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"Le grand bain" de Valérie Leroy primé en Islande

L’Alliance Française de Reykjavik et l’Ambassade de France en Islande ont organisé, dans le cadre du Festival du film français, la 1e édition de la compétition de courts métrages Solveig Anspach, en l’honneur de la réalisatrice disparue en août 2015. Le prix a été décerné le 2 février 2017 à Valérie Leroy pour son film Le Grand bain (2016). 
Organisé en coopération avec le Conseil de la ville de Reykjavik, le distributeur Sena, le cinéma Haskolabio, Zik Zak Filmworks, AGAT Films et le Centre du film islandais, la compétition de courts métrages Solveig Anspach s'est tenue à l'occasion du 17e Festival du film francophone. 
 
 

Le Festival du film français

Le 17ème Festival du film francophone s’est tenu du 27 janvier au 10 février 2017, à Reykjavik, au cinéma Haskolabio. Organisé chaque année par l'Alliance Française de Reykjavik, l'Ambassade de France en Islande et Sena, et soutenu par l’Institut français, il s'agit du seul festival du film français (et francophone) en Islande. Chaque année, la programmation comporte une dizaine de films : 2 films français dont les droits ont été achetés par le distributeur islandais et 7 ou 8 films français et francophones sélectionnés par l'Alliance et l'Ambassade à partir du catalogue de l'Institut Français. Un film pour le public jeunesse est toujours programmé. En 2017, les deux films achetés par Sena ont été : Elle de Paul Verhoeven (qui a fait l’ouverture du Festival) et Un Homme à la hauteur de Laurent Tirard. Les films du catalogue de l’Institut Français sont : 21 nuits avec Pattie (Arnaud et Jean-Marie Larrieu), La Belle saison (Catherine Corsini), Les Cowboys (Thomas Bidegain), Ni le ciel ni la terre (Clément Cogitore), La Tête haute (Emmanuelle Bercot), Fatima (Philippe Faucon), Vincent n'a pas d'écailles (Thomas Salvador) et Phantom boy (Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli). L’Ambassade du Canada en Islande a également participé au festival en programmant le film de Philippe Falardeau, Guibord s'en va-t-en guerre.
 

Le prix Solveig Anspach

L’Alliance Française de Reykjavik et l’Ambassade de France en Islande ont souhaité rendre hommage à Solveig Anspach, disparue en 2015 : ils ont ainsi décidé de créer une compétition qui vise à récompenser un court métrage réalisé par une femme, possédant la nationalité d’un pays francophone ou résidant dans un pays francophone, de nationalité islandaise ou résidant en Islande. Les courts métrages devaient être en français ou en islandais, d’une durée de 15 minutes maximum, être une première, deuxième ou troisième réalisation et avoir été achevés après le 1er janvier 2015. Les organisateurs ont reçu 53 courts métrages de France et d’Islande, mais aussi du Canada, d’Haïti et du Burkina Faso. Ils ont pré-sélectionné 20 films qu’ils ont soumis au jury, qui en a retenu 3. Présidé par la réalisatrice islandaise, madame Kristin Johannesdottir, le jury était composé de Hilmar Sigurðsson, producteur, Hlin Johannesdottir, productrice, Páll Baldvin Baldvinsson, réalisateur et Philippe O'Quin, ambassadeur de France en Islande.
 

Le grand bain, Valérie Leroy​

La cérémonie a eu lieu le 2 février 2017, au cinéma Haskolabio, devant environ 250 participants, en présence de l’épouse du président de l’Islande, madame Eliza Reid, du maire de Reykjavik, monsieur Dagur B Eggertsson, de l’actrice et amie de Solveig Anspach, Didda Jonsdottir et de l’ambassadeur de France en Islande, monsieur Philippe O’Quin. Le court métrage de Solveig Anspach, Par amour, a été projeté durant cette soirée, ainsi que les trois films sélectionnés par le jury : Nina (Halima Elkhatabi, Canada), Néants (Audrey Laroche, Canada) et Le Grand bain (Valérie Leroy, France).
Le jury a décerné le premier prix au film de Valérie Leroy, Le Grand bain, en présence de la réalisatrice. Le Grand bain raconte l’histoire de Mia, 30 ans, en instance de divorce, qui emménage dans un HLM. Ancienne championne de natation, elle va donner gratuitement des cours de natation aux habitants de l’immeuble, sans piscine. Le film a retenu l’attention du jury, à l’unanimité, pour son humanisme délicat et son humour tout en retenue.