D'Athènes à Athènes, les 100 dates Françaises des Jeux
Après cent huit ans de slalom à travers les continents, les Jeux olympiques rénovés par le baron de Coubertin reviennent à Athènes en 2004. Ils ont pris du poids, du soffle, et gagné, mieux que de l’audience, une saga. Pour les survoler, voici cent dates clés de la relation particulière existant entre la France et les Jeux.
1832 (7 février). Grenoble. Au petit séminaire, au Rondeau, Mathieu Frédéric de Glandage et Michel Nicolas de Beaumont gagnent les courses des «Jeux de la première promenade olympique». En 1846, c’est Henri Didon, du Touvet, le futur inventeur de la devise olympique, qui sera couronné.
1863 (1er janvier). Paris. Naissance de Pierre de Coubertin.
1892 (25 novembre). Paris. Lors de la réunion du cinquième anniversaire de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (Usfsa), le baron de Coubertin fait part de sa décision de rétablir les Jeux dans une forme moderne.
1894 (16 juin). Paris. Ouverture dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, garni de deux mille invités, du premier congrès olympique. Objet: le rétablissement des Jeux olympiques.
1894 (23 juin). Paris. Clôture du congrès. Coubertin proclame sa décision de rétablir les Jeux. Le Comité international olympique (Cio) sera présidé par le Grec Démétrios Bikélas.
1896 (6 avril). Athènes. Deuxième du triple saut avec 12,70m, Alexandre TuVère est le premier médaillé olympique français de l’histoire.
1896 (7 avril). Athènes. Escrime. Eugène-Henri Gravelotte, un étudiant de vingt ans, devient, au fleuret amateurs, le premier champion olympique français de l’histoire.
1896 (10 avril). Athènes. Athlétisme. L’Américain Thomas Curtis gagne la finale du 110m haies en 17,6s, mais, curiosité, Frantz Reichel, envoyé spécial du Vélo, a disputé les éliminatoires de la spécialité.
1896 (11 avril). Athènes. Cyclisme. Le sprinter Paul Masson décroche sur piste trois titres le même jour.
1896 (15 avril). Athènes. Clôture des premiers Jeux olympiques de l’ère moderne. Le baron de Coubertin succède à la présidence du Cio à Bikélas. Il en tiendra les leviers jusqu’en 1925.
1897 (23 juillet). Ouverture au Havre du congrès olympique de la 3‰ session du Cio (première à Paris en 1894, et deuxième à Athènes en 1896). Le thème: «Pédagogie, hygiène et sport».
1900 (13 mars). Décès du père Didon (1840-1900), auteur de la devise olympique «Citius, altius, fortius», «Plus vite, plus haut, plus fort».
1900 (29 mai au 2 juin). Paris. Sports équestres. Place de Breteuil se déroulent les concours de saut en largeur, en hauteur ou d’obstacles du Concours hippique international organisé dans le cadre de l’Exposition universelle.
1900 (19 juillet). Paris. Athlétisme. Sous une chaleur caniculaire, le «marathon des fortifs» comptant pour les Jeux olympiques phagocytés par l’Exposition universelle, voit la victoire facile de Michel Théato, de Saint-Mandé.
1900 (11, 12, 13, et 19 août). Paris. Natation. Sur le plan d’eau de Courbevoie à Asnières, sur la Seine, les concours de natation de l’Exposition universelle voient un récital des nageurs allemands, australiens ou britanniques. Dans le concours de plongeon «au plus long trajet sous l’eau», un certain Devendeville sauve l’honneur tricolore en parcourant 60 mètres en 1 min 8,4s.
1900 (14 et 28 octobre). Paris. Football-rugby. Sur la pelouse du vélodrome de Vincennes, l’équipe de France, dirigée par J. Olivier, devient championne olympique après avoir dominé une équipe allemande et une équipe anglaise.
1908 (18 juillet). Londres. Cyclisme. Dans le 100 km sur piste, Octave Lapize, futur vainqueur du Tour en 1910, termine 3‰.
1908 (20 juillet). Décès de Démétrios Bikélas, le premier président du Cio (1894-1896).
