Partenaire du
Mois du Documentaire, Culturesfrance coordonne le volet international de la manifestation, initié par Images en Bibliothèques.
Le Mois du Film Documentaire réunit des centaines de lieux culturels dans toutes les régions de France, dans les DOM-TOM et à l’étranger.
Chaque année, les bibliothèques, salles de cinéma, associations et autres espaces de projections possibles sont investis par la volonté de rendre visible la richesse du cinéma documentaire.
Le Département Cinéma de Culturesfrance invite le réseau culturel français à l’étranger et ses partenaires à faire écho à cette manifestation en programmant des films documentaires.
Cette année, 3 programmes au choix : GRAND ECRAN, FILMER L’AUTRE et SEANCE PREMIERS FILMS. À travers ces films se tissent des points de vue singuliers sur le monde.
GRAND ECRAN
3 longs métrages documentaires sortis en salles.
Copies 35mm en version française, sous titres anglais, espagnol
Les Plages d’Agnès de Agnès Varda (2008, 110’)
En revenant sur les plages qui ont marqué sa vie, la cinéaste Agnès Varda invente une forme d’autodocumentaire et se met en scène au milieu d’extraits de ses films, d’images et de reportages.
Rachel de Simone Bitton (2009, 100’)
Rachel Corrie croyait que sa nationalité américaine suffirait pour faire d’elle un bouclier humain efficace. Le 16 mars 2003, elle fut écrasée par un bulldozer dans la bande de Gaza. Au-delà de l’enquête sur sa mort, le film est une méditation sur la jeunesse, la guerre, l’idéalisme et l’engagement politique.
Z 32 de Avi Mograbi (2009, 90’)
Un ex-soldat israélien a participé à une mission de représailles provoquant la mort de policiers palestiniens. Il témoigne volontairement devant la caméra tant que son identité n'est pas dévoilée. Le cinéaste, tout en inventant un dispositif adéquat, interroge sa propre conduite politique et artistique.
FILMER L’AUTRE
5 DVD unitaires en version française, sous-titres anglais, espagnol
Armando et la politique de Chiara Malta (2008, 75’ - Bourse Louis Lumière)
Une comédie documentaire en forme d'enquête familiale : pourquoi le père de la réalisatrice, farouche socialiste, a-t-il voté pour Berlusconi ? Personne ne voulant se rappeler cette période, elle va devoir faire preuve de ténacité et d'imagination pour atteindre son but.
Ecchymoses de Fleur Albert (2008, 100’, prix Louis Marcorelles, Cinéma du Réel 2009)
Chronique des maux de l’adolescence dans le théâtre de l’infirmerie d’un lycée du Jura. Le fleuve tranquille de l’année scolaire, au fond d’une campagne verdoyante, se transforme vite en un torrent de tourments, de peurs et de souffrances où surgit le vrai visage de la jeunesse.
Elie et nous de Sophie Bredier (2010, 69’)
Ancien déporté des camps, Elie s’est fait enlever en 1956 le tatouage de son matricule, un bout de peau gardé précieusement avec lui. La perte de ce « parchemin » va bouleverser sa vie : comment transmettre son histoire à ses enfants sans cette preuve ?
Nénette de Nicolas Philibert (2010, 70’)
Nénette vient d’avoir 40 ans. Pensionnaire à la ménagerie du Jardin des Plantes, cet orang-outan est la vedette incontestée des lieux ; elle voit, chaque jour, des centaines de visiteurs défiler devant sa cage. Naturellement, chacun y va de son petit commentaire.
Une épine dans le cœur de Michel Gondry (2009, 86’)
De 1952 à 1986, Suzette a sillonné les écoles des Cévennes en tant qu’institutrice. Devant la caméra de son neveu, Michel Gondry, elle raconte ses aventures quotidiennes et lui permet ainsi de découvrir une réalité familiale méconnue.
SEANCE PREMIERS FILMS
Prix Louis Marcorelles, Cinéma du Réel 2010
1 DVD VO sous titres français, anglais, espagnol, portugais
Port of Memory de Kamal Aljafari (2009, 63’)
A l’intérieur de Jaffa la Palestinienne, le temps est suspendu, enfermant les habitants résignés, écrasés par la fatalité, quoi qu’ils en disent, comme si la répétition au ralenti des gestes quotidiens était le seul moyen de retarder l’inéluctable.
Atlantiques de Mati Diop (2009, 16’)
Le mirage d’une Europe, ombre décharnée d’un Eldorado qui n’en est pas un. Que ce soit l’adieu à ses amis ou le récit de sa première traversée, la nuit enveloppe celui qui veut repartir, tant survivre au Sénégal est devenu une chose impossible.
Le dernier voyage de Maryse Lucas de Artus de Lavilléon et David Ledoux (2009, 25’)
Artus et David sont partis en vélo sur les routes de France pour aller répandre les cendres des Maryse Lucas dans son village natal.
Peau neuve de Clara Elalouf (2009, 13’)
Aujourd’hui, beaucoup d’hommes et de femmes poussent la porte des bains douches municipaux. Certains par nécessité, ceux-là n’ont pas de douche chez eux. Et puis d’autres, qui ont une douche, préfèrent venir se laver dans cet endroit public.
Paul de Cécile Rousset (2004, 7’20)
Paul a été mon voisin pendant 15 ans. Il est comédien ; il a aujourd’hui 83 ans. Je l’ai enregistré me racontant sa vie, puis j’ai ajusté prises de sons réels et images animées vers un portrait proche de ce qu’est pour moi cet homme.
Plastic and glass de Tessa Joosse (2009, 9’)
Dans une usine de recyclage dans le nord de la France, les ouvriers se regroupent pour chanter en chœur, et même les camions les rejoignent et en font presque un ballet.
Du soleil en hiver de Samuel Collardey (2005, 17’)
Michel, éleveur en Franche-Comté, profite du calme de l’hiver pour passer du temps avec son apprenti Francis. Une solide amitié va les lier.
Les cinq films courts qui composent ce
programme se situent dans un entre-deux. Documentaires empruntant les codes de la fiction, s’'introduisant volontiers dans le cinéma d’animation, la comédie musicale ou la performance, ces œoeuvres entament un peu plus les frontières déjà ébranlées du cinéma contemporain. Elles avancent sur un terrain fertile, ouvrent de nouveaux horizons et donnent à voir le monde qui nous entoure.
Cinq films, cinq dispositifs singuliers qui agissent comme un révélateur pour mieux saisir la réalité, s'’intéresser à ce(ux) que l’'on ne voit pas ou ne voit plus. Ces portraits pudiques, graves et légers, mêlant l’'intime et le collectif, racontent des parcours de vie multiples et dévoilent, en creux, le regard et la sensibilité de jeunes cinéastes.