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Kader Attia à Toronto

Le Power Plant de Toronto présente jusqu’au 13 mai 2018 The Field of Emotion, première exposition personnelle de Kader Attia dans une institution canadienne.
Conçu spécialement pour le centre d’art, le projet réunit un ensemble important d’œuvres inédites autour du thème de la réparation.
 

L’exposition « The Field of Emotion »

Psychanalyse, anthropologie, ethnologie, philosophie… Kader Attia décline différentes formes analytiques pour faire émerger, dans le champ de l’art, les refoulés et blessures de l’Histoire, les traumatismes et les peurs inhérentes à nos sociétés. Soulignant les dominations, les replis identitaires, militant pour une décolonisation des savoirs et des récits, il met en œuvre depuis plusieurs années le concept de réparation.
 
Pour cette exposition, l’artiste réunit un ensemble d’œuvres inédites issues de ses échanges avec divers universitaires autour de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage au Canada. A cette occasion, il présente également, pour la première fois au Canada, deux séries d’œuvres majeures l’installation et le film « J’accuse », illustrant la blessure – autant physique que psychologique – de millions de soldats rescapés de la Première Guerre mondiale mais aussi l’installation vidéo « Reflecting memory » qui lui avait valu le Prix Marcel-Duchamp en 2016.
 
 

Kader Attia

Né en 1970 à Dugny, Kader Attia vit et travaille à Berlin et Alger.
 
Sa pratique artistique a pour coeur les esthétiques et les éthiques de différentes cultures. Il développe une démarche protéiforme pour explorer l’amplitude des répercussions de l’actuelle hégémonie culturelle occidentale et du colonialisme sur les cultures non occidentales, tout en interrogeant les politiques identitaires de différentes époques historiques et coloniales à la lumière du monde actuel. Pendant plusieurs années, ses recherches se sont focalisées sur le concept de « réparation », en tant que constante de la nature humaine : de la culture à la nature, du genre à l’architecture, de la science à la philosophie.
 
En 2016, Kader Attia a créé La Colonie, un espace situé à Paris pensé comme une agora ouverte aux discussions et au partage d’idées. Appelant à une décolonisation non seulement des populations, mais aussi des connaissances, des attitudes et des pratiques, il aspire à un décloisonnement des savoirs grâce à une démarche transculturelle, transdisciplinaire et transgénérationelle.
 
Kader Attia est lauréat du prix Marcel Duchamp en 2016 et expose au Palais de Tokyo jusqu’au 13 mai 2018 (exposition « L'Un et l'Autre » avec Jean-Jacques Lebel). De nombreuses expositions personnelles lui ont été consacrées : « Sacrifice and Harmony », MMK, Francfort-sur-le-Main (2016) ; « Les blessures sont là », Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne (2015) ; « Culture, Another Nature Repaired », Middelhei Museum, Anvers (2015) ; « Contre nature » au Beirut Art Center (2014) ; « Continuum of Repair », Whitechapel Gallery, Londres (2013 – 2014) ; « Repair. 5 Acts », KW, Berlin (2013) ; « Construire, déconstruire, reconstruire : le corps utopique » au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (2012). 
Les oeuvres de Kader Attia ont également été exposées à l’exposition internationale de la 57e Biennale internationale d’art de Venise (2017) ; à la Biennale de Dakar (2014) ; à la documenta 13, Kassel (2012) ; au MoMA, New York (2012), et à la Tate Modern, Londres (2009).
 
 
En savoir +
  
Images
  •   Kader Attia: The Field of Emotion. Installation view: The Power Plant, Toronto, 2018. Courtesy of the artist. Photo: Toni Hafkenscheid  
  •   Kader Attia, J'accuse, 2016. Installation view: Sacrifice and Harmony, Museum für Moderne Kunst, Frankfurt am Main, 2016. Courtesy the artist and Galerie Nagel Draxler. Photo: Axel Schneider.