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Découvrez les lauréats Visas pour la création 2018 !

Musique, danse , théâtre : découvrez les lauréats du programme de résidence Visas pour la création 2018.

Lauréate musique : ADJO’A SIKA, afro-soul (Togo)

Adjo’A Sika (Dziedzom Ayele AJAVON) est une chanteuse togolaise, connue pour la diversité de ses influences musicales, son engagement humanitaire, en particulier dans son pays. Cette jeune femme à la voix voluptueuse, est remplie d’une énergie passionnée qu’elle n’hésite pas à dépenser sur scène. Auteure-compositeure-interprète, elle allie jazz, world music et gospel aux sonorités africaines. Un mélange harmonieux que l’on retrouve dans son premier album « Akofa » (2015) dédié à la paix intérieure. Adjo’A Sika a participé à plusieurs festivals de jazz en Afrique, en Asie et en Europe. Forte de ces expériences musicales, elle travaille avec son complice Amen Viana, sur le projet ElectricTogoLand, et est finaliste du concours « MUSIC EXPLORER » sur France Ô.
Si la musique est sa vocation première, Adjo’A Sika s’épanouit également comme danseuse et plasticienne (peinture et poterie). Enfin, pour marquer son engagement, cette jeune femme aux talents multiples, a fondé Akofa Production, une entreprise culturelle dédiée à la promotion des arts togolais et à l’éducation artistique.
Sa résidence lui permettra de se frotter à de nouvelles esthétiques, d’expérimenter, pour nourrir un deuxième album qui valorisera dans un style moderne les rythmes traditionnels Agbadja et Kpété du sud du Togo.
Après avoir participé le 8 mars à la soirée #AfricaBreak Women organisée par Africa n°1 à La Bellevilloise, Adjo’A Sika se produira en showcase le 22 mai 2018 à la Cité Internationale des Arts, où elle sera en résidence du 9 mars au 1er juin.
 
 

Lauréat musique : ARMAND BIYAG, afro-fusion (Cameroun)

Armand Biyag (Antoine Arman BIYAG) est un artiste camerounais « multi-facettes ». Doué d’une voix magnifique, à l’aise dans les graves comme les aigus, c’est aussi un musicien de talent qui joue avec la même dextérité du piano, du balafon et des percussions. Après s’être formé au chant dans les chorales (il a été maître de chœur) et à la scène des cabarets, Armand Biyag s’illustre dans plusieurs festivals, dont récemment Visa for Music (Maroc) et MASA (Côte d’Ivoire). Avec déjà trois albums à son actif « Mut Binam » (l’être humain), paru en 2012, qui est un hommage à son illustre compatriote musicien Richard Bona, « Bon Bem » paru en 2016 et « Njan » (les traces) paru en 2017.
Lauréat des Canal d’Or 2017 au cameroun
Son projet « Makouné-Jazz », entend puiser dans les rythmes de la forêt Bassa dont il est originaire, pour les sublimer en les croisant à d’autres styles musicaux; mandingo, mbalax mais aussi rock et jazz.
Armand Biyag se produira en showcase le 22 mai 2018 à la Cité Internationale des Arts, où il sera en résidence du 9 avril au 4 juillet.
 
 
 

Lauréat musique : MICROMEGA, slam (RD. Congo)

Microméga (Jean-Benoît BOKOLI BANDEFU), surnommé « le verbivore », est un artiste slameur qui se définit avant tout comme poète Congolais vivant à Kinshasa, car c’est dans le fleuve Congo qu’il « pêche ses rêves liquides », et de lui qu’il puise son inspiration. Les mots l’habitent depuis l’enfance où les livres étaient ses jouets. Il débute sa carrière en 2010 et dès 2013, il a l’occasion d’intervenir aux côtés de Grand Corps Malade, lors de son concert à Kinshasa. Figure de proue du mouvement slam à Kinshasa, il coordonne LipopoSlam, une structure qui œuvre à la promotion de cet art oratoire poétique, et anime des ateliers slam dans de nombreuses écoles ainsi qu’au Lycée français de Kinshasa.
Depuis un an, il retrace, chaque semaine, l’actualité de son pays par des chroniques slam à la radio Top Congo FM. Il a déjà publié deux recueils de slam « Au clair de ma voix – poèmes à lire avec les oreilles » (2015, Editions Weyrich) et « Rimes nationales – Slam colligés » (2017, Editions Mediaspaul).
Préoccupé par la nécessité d’une meilleure éducation écologique, Microméga entend vulgariser auprès de la jeunesse, les grands principes de la lutte contre le réchauffement climatique et la gestion anarchique de la terre.
Avec son projet « Echangeur : armes liquides, larmes solides » il a pour objectif d’aboutir à un recueil de poèmes-slam et un spectacle musical sur le changement climatique.
Microméga se produira en showcase le 22 mai 2018 à la Cité Internationale des Arts, où il sera en résidence du 9 avril au 4 juillet.
 
