Text Resize
-A A +A
Se Connecter

 
 

Le Prix Marcel Duchamp en Chine

L’exposition « Le Grand Ecart » présente à Pékin du 14 mai au 17 juin 2018 dans le cadre du Festival Croisements les œuvres de dix artistes du Prix Marcel Duchamp.
L’exposition « Le Grand Ecart/Bridging the gap » dont l’ADIAF a confié le commissariat à Jérôme Sans, propose un regard sur la scène française à travers dix artistes du prix Marcel Duchamp : Kader ATTIA (lauréat 2016), Davide BALULA (nommé 2015), Neïl BELOUFA (nommé 2015), Mircea CANTOR (lauréat 2011), Latifa ECHAKHCH (lauréate 2013), Leandro ERLICH (nommé 2006), Laurent GRASSO (lauréat 2008), Joana HADJITHOMAS & Khalil JOREIGE (lauréats 2017) Barthélémy TOGUO (nommé 2016), Wang DU (nommé 2002). 
L’exposition est présentée au TsingHua University Art Museum, à Pékin du 14 mai au 17 juin 2018 avec le soutien de l’Ambassade de France en Chine et de l’Institut français, dans le cadre de la 13ème édition du Festival Croisements.
 
 
« Bridging the Gap présente les œuvres de dix artistes du Prix Marcel Duchamp : un échantillon prélevé dans le dynamisme actuel d’une création plurielle, qui transcende résolument les catégorisations en termes d’art contemporain aujourd’hui. Bridging the Gap évoque cette dichotomie entre l’Orient et l’Occident, qui n’est plus qu’un écart relatif et ténu à l’ère de la communication globale. L’exposition thématise cette confrontation des cultures, mais surtout l’idée que l’art voyage, s’exporte et migre à travers les continents. Il ne cesse de se confronter à la pluralité des regards qu’il rencontre.  Tel un recueil de nouvelles, ces dix travaux prennent chacun place au cœur de dix « climats ». Les salles – parfois entièrement imaginées par les artistes eux-mêmes - sont des extensions de leur travail et de leur univers et cristallisent d’une façon inédite leurs recherches. Ces artistes s’emparent du monde, y projetant leur esprit à la fois critique, subversif et utopique. A l’image de l’ère digitale de notre début de siècle et du flot d’images et d’informations qui nous assaille parfois passivement ou en interpellant notre regard ou notre esprit critique, les œuvres présentées seront autant de propositions nouvelles à vivre et à mettre en perspective. »  Jérôme Sans
 
 

LA SCÈNE FRANCAISE DANS SA GLOBALITÉ ET SA SINGULARITÉ

« La création, française et de par le monde, s’aborde certes, dans sa globalité, mais aussi dans sa singularité. Mêlant successivement des atmosphères intimistes et introspectives à des ambiances plus explosives et foisonnantes, l’exposition Le Grand Écart/Bridging the Gap convoque ainsi des œuvres qui sont autant de trajectoires artistiques, elles tissent la métaphore d’un monde fragmenté et l’urgence de nouvelles formes de réflexion et d’engagement.
Cette singularité même est explorée par l’artiste Kader Attia qui examine la marginalité, le déracinement et l’altérité dans une perspective anthropologique. L’artiste nous emmène dans un voyage qui relie l’intime à l’universel, pris dans un processus de réparation infini. La quête d’harmonie universelle s’infiltre également dans Double Rainbow de Mircea Cantor, un arc-en-ciel, symbolisant la paix, tracé de motifs de fils de barbelé et d’empreintes d’index laissées par l’artiste. Ces tensions entre l’harmonie céleste et nos maux contemporains se muent dans les salles suivantes en une exploration des tréfonds des mondes souterrains. Enfouies dans les profondeurs, les toiles de Davide Balula sont marquées par l’empreinte de la terre ou du bois brulé qui signent les passages du temps. Cette relation à la terre et au territoire traverse également les fragments d’argile de Tkaf de Latifa Echakhch. Ce voyage dans les abysses se prolonge avec le duo d’artistes libanais Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Œuvrant au seuil du documentaire et de la fiction, ils font émerger une poétique de la ruine dans des installations marquées par les guerres et les bouleversements sociétaux. L’œuvre cosmopolite de Neil Beloufa poursuit cette enquête chaotique et parcellaire sur l’histoire et les représentations du pouvoir à l’heure actuelle ; tandis que les œuvres de Wang Du développent un langage médical métaphorique pour pallier aux interrogations sur le monde contemporain. Une allusion au besoin de soin et d’empathie que l’on retrouve dans le Cabinet du Psychanalyste de Leandro Erlich qui nous fait basculer dans un espace-temps spectral. Les frontières tangibles entre la réalité et la fiction, le rêve et le faux-semblant sont au cœur également des œuvres de Laurent Grasso. Multipliant les narrations, les apparitions hallucinatoires et les anachronismes, elles interrogent notre rapport à l’histoire, au doute et à l’incertitude. Oniriques, les aquarelles de Barthélémy Toguo sondent nos émotions et des thématiques aussi universelles que la vie, la mort, la souffrance et le bonheur. » Jérôme Sans.
 

Le Prix Marcel Duchamp, de la scène française à l'international

 Créé en 2000 par l’Association pour la diffusion internationale de l’art français/ADIAF afin de mettre en lumière la scène française, le prix Marcel Duchamp distingue chaque année un lauréat parmi quatre artistes français ou résidant en France travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels. Organisé dès l’origine en partenariat avec le Centre Pompidou, ce prix de collectionneurs a acquis un prestige qui le place aujourd’hui parmi les grands prix nationaux de référence sur la scène internationale.
Le Prix Marcel Duchamp s’est délibérément tourné vers la reconnaissance des artistes les plus novateurs de leur génération avec l’ambition d’encourager et de confronter toutes les formes artistiques :  peinture, sculpture, vidéo, photographie, installation… Avec plus de 70 artistes distingués depuis sa création en 2000, dont 17 lauréats, le prix Marcel Duchamp offre un large panorama des différentes tendances de l’art contemporain en France. L’organisation d’expositions autour des artistes distingués par ce prestigieux prix de collectionneurs apporte un éclairage précieux  sur l’effervescence actuelle de la scène française. A ce jour, une cinquantaine d’expositions sont à mettre à l’actif de l’ADIAF, dont une quinzaine à l’international.
Après une première exposition en Chine dans le cadre du Pavillon France de l’Exposition Universelle SHANGHAI 2010, l’ADIAF a eu le plaisir d’être invitée en 2017 par l’Ambassade de France en Chine et l’Institut français pour la 12ème édition du Festival Croisements afin de présenter la création artistique française actuelle.
L’écho rencontré par les deux expositions Haute Tension organisées au Red Brick Art museum (Pékin) et au Time museum (Canton), a incité la direction de ce grand festival -  le plus important festival français à l’étranger - à renouveler son invitation pour l’édition 2018.
L’exposition Le Grand Ecart/Bridging the gap dont l’ADIAF a confié le commissariat à Jérôme Sans, est organisée à Pékin au TsingHua University Art Museum au sein même d’une université chinoise figurant parmi les plus prestigieuses de la République populaire de Chine. Cette exposition Prix Marcel Duchamp sera à nouveau l’occasion d’une rencontre franco-chinoise dans un esprit d’ouverture et de dialogue constructif entre deux cultures.