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La nouvelle médecine française / Une médecine électronique
 

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Pharmacopée

Aucune des techniques de laboratoire utilisées dans la première moitié du siècle ne subsiste. Les concentrations des substances normales ou pathologiques présentes dans l'organisme ne sont plus évaluées par des flacons verseurs et des lectures visuelles, mais par des machines électroniques qui apprécient, regardent, comptent et enregistrent. Les globules du sang, blancs ou rouges, ne sont plus dénombrés au microscope, un appareil a désormais remplacé les laborantines. Les auto-analyseurs ont détrôné la biochimie clinique.

La pharmacopée, qui s'était perfectionnée au cours du XIXe siècle grâce à la chimie analytique puis la chimie de synthèse, ne se renouvelle plus qu'après des essais, des études et des dosages minutieusement étudiés pendant des années sur plusieurs espèces animales, puis sur l'homme sain ou malade. La pharmacologie et la pharmacognosie étaient ignorées de nos prédécesseurs.

La complexité de la mise au point de nouvelles molécules thérapeutiques - on en évalue l'efficacité, les indications et les méfaits éventuels - devient si coûteuse que les structures de l'industrie pharmaceutique, ses types de commercialisation et de distribution, ont été bouleversés en quelques décennies. Les « préparations magistrales » ne sont plus composées dans les officines pharmaceutiques, seules y sont vendues des spécialités rigoureusement identifiées par des procédures administratives nationales et internationales. Des dénominations brevetées ont remplacé les baumes et les élixirs fabriqués par de petites entreprises familiales.