaissance de l'importance de l'œuvre s'amplifie : prix Maeterlinck (88), grand prix national des Lettres (91), prix Valery-Larbaud (97) ; participe à la manifestation « Regard sur L.-R. des Forêts » de Rezé (88), au colloque « Autour de L.-R. des Forêts », organisé par J.-B. Puech et D. Rabaté à l'École normale supérieure, à Paris (89), au Festival de Poésie de Tarascon (90), à l'hommage que lui consacre le Festival d'Avignon (93). Deux émissions de télévision lui sont consacrées : pour l'émission de la Sept Océaniques FR3, entretien filmé avec Jean-Benoît Puech, par Benoît Jacquot (mars 88) ; dans la série Un siècle d'écrivains, film de Michel Dumoulin (France 3, mars 97).

  • 1997
    publication d'Ostinato, au Mercure de France.