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Le monde du football / Vocabulaire
 

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Catalogue 1927-1928 Williams & co.
« Nos Ballons et Costumes ont été choisis par les différentes Fédérations pour les Matches internationaux. » Collection Laget

 

Catalogue d'hiver 1907-1908 A.A. Tunmer & CO

Le football est régi par de nombreux termes, techniques ou non, parfois spécifiques, et souvent d'origine anglaise. Nous en avons sélectionné quelques-uns des plus déroutants de manière à faciliter votre compréhension d'un jeu que J. Ducret, capitaine de l'équipe de France à la Belle Époque, « qualifiait déjà de plus scientifique et plus difficile que le rugby ».

bicyclette, rien à voir avec le vélo. Ici, c'est un tir déclenché à la volée, le dos à la cage. Ce retourné acrobatique a été inventé par le Brésilien Leonidas Da Silva, meilleur buteur de la Coupe du Monde 1938.

carré magique. Aucun rapport avec le célèbre Houdin. Il correspond dans le WM (et au-delà) à une parfaite entente entre les deux demis et les deux inters. Pour nous le carré magique idéal est l'association dans l'entre-jeu des bleus de Fernandez-Giresse-Platini et Tigana. Le titre de champion d'Europe en 1984, comme l'épopée du Mondial 1986, avec les succès sur l'Italie et le Brésil (Fernandez-Giresse-Bossis-Battiston) en sont les réussites les plus spectaculaires.

carton jaune. Premier avertissement délivré par l'arbitre à un joueur, le second débouche sur le rouge, c'est-à-dire l'expulsion. Le premier fut délivré le 31 mai 1970, au Mondial, lors de Mexique-Urss. L'arbitre Karl Tschencher (RFA) en gratifia le Soviétique Lovchev.

corner (n.m.). Coup de pied de coin provoqué lorsqu'un défenseur a touché en dernier la balle franchissant la ligne de but.

coup-du-chapeau (le). L'action pour un joueur de réussir trois buts consécutifs. En anglais : hattrick.

coup-franc (n.m.). Il sanctionne une faute. Si elle grave, il est direct, si elle est mineure, il est indirect. Dans le premier cas, un joueur peut marquer directement, dans le second, la balle doit toucher un autre joueur avant de pénétrer éventuellement dans le but. Lorsqu'il est tiré à moins de 25 mètres de la cage, le gardien demandera à ses défenseurs de faire un mur. Il devra se situer impérativement à 9,15 m, même si les défenseurs prennent un malin plaisir à réduire cet espace.

Catalogue d'hiver 1907-1908 A.A. Tunmer & CO

dribble (n.m). Consiste à passer un adversaire balle au pied. Il a longtemps eu ses virtuoses, qui le cultivait comme un art. Doit être une arme, et non une simple arabesque. Il est arrivé à Pedro Duhart de dribbler sept adversaires.

filets. Tapissant le fond de la cage, ils permettent d'apprécier la validité d'un but. Les lois du football les mentionnent en 1938, ils étaient pourtant obligatoires en Angleterre pour les matches de Coupe dès 1893.

hors-jeu (n.m.). La règle établie en 1925 stipule qu'un joueur n'est pas hors-jeu s'il y a au moins un (et non plus deux) adversaire entre lui et la ligne de but. Un but marqué sur hors-jeu ne peut être validé.

libéro (n.m.). Joueur de classe, arrière ou milieu de terrain qui, libéré des tâches classiques de marquage sur l'adversaire, peut colmater les brèches en défense selon les nécessités. En attaque, il peut également faire la différence.

main (n.f.). Dans ce jeu de manchots, seul le gardien peut se servir des siennes dans sa surface depuis 1913. Moyennant quoi, leur utilisation dans la surface de réparation par un autre que lui, si elle est vue par l'arbitre, engendre un penalty. Dans le champ de jeu, une main volontaire pour interrompre une action adverse peut provoquer une expulsion.

penalty (n.m.). C'est un coup de pied de réparation sanctionnant une faute commise dans la surface de réparation (croc-en-jambe, main délibérée, adversaire retenu ou gêné). Il a été inventé en 1891 par l'Irlandais William Mc Crum. L'exécuteur se trouve seul face au gardien, à 11 mètres en face du centre des buts.

Catalogue 1927-1928 Williams & co. « Prix spéciaux aux sociétés sportives qui achètent les équipements pour leurs joueurs. ». Collection Laget

pont (n.m.). Le petit consiste à faire passer le ballon entre les jambes d'un adversaire ; le grand, plus subtil, consiste à glisser le ballon d'un côté de l'adversaire, et à le récupérer de l'autre.

protège-tibias (n.m.) ou jambières. Cnémides chez les guerriers grecs de l'Antiquité, il a été réinventé en 1874 par l'international anglais Sam Weller Widdowson. Cet engin protecteur, en plastique longtemps renforcé de baguettes en osier, est nécessaire pour éviter les accidents graves lors des chocs.

tacle (n.m.). Action de s'emparer, avec le pied ou la semelle, du ballon dans les pieds de l'adversaire, sans risquer de le blesser. S'il est violent et fait par derrière, le tacle pourra provoquer l'expulsion de son auteur.

verrou (n.m.). Cette tactique défensive, imaginée par l'entraîneur viennois Karl Rappan dans les années 1930, s'appuie sur 4 défenseurs, 2 intermédiaires, 4 avants.

WM. Cette tactique inventée par l'Anglais Herbert Chapman s'articule sur le M en défense : 3 défenseurs, 2 demi-ailes ; sur le W en attaque : 2 inters, 3 avants de pointe.