1908 (21 et 23 juillet). Londres. Athlétisme. L’athlète complet Géo André termine 2‰ ex aequo du saut en hauteur avec élan en réussissant 1,88m, puis 5‰ du saut en hauteur sans élan, avec 1,47m.
1908 (21 octobre). Paris. Football-rugby. À l’initiative du Stade français, et par crainte du ridicule, l’Usfsa décide de ne pas envoyer d’équipe pour cette discipline aux Jeux de Londres.
1908 (22 octobre). Londres. Football. L’Usfsa aurait aussi bien fait de ne pas envoyer d’équipe de football association: les hommes de Bayrou sont ridicules devant les Danois, et encaissent le plus gros carton de leur histoire: 17-1.
1912 (12 mai). Stockholm. Tennis. Sur courts couverts, André Gobert est champion olympique.
1912 (28 juin). Paris. Escrime. «En présence des procédés inexplicables autant qu’irréguliers du Comité olympique suédois», la Fédération française d’escrime préfère renoncer aux Jeux.
1912 (4 juillet). Stockholm. Tennis. Marguerite Broquedis devient championne olympique en plein air.
1912 (6 juillet). Stockholm. L’athlète Raoul Simonpaoli est le premier porteur oYciel d’un drapeau tricolore lors d’un défilé d’ouverture.
1912 (10 juillet). Stockholm. Athlétisme. Après un duel épique avec le Finlandais Hannes Kolehmainen, le Marseillais Jean Bouin est battu sur le fil du 5000m.
1912 (22 juillet). Stockholm. Voile. En 6 mètres, les frères Thubé (Amédée, Gaston et Jacques) donnent la leçon aux Scandinaves, chez eux.
1912 (23 août). Stockholm. Water-polo. L’équipe de France, qui s’était préparée aux bains Deligny, se fait sortir au premier tour. Dans ses rangs figure le futur écrivain-cinéaste Henri Decoin.
1914 (5 avril). Alexandrie. À l’occasion des Jeux panégyptiens, le drapeau olympique est hissé pour la première fois.
1920 (14 août). Anvers. Deux innovations: l’apparition oYcielle du drapeau olympique, et le premier serment, prêté par l’escrimeur belge Victor Boin.
1920 (17 août). Anvers. Athlétisme. Sur 5000m, le Limousin Joseph Guillemot prend le meilleur sur le Finlandais Paavo Nurmi, et venge Bouin.
1920 (23 août). Anvers. Tennis. Suzanne Lenglen est championne olympique en simple et en double mixte (associée à Max Decugis).
1924 (25 janvier). Chamonix. Ouverture de la première Semaine internationale des sports d’hiver, qui deviendra en 1926 les premiers Jeux olympiques d’hiver.
1924 (18 mai). Paris. Rugby. À l’issue d’un match très violent, les joueurs américains deviennent champions olympiques aux dépens des Français (notamment Jauréguy et Cassayet).
1924 (5 juillet). Paris. À Colombes, devant 40000 spectateurs, dont le président Gaston Doumergue, Géo André, le porte-drapeau de l’équipe de France, prête le serment olympique (pour l’ouverture oYcielle, certaines épreuves ayant déjà commencé).
1924 (20 juillet). Paris. Natation. Dans la piscine des Tourelles flambant neuve, l’équipe de France de water-polo, menée par Henri Padou, ne laisse aucune chance aux Belges (3-0). Mais les spectateurs ont été tellement enchantés par la partie qu’ils demandent que la Brabançonne soit jouée après la Marseillaise.
1924 (23 juillet). Paris. Haltérophilie. Chez les mi-lourds, Charles Rigoulot succède au palmarès à un autre Français, Ernest Cadine. La route pour devenir l’homme le plus fort du monde est ouverte.
1925 (28 mai). Le comte Henri de Baillet-Latour succède à Coubertin à la présidence du Cio. Le baron en devient président d’honneur.
