Commune
Hugo a des sympathies a priori pour ces gens qui refusent Thiers et la
dictature de lAssemblée versaillaise. Il aime mieux les républicains
un peu fous que les royalistes qui sabritent sous les culottes de peau
de généraux dont il sait que la plupart dentre eux sont
toujours prêts à mater les manifestations. Mais il a horreur de
ce quil appelait autrefois lanarchie, et de cette barbarie qui saffiche.
Il ne veut pas que lon tue, par une espèce daveuglement furieux
qui est la négation du progrès, les bourgeois et les curés
que lon a pris en otages. Il ne veut pas du drapeau noir. Il na
pas de mots assez durs pour ces fanatiques qui font reculer la république,
et qui confortent la réaction par leurs décisions irresponsables.
Il ne veut pas sembrigader. Mais il est une fois encore, du parti des
vaincus. Et il le paye par un surcroît dexil. Pose ? Peut-être.
Mais on peut préférer cette pose-là, lorsquelle manifeste
une conviction et que limage nest pas floue.