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Humanités numériques

Publication d’une étude consacrée aux humanités numériques, soutien à la participation de chercheurs français à la conférence Digital Humanities 2014 de Lausanne, table ronde au Salon du livre, rencontres et débats dans le réseau culturel : l'Institut français investit le champ stratégique des « humanités numériques ».
 
Si, voici quelques années, il pouvait paraître étrange d'associer le numérique aux humanités, le monde scientifique voit aujourd'hui collaborer informaticiens et sociologues, ingénieurs et spécialistes de littérature. Ces alliances inédites renouvellent profondément les formes, les rythmes et la circulation des sciences humaines.
 
 

Comprendre une révolution scientifique

Faire le point sur cette mutation en cours, mesurer la part que peut y prendre la recherche française : tel est le double enjeu de l'étude sur les Humanités numériques aujourd'hui publiée par l'Institut français.
 
Réalisée par Marin Dacos et Pierre Mounier, animateurs du Centre pour l'édition électronique ouverte (acteur majeur en France dans ce domaine à travers le portail Open Edition, palette d'instruments bien connue des chercheurs), Humanités numériques – État des lieux et positionnement de la recherche française dans le contexte international trace les contours d'un champ en pleine expansion.
 
Qu'il s'agisse de publier en ligne de vastes fonds d'archives, d'analyser en direct l'impact des réseaux sociaux sur les mobilisations militantes ou de mettre au travail une communauté d'internautes sur des pans entiers du patrimoine culturel, le tournant numérique concerne aujourd'hui tous les secteurs de la recherche sur la société, les œuvres et la culture : l'étude ici publiée éclaire de manière précise et accessible cette transformation globale.
 
 
Extrait

« À n’en pas douter, une révolution est en cours. Et cette révolution est globale. Car parallèlement à la révolution numérique, ou peut-être en partie à cause d’elle, le monde de la recherche se déploie désormais dans un environnement qui dépasse de loin les frontières nationales. Les idées, les publications, maintenant dématérialisées, mais aussi les chercheurs et les étudiants, circulent autour de la planète en flux toujours plus étendus et rapides ; et ce, quelle que soit la discipline ou l’objet d’étude considéré.
Dans ce nouveau contexte, la recherche française – et de langue française – est soumis à des influences plus diverses et plus puissantes qu’autrefois ; mais elle a aussi l’opportunité d’exercer toute son influence dans la nouvelle République des Lettres, dont les contours ne se dessinent plus aux frontières de l’hexagone, ni même le long des voies de communication qui relient les grandes capitales européennes, comme au XVIIIe siècle, mais désormais de manière réellement globalisée, à l’échelle de la planète entière. »

Marin Dacos et Pierre Mounier, Humanités numériques – État des lieux et positionnement de la recherche française dans le contexte international (préface de Xavier Darcos), p. 6.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Accompagner les chercheurs français

Pour ne pas en rester aux « digital humanities » et faire émerger de véritables « humanités numériques », il faut soutenir la participation française à cette communauté scientifique en plein bouleversement. Dans ce but, et à l'occasion de la publication de cette étude, l'Institut français lance une initiative, visant à permettre à de jeunes chercheurs et ingénieurs français de participer à la conférence Digital Humanities 2014.
 
Cette conférence, qui se tient au mois de juillet à Lausanne, verra notamment le lancement de l'association francophone pour les humanités numériques, Humanistica : s'associer à ce lancement est pour l'Institut français une manière d'affirmer l'enjeu stratégique que constitue aujourd'hui le positionnement de la France dans le nouvel âge numérique.
 
 

Un débat au Salon du livre de Paris

De cet enjeu global, il a été largement question lors du débat consacré aux humanités numériques, lors du Salon du livre de Paris, le 21 mars 2014, sur le stand de l'Institut français) : animée par Xavier de la Porte, producteur de l'émission Place de la Toile sur France-Culture, cette table-ronde a réuni Pierre Mounier, Michel Wieviorka (Fondation Maison des Sciences de l'Homme) et Alexandre Gefen (fabula.org).
 
 
 
 

Des rendez-vous dans le réseau culturel

L''Institut français soutient en 2014 de nombreuses actions initiées par le réseau culturel français :
 
  • le colloque sur les humanités numériques organisé à Madrid par l'Institut français d'Espagne dans le cadre des rencontres consacrées en Espagne aux « nouveaux champs de la création numérique », en collaboration avec la Société internationale des humanités numériques espagnoles et l'Institut français à Paris : il fait intervenir des spécialistes français et espagnols de la question dans l’objectif de construire une véritable collaboration autour d'un projet commun de création d’« humanités » touchant la relation franco-espagnole ;
 
  • une masterclass pour des doctorants en sciences humaines et sociales du Proche-Orient, organisée par l'Institut français du Liban en partenariat avec l’université Sorbonne-nouvelle et l’Agence Universitaire de la francophonie du 18 au 20 juin 2014. Les doctorants sont invités à rendre compte de leurs interrogations sur la place de la dimension numérique dans leur travail de recherche, et les directeurs de recherche à s'interroger sur le rôle de l'encadrant à l'ère digitale. Un séminaire public avec, en alternance, tables rondes et communications, traite de la production et de la diffusion des savoirs dans l’environnement numérique dans le champ particulier des sciences humaines et sociales. Voir l'article de L'Orient le Jour.
 
La promotion des humanités numériques s'inscrit dans la mission Idées et savoirs de l'Institut français.