1928 (28 juillet). Amsterdam. Pour protester contre le mauvais comportement d’un oYciel, l’équipe de France refuse de participer au défilé d’ouverture. Pierre Lewden prêtera donc, au nom de l’équipe de France, le serment en petit comité.
1928 (28 juillet). Amsterdam. Pour la première fois, une flamme va brûler pendant toute la durée des compétitions olympiques.
1928 (1er et 8 août). Amsterdam. Escrime. Lucien Gaudin réussit l’exploit de devenir champion olympique au fleuret puis à l’épée.
1928 (2 août). Amsterdam. Athlétisme. Sur 1500m, Jules Ladoumègue se fait surprendre par le Finlandais Larva. La médaille d’argent le consolera mal de sa déception.
1928 (9 août). Amsterdam. Voile. À bord de son 8 m, Virginie Hériot transcende son équipage et fait une nouvelle fois monter au mat ses chères couleurs de France.
1932 (3 août). Los Angeles. Lutte. Chez les légers, en lutte libre, Charles Pacôme montre qu’il n’excelle pas seulement au piano.
1932 (10 août). Los Angeles. Sports équestres. En dressage, Xavier Lesage sur Taine, Charles Marion sur Linon, et André Jousseaume sur Sorelta triomphent individuellement et collectivement.
1932 (12 août). Los Angeles. Voile. En monotype, victoire de Jacques Lebrun.
1936 (20 juillet). Pour la première fois, la flamme est allumée au soleil d’Olympie.
1936 (30 juillet). Berlin. Déjà porteur du drapeau tricolore lors des Jeux de 1932, le discobole Jules Noël a de nouveau cet honheur.
1936 (3 août). Berlin. Haltérophilie. Le poids mi-lourd stéphanois Louis Hostin, déjà vice-champion olympique en 1928 et champion olympique en 1932, fait retentir la première Marseillaise.
1936 (10 août). Berlin. Cyclisme. Vainqueur de la course sur route individuelle, Robert Charpentier enlève aussi le titre par équipes. Comme il était déjà membre de l’équipe de France de poursuite olympique couronnée sur piste, il réussit là un fabuleux triplé.
1936 (15 août). Berlin. Boxe. Jean Despeaux, chez les moyens, et Roger Michelot, chez les mi-lourds, témoignent de la vigueur retrouvée du pugilisme tricolore.
1937 (22 juin). Le baron de Coubertin est proclamé bourgeois d’honneur de la ville de Lausanne.
1937 (2 septembre). Décès, à Genève, du baron de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques.
1938 (26 mars). L’urne contenant le cœur de Coubertin est déposée dans la stèle érigée à Olympie.
1948 (2 février). Saint-Moritz. Ski alpin. Henri Oreiller gagne la descente des Jeux, et devient le premier champion olympique français des Jeux d’hiver.
1948 (30 juillet et 4 août). Londres. Athlétisme féminin. Micheline Ostermeyer s’impose au disque et au poids, devenant la première double championne olympique française.
1948 (30 juillet-4 août). Londres. L’écrivain-dramaturge André Obey publie dans le quotidien sportif L’Équipe, comme 24 ans plus tôt dans L’Auto, de somptueuses chroniques olympiques.
1948 (31 juillet et 4 août). Londres. Escrime. L’équipe de France de fleuret s’impose individuellement avec Jehan Buhan, et collectivement avec le même, épaulé par Christian d’Oriola, André Bonin, René Bougnol, Jean Lataste et Adrien Rommel.
1952 (19 juillet). Helsinki. Le décathlonien Ignace Heinrich porte le drapeau tricolore pour le défilé.
1952 (23 juillet). Helsinki. Aviron. En deux barré, Salles, Mercier et Malivoire s’imposent sans coup férir.
1952 (27 juillet). Helsinki. Canoë. En canoë canadien biplace, Turlier et Laudet sont champions olympiques sur 10000m.
1952 (30 juillet). Helsinki. Natation. Jean Boiteux triomphe dans le 400m nage libre, et son papa s’associe à sa joie en plongeant dans la piscine pour le rejoindre.
