Les artistes contemporains thaïlandais prennent part à la Nuit blanche parisienne. Une manifestation gratuite, festive, qui rassemble les parisiens des plus branchés aux plus curieux, pour un voyage nocturne dans l’univers des artistes contemporains venus du monde entier.
Surasi Kusolwong présente sa nouvelle installation "Beer Lamps (if you make a revolution, make it for fun)" au stade Carpentier qu’il transforme en une immense piste de danse, animée par un DJ, éclairée par des phares de voitures sans roues et “customisées”, stationnées au bord du terrain, couvertes de filets, qui serviront également au repos des visiteurs. Des vidéos de l’artiste seront diffusées sur un écran géant. Installés au bord du "dancefloor", une échoppe vendant de la bière et un atelier dans lequel l’artiste transformera les bouteilles de bière vidées en lampes permettront peu à peu de créer une grande et féerique installation…
L’artiste Navin Rawanchaikul propose quant à lui, "Les Navins de Bollywood". Se réappropriant l’univers des comédies musicales de Bollywood, "Les Navins de Bollywood" relatent la recherche de ses homonymes aux quatre coins du monde.
Au Passage de Retz, Arin Rungjang présentera deux œuvres "in situ Big Moon" et "Water Fall". Il s’agit d’une lune factice juchée sur la corniche d’un bâtiment en fond de cour tandis qu’en premier plan une chute d’eau accueille le visiteur pour lui offrir un total dépaysement. La lune et l’eau font ainsi le lien entre deux cultures, une contemplative et portée vers le spirituel et l’autre façonnée par la tradition conceptuelle.
La juxtaposition de ces deux installations pose astucieusement au spectateur parisien la question de l’écart culturel entre l’Occident et l’Asie. Arin Rungjang est représentatif de cette nouvelle génération qui a pris le parti du poétique sans pour autant délaisser l'engagement identitaire et social.
La Maison Européenne de la Photographie reçoit pendant trois jours les artistes représentatifs de la jeune création vidéo thaïlandaise autour de trois genres : le court métrage, le film expérimental et le film documentaire qui traitent du “tsunami”.
Trois vidéastes et performers thaïlandais sont invités à présenter leurs travaux, lors de cette séance présentée par Apinan Poshyananda, commissaire du Pavillon thaïlandais à la Biennale de Venise, 2005 et directeur général de l'Office of Contemporary Arts and Culture au Ministère de la Culture en Thaïlande dans le cadre de la collection "Nouveaux Médias du Musée national d’Art contemporain".
Ils rendront compte d'une scène indépendante en plein essor bien que peu connue en France, même si au cours de la dernière décennie leur travail a été montré dans un grand nombre de manifestations internationales. Parallèlement à l'héritage d'une culture traditionnelle forte liée à l'identité nationale, ces artistes développent des pratiques actuelles : vidéos, performances, installations audiovisuelles et interactives.
Plusieurs artistes thaïlandais sont accueillis par la Mairie du 6e arrondissement qui présente également "Le Village Thaï" place Saint-Sulpice. L’occasion de découvrir un panorama de la création contemporaine avec : Montri Toemsombat, Pinnaree Sanpitak, Araya Rasjarmreansook, Soi-Project : Porntaweesak Rimsakul, Montien Boonma, Sutee unavichayanont, Wisut Ponnimit, Thaweesak Srithongdee, Wit Pimkanchanapong, Peeraphat Kittisuwat.
Au cours de cette soirée, après la dixième "Nuit Tropicale" du mois d’août, une sélection de films de réalisateurs thaïlandais sera projetée :
- « Adventure of Iron Pussy » de Apichatipong Weerasethakul et Michael Shaowanasai
- « Top Secret » de Thatthep Thongthab
- « Garuda » de Monthon Arayangkoon