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Victor Hugo / Liberté
 

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Le mot résonne partout. On va, j’exagère à peine, de la devise de la république au «laissez faire laissez passer» des économistes libéraux. Il arrive cependant que ce terme à peu près inutilisable prenne des tonalités cuivrées. On ne s’attend peut-être pas, en 1834, dans un carnet de voyage, à trouver cet aphorisme :
Napoléon a fait la France. C’est à la France de faire sa liberté. Il a fait la femme, que la femme fasse l’enfant.
On pourrait se dire que cette liberté-là est celle que prônait Chateaubriand, mais l’hypothèse ne paraît pas recevable. Sous la monarchie de juillet, le sens du terme n’était pas le même que sous Charles X. En 1834, il est assez difficile de cerner la zone d’ombre que la liberté, selon Hugo, est censée éclairer. Il ne s’agit pas de faire la révolution, et encore moins de rétablir la république. La liberté de la presse ? Il y a là, je pense, un excellent exemple d’un sens qui se cherche, et qui se trouvera plus tard. D’ici-là, ce n’est qu’un mot d’auteur.