1952 (2 août). Helsinki. Cyclisme. Associé à Alfred Tonello et Claude Rouer, Jacques Anquetil, futur premier quintuple vainqueur du Tour de France, termine 3‰ de l’épreuve sur route par équipes.
1952 (3 août). Helsinki. Sports équestres. Sur Ali Baba, le cavalier d’origine catalane Pierre Jonquères d’Oriola remporte le concours de saut d’obstacles.
1956 (22 novembre). Melbourne. L’haltérophile Jean Debuf a le privilège de porter le drapeau tricolore lors de la cérémonie d’ouverture.
1956 (1er décembre). Melbourne. Athlétisme. Alain Mimoun s’impose dans le marathon, comme Boughera El Ouafi en 1928, et Michel Théato en 1900… Tous les 28 ans.
1959 (1er décembre). Inauguration à la Sorbonne de la plaque commémorant l’annonce de la renaissance des Jeux proclamée au même endroit en 1894.
1960 (22 février). Squaw Valley. Ski alpin. Jean Vuarnet adopte la position de l’œuf et rejoint Henri Oreiller sur les tablettes de la descente olympique.
1960 (3 septembre). Rome. Athlétisme. Sur 200m, le sprinter français d’origine sénégalaise Abdoulaye Seye est médaille de bronze.
1960 (6 septembre). Rome. Athlétisme. L’Australien Herb Elliott est intouchable sur 1500m, mais Michel Jazy, médaille d’argent, est un dauphin qui donne bien des promesses.
1960 (11 septembre). Rome. Athlétisme. L’Éthiopien Abebe Bikila gagne le marathon olympique. Surprise, ce soldat de la garde du Négus court pieds nus!
1963 (6 mai). Décès de la baronne de Coubertin, née Marie Rothan.
1964 (24 octobre). Tokyo. Sports équestres. Comme en 1952, Pierre Jonquères d’Oriola gagne l’épreuve de saut d’obstacles avec Lutteur B. Ce sera in extremis la seule médaille d’or française.
1966 (7 novembre). Paris. Palais de l’Élysée. C’est sous les ors de la République que le général de Gaulle remet les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à MM. Anquetil, Calmat, Crauste, Delecour, Périllat et Jazy. Par ailleurs, il distingue avec l’ordre national du Mérite treize autres champions, dont Killy, Bambuck et Morelon. Le sport et ses champions sont vraiment des composantes de la nation.
1968 (6 février). Grenoble. Le général de Gaulle, président de la République, déclare ouverts les x‰ Jeux olympiques d’hiver.
1968 (18 février). Grenoble. Ski alpin. En gagnant le slalom spécial, après le géant et la descente, Jean-Claude Killy réussit un triplé qui lui permet de rejoindre Toni Sailer dans les annales.
1968 (12 octobre). Mexico. L’honneur de porter le drapeau tricolore pour la cérémonie d’ouverture revient à la nageuse Christine Caron.
1968 (16 octobre). Mexico. Athlétisme féminin. Sur 400m, Colette Besson crée, en 52,3s, une sensationnelle surprise, en s’imposant après une dernière ligne droite explosive.
1968 (17, 18, 19, 20 octobre). Mexico. Cyclisme. En quatre jours, les pistards Daniel Morelon (2), Daniel Rebillard (1) et Pierre Trentin (2) raflent les médailles d’or tant en vitesse que sur le kilomètre en tandem ou en poursuite individuelle.
1968 (21 octobre). Mexico. Sports équestres. En concours complet, dans des conditions infernales, l’adjudant-chef Jean-Jacques Guyon réussit à conduire à la victoire son cheval Pitou.
1972 (26 août). Munich. L’escrimeur Jean-Claude Magnan porte le drapeau tricolore lors du défilé d’ouverture.
1972 (2 septembre). Munich. Cyclisme. Sur piste, le sprinter Daniel Morelon conserve le titre acquis à Mexico en 1968.
1976 (17 juillet). Montréal. C’est le sprinter cycliste Daniel Morelon qui porte le drapeau français lors du défilé d’ouverture.