 

Lauréate musique : LADY APOC, afro-rock (Togo)

« Dame de l’Apocalypse » telle est la signification - tirée des initiales de son vrai nom (A.P.C) - du pseudo de Lady APOC (Poovi ALOGNON), une artiste togolaise, auteure-compositeure-interpète, dotée d’une voix percutante et ensorcelante. Lady Apoc sait créer à chacun de ces concerts une ambiance surnaturelle et survoltée..
Après des études de Lettres et Sociologie, cette passionnée de musique depuis l'enfance, avec un faible pour les grandes performeuses vocales de la musique soul, enregistre en 2004 son premier disque "Un dimanche", dans un genre rythm and blues, ce qui lui a permis de se faire découvrir du public togolais. Sa passion s'enrichit et sa vision se prolonge au contact de Jimi Hope, musicien togolais de renom, qui l'initie au blues, et assure la direction artistique de son deuxième album "Sikibanga" (2010) qui fusionne blues et polyphonies africaines.
Soliste confirmée de Blues-Rock et Soul, dotée d'une voix sensuelle et puissante, Lady Apoc transporte son public dans une ambiance surnaturelle et survoltée. Forte d’une bonne expérience scénique, dans ses compositions électro-acoustiques où règne la transe, elle fait une large place à l'improvisation, la performance vocale et l'émotion. Membre du groupe “Blues as therapy” qui réunit des musiciens togolais, burkinabè et ivoiriens, elle collabore avec d'autres artistes comme les chorégraphes Irène Tassembédo, Wendy Jelhen et Marcel Gbeffa.
Avec son projet “Lomila”, Lady Apoc entend faire découvrir le mal-connu, en explorant les liens entre la musique rock et la musique vaudou, faite de pulsion dépouillée et riche de références mythologiques
Lady Apoc se produira en showcase à la Cité Internationale des Arts le 22 mai 2018, où elle sera en résidence du 9 octobre 2018 au 4 janvier 2019.
 
Pendant leur résidence, les lauréats musique Visas pour la création bénéficieront du dispositif "Parcours" et d’un accompagnement professionnel du Centre Fleury Goutte d’Or-Barbara, dans le cadre du partenariat mis en place avec l’Institut français.
 
 

Lauréate danse : GERMAINE SIKOTA, artiste chorégraphe, danseuse et entrepreneur culturel (Togo)

Née en 1986 à Lomé, Ikéléhou Kossiwa ESSIOMLE, plus connue sous le nom de Germaine Sikota a été initiée à la danse très jeune par sa mère. Après 2 années d’étude de droit à la faculté, elle décide d’abandonné l’université pour se consacrer à sa passion, la danse. Commença alors un long chemin parsemé de formations professionnelles, de recherches et de créations. Elle se perfectionne à la pratique de la danse et de la chorégraphie en participant à plusieurs ateliers notamment Engagement Féminin (CDC la termitière / Burkina Faso), Formation professionnelle en Danses Traditionnelles, Contemporaines et Hip Hop; Art de l’enseignement (Ecole de sable / Sénégal), Atelier Corps Nu (Lomé/ Togo), atelier TRACES  (Ouidah / Bénin) où elle est formée par des chorégraphes et pédagogues de renommée internationale comme Germaine ACOGNY, Bud Blumental, Olivier Lefrancois, Patrick ACOGNY, Nora Chipaumire …
Germaine Sikota sera en résidence de recherche chorégraphique, pour la création de la pièce L’Arbre à l’Envers (ADIDO,) du 1er au 30 avril, au centre Donko Seko à Bamako (Mali), sous le regard de la chorégraphe Kettly NOËL. La seconde étape se tiendra du 2 mai au 30 juin au CDC la Termitière à Ouagadougou (Burkina Faso).
 
 

Lauréat théâtre : DJO NGELE KA, comédien, metteur en scène, auteur et humoriste (RD. Congo)

Djo Ngele Ka comédien, metteur en scène, auteur et humoriste ;  né, vit et travaille à Lubumbashi. Arrivé au théâtre au moment où tout le monde quittait la scène, il a depuis plusieurs années évolué sans repère et sans influence artistique. Depuis 2010, il s’est lancé dans une démarche de recherche d'un théâtre novateur qui rompt avec l'esthétique de la complaisance liée au besoin de survie locale.
"Nos beaux jours :  sens et essence du langage au théâtre " est un espace de recherche d'un théâtre de parole et de geste. De parole comme action et de geste pour révéler les passions et exprimer les sentiments. Emmener Beckett et les personnages pleins d'humanité de "Oh les beaux jours" à Lubumbashi, pour interroger l'état d'entropie sociétale auquel font face les citadins à chaque instant de leur vie, mais paradoxalement où vivre les beaux jours semble être crucial. Ce projet, aura trois grandes étapes : une période de recherche dramaturgique , une période d'immersion et d'association au travail de création de la Mc93 de bobigny et enfin une periode d'expérimentation de création à Lubumbashi. 
Les partenaires du projet sont la Cité internationale des arts, la Mc93 de Bobigny et l'Institut français de Lubumbashi (RDC).
La résidence en France se déroulera du 9 avril au 8 juillet 2018.
 
