Archéologie

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Cinquante ans de philosophie française - Traverses  
 

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Cette troisième exposition se propose d’évoquer des courants, des domaines ou des individualités qui ne se prêtaient pas au découpage chronologique choisi par nous pour les deux premières expositions. Il s’agit tout d’abord de la philosophie des sciences, incarnée durant tout ce demi-siècle (et déjà avant-guerre) par ce qu’on a appelé l’«école d’épistémologie française». Il s’agit également de rendre compte des connexions fortes et souvent sous-estimées entre la recherche philosophique et la religion: plus précisément, il nous a semblé indispensable de faire le point, sur cette période, entre la pensée philosophique et la pensée issue des trois monothéismes en revenant ainsi sur ce qui semble bien avoir été d’une manière dominante le refoulé des années cinquante, du côté de l’existentialisme comme du côté de la vulgate marxiste. Il faudra d’ailleurs se demander ce qui, dans les années 60-70, aura fait bouger ce blocage: est-ce un hasard, par exemple, si certains de ceux que nous avons rencontrés dans le grand élan politico-mystique de Mai 68 ont voulu réenraciner leur réflexion dans une proximité métaphysique avec la théologie, voire ouvertement dans un engagement confessionnel? Enfin, il nous a semblé juste de réserver une place à quelques personnalités qu’il était impossible de rattacher à un courant ou à un moment du débat philosophique et qui figurent ici en raison de leur rôle fécond de «passeurs», de leur obstiné travail d’historiens érudits de la philosophie, ou de la singularité d’une pensée étrangère aux modes, de Jean Wahl à François Chatelet en passant par Jankélévitch, Nabert, Alquié et Gueroult.