1976 (28 juillet). Montréal. Athlétisme. Sur 110m haies, Guy Drut, déjà médaille d’argent à Munich en 1972, devient champion olympique. Son temps: 13,3s.
1980 (26 et 27 juillet). Moscou. Escrime. Chez les dames (Boeri-Bégard, Latrille-Gaudin, Trinquet…) et chez les hommes (Boscherie, Flament, Pietruszka…), les fleurettistes français sont champions olympiques, comme les sabreurs (Boisse, Gardas, Riboud).
1984 (8 août). Los Angeles. Athlétisme. En finale du saut à la perche, Pierre Quinon décroche la médaille d’or en réussissant 5,75m, et Thierry Vigneron, celle de bronze, avec 5,60m.
1984 (8 août). Los Angeles. Football. En battant les Brésiliens en finale (2-0; buts de Brisson et Xuereb), l’équipe de France de football, commandée par le gardien de but Albert Rust et entraînée par Henri Michel, devient championne olympique devant cent mille spectateurs.
1988 (21 février). Calgary. Ski alpin. Frank Piccard devient champion olympique de super-géant.
1988 (23 septembre). Séoul. Escrime. Au sabre, Jean-François Lamour conserve le titre conquis à Los Angeles en 1984.
1988 (2 octobre). Séoul. Sports équestres. Vingt-quatre ans après Pierre Jonquères d’Oriola à Tokyo, Pierre Durand devient champion olympique de saut d’obstacles avec Jappeloup.
1992 (8 février). Albertville. François Mitterrand, président de la République, déclare ouverts les Jeux d’hiver. La cérémonie d’ouverture, suivie par 2 milliards de téléspectateurs, voit Michel Platini porter la flamme, et les 3000 danseurs de Philippe Decouflé donner le frisson aux 35000 spectateurs présents.
1992 (3 août). Barcelone. Tir à l’arc. À vingt ans, Sébastien Flute est champion olympique d’une discipline qui ne souriait plus aux Français depuis la Belle Époque.
1992 (5 août). Barcelone. Athlétisme féminin. Vingt-quatre ans après Colette Besson, Marie-José Pérec devient championne olympique du 400m (48,83s).
1996 (19 juillet). Atlanta. Marie-José Pérec est le porte-drapeau de l’équipe de France lors de la cérémonie d’ouverture.
1996 (21 juillet). Atlanta. Cyclisme féminin. À 37 ans, Jeannie Longo devient championne olympique sur route, eVaçant magistralement ses échecs de 1984, 1988 et 1992.
1996 (22 et 24 juillet). Atlanta. Escrime. L’épée féminine fait à peine son apparition au programme olympique que Laura Flessel décroche les titres individuel et collectif avec l’équipe de France. On la surnomme «la guêpe».
1996 (29 juillet, 1er août). Atlanta. Athlétisme féminin. Après avoir conservé son titre olympique sur 400m (48,25s), Marie-José Pérec s’impose aussi sur 200m (22,12s). Du jamais vu. Huit courses en sept jours pour réussir l’exploit.
1996 (6 septembre). Paris. Palais de l’Élysée. Le président Jacques Chirac remet la Légion d’honneur à vingt et un champions olympiques d’Atlanta.
2000 (15 septembre). Sydney. Lors de la cérémonie d’ouverture, c’est David Douillet qui est le porteur du drapeau français.
2000 (16 et 20 septembre). Sydney. Cyclisme. La sprinteuse vendéenne Félicia Ballanger s’impose sur 500m, mais aussi en vitesse.
2000 (23 septembre). Sydney. Judo. Chez les lourds, David Douillet conserve son titre. Il devient le plus grand judoka de tous les temps.
2000 (30 septembre). Sydney. Boxe. En devenant champion olympique des moins de 48kg, le Berjallien Brahim Asloum renoue le fil des victoires françaises en boxe, qui s’était brisé après les Jeux de Berlin en 1936.
2002 (24 février). Salt Lake City. La France réussit aux États-Unis sa meilleure moisson olympique hivernale, avec 11 médailles, dont 4 d’or (Blanc, Montillet, Vidal et Annisina-Peizerat).