 

Lauréate théâtre : JEANNE DIAMA, auteure, comédienne et metteure en scène (Mali)

Jeanne Diama a 23 ans. Elle est auteure, comédienne et metteure en scène de formation.  Elle est diplômée du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako. Elle a notamment été repérée dans le cadre du projet « Les Praticables », nouvelle structure de création théâtrale et de formation de jeunes artistes, d’auteurs, de metteurs en scène, de comédiens…, porté par le metteur en scène Lamine Diarra, et dont la vocation essentielle est de participer à la refondation d’un théâtre populaire de qualité à Bamako et au Mali.
« C’est à partir de ce que vit mon pays que l’inspiration m’est venue, être aussi proche de ce mouvement qui prend de l’ampleur, et ne rien pouvoir faire ? J’ai alors pris ma plume ».
"Mon Djihad" est un projet d’écriture, un texte dramatique en chantier pour lequel je suis toujours en phase de recherche et de documentation. Qu’est-ce réellement le djihad ? Qu’est-ce que le djihad aujourd’hui ? Pourquoi le fait-on ? Pour qui le fait-on ? Qui fait le djihad ?
J’essaye de faire la part des choses, avec tout le recul possible car ce n’est pas tant mon opinion qui compte. Ce qui compte, c’est de raconter une histoire, l’histoire la plus vraie possible.
C’est autour de ces questions que l’écriture de“Mon djihad” se fera au cours de la résidence à Ouagadougou du 3 août au 3 novembre 2018, au Théâtre des récréâtrales.
 
 

Lauréat théâtre : SÈDJRO GIOVANNI HOUANSOU, comédien et metteur en scène (Bénin)

Sèdjro Giovanni Houansou est né à Cotonou en 1987 ; a démarré son parcours artistique par la scène en tant qu’acteur, avant de s’intéresser en 2011 à l’écriture dramatique. Formé à l’Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants, puis pensionnaire de l’Ensemble Artistique National du Bénin entre 2013 et 2015, il est désormais un auteur engagé à « écrire l’Afrique socio-culturelle et politique ». Son texte Sept milliards de voisins (2012) est l’un des plus joués au Bénin, mais il se révèle à l’international à partir de 2016 où, lauréat de Textes en scènes, il est accueilli en résidence au centre des Ecritures Dramatique, la chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Double finaliste du Prix Rfi Théâtre francophone avec Courses au Soleil, (2015) et La rue Bleue (2016), il se penche désormais sur le phénomène –mutant— des migrations clandestines en Afrique à travers Egorythmes, écrit en résidence sur Univers de mots (Guinée) et les Inamovibles (Sénégal, Gambie) – projet en cours – pour lequel il est l’un des lauréat 2018 du dispositif d’aide à l’écriture, du Ministère de la Culture et de la Communication, Visas pour la Création
Dans le dispositif Univers des mots 2017, j'ai écrit entre Conakry, Bamako et Cotonou, la pièce "EGORYTHMES", une série de questionnements sur la thématique des migrations. Mon travail a été conduit par la dure contrainte de trouver une forme d'originalité et d'unicité dans le traitement d'une thématique aussi communément abordée. Puis après l'écriture, il y a eu la rencontre de ce que ça peut devenir dans l'espace avec le regard du metteur en scène François Rancillac et de toute une équipe multiculturelle d’artistes pour monter la maquette à Conakry. J'ai retenu de ce parcours que j'ai encore plus de ressources et de motivation pour aborder la question sous des angles qui écartent nos clichés et nos "a priori"; d'autres horizons à creuser. Ce projet "INAMOVIBLES ?" vient comme une nouvelle série de questionnements et d'urgences à faire émerger par le texte théâtral. INAMOVIBLES ? est un projet d'écriture d'une pièce qui fait corps et suite à EGORYTHMES et qui questionne l'articulation de l'idée du  "départ" dans l'univers socioculturel des Talibés du Sénégal et de la Gambie.
Ce projet s'articule autour d'une résidence de recherche et d'écriture de six semaines à Dakar  avec des excursions à Banjul et d'une série de trois lectures du texte à Bamako, à Abomey et à Cotonou. Il s'étalera sur quatre mois, du 27 février au 23 avril à Dakar puis du 24 avril au 22 mai à Banjul.
Images
  •   Germaine Sikota © Ghislain Atayi