Livres à lire et à regarder
Après léreintement des Portes de la nuit (1946) par la
critique et le succès de Paroles la même année, Prévert,
sans renoncer au cinéma, pour lequel il continuera à écrire
jusque dans les années soixante, privilégie son activité
décrivain et de poète (même sil naimait guère ce
mot, trop limitatif à son goût). À partir de 1949, la maison
de son éditeur, René Bertelé, connaît des difficultés
financières. Racheté par les éditions Gallimard, Le Point
du Jour en devient une collection, et Bertelé le directeur de celle-ci.
Prévert lui confie la plupart de ses recueils : Spectacle (1951),
La Pluie et le Beau Temps (1955), Histoires et dautres histoires
(1963), Fatras (1966), «avec cinquante-sept images composées
par lauteur», Choses et autres (1972). Mais parallèlement,
il publie ailleurs des livres qui associent ses textes à des images dautres
artistes (photographies, uvres de ses amis peintres) : à la Guilde
du livre, Grand Bal du printemps (1951) et Charmes de Londres
(1952) avec des photographies dIzis; chez Maeght, Joan Miró (1956)
avec des reproductions de Miró, Varengeville (1968) avec des reproductions
de Braque, Fêtes (1971) avec des reproductions de Calder; chez Muggiani,
Portraits de Picasso (1959) avec des photographies dAndré Villers;
chez Berggruen, Diurnes, avec des interprétations photographiques
par André Villers de découpages réalisés par Picasso...
Chez Skira il fait paraître, en 1970, Imaginaires, avec des reproductions en couleurs de ses collages. Même quand il nécrit pas pour le cinéma, il donne très souvent à voir, que ce soit par labondance des métaphores et comparaisons insolites ou par sa manière de raconter des histoires en une succession dimages qui sapparente aux plans dun film. | ||||
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