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Les 25 ans du festival Santiago a Mil

Partenaire incontournable et historique de l’Institut français en Amérique Latine, le festival Santiago a Mil fête ses 25 ans : avec 4 grandes productions et 28 représentations, la France est le pays d’Europe le mieux représenté de cette édition 2018 !
Cette année encore, la présence française est particulièrement visible à Santiago et ailleurs dans de grands événements festifs en espace public, grâce aux compagnies Royal de Luxe et Teatro del Silencio qu’on ne présente plus. Par ailleurs, Angelin Preljocaj présentera à des publics péri-urbains Centaures et Still Life (création 2017), deux pièces encore jamais présentée en Amérique Latine. Ce lien singulier à la création française est nourri par le soutien régulier de l’Institut français du Chili et de l’Institut français Paris.
 
 

Centaures / Still Life – Antonin Preljocaj

les 15, 16 et 17 janvier
 
«  Lorsqu’il n’y aura plus rien
Lorsqu’il ne restera plus que le désert, le sable, et le vent
Lorsqu’on aura défroqué le monde
Soigneusement rasé la pilosité terrestre
Quand la vallée nue comme un ventre
Sera fendue par le soleil de midi et la gelée de minuit
Quand la Nature aura perdu sa nature
Que la terre comme une boule de cuir
Tannée, usée, séchant au fil du temps
Sera le dernier territoire des cavaliers
Les hommes debout entre chien et dieu
N’auront de cesse de trouver l’air qui leur manque
Et leurs poumons sauront trier le sable
Inévitablement mêlé à l’air brûlant
L’eau sera l’or, l’or sera la boue
Et les cavaliers aux chevaux morts
Péripatéticiens fatals aux rêves de galops
Seront des derniers à penser le monde
Il ne leur restera alors qu’à tout réinventer
Grâce au vide, au silence, au désert
Et profiter de cette nudité extrême
Pour se coucher au sol contre la peau du monde  »
Les Cavaliers - Angelin Preljocaj
 
 
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Oh ! Secours – Teatro del Silencio

les 3, 4, 5, 6, 7 janvier
 
Spectacle de place - Théâtre gestuel, danse, cirque et musique en direct, librement inspiré de "Beckett et Godot" de Juan Radrigán - 1h05
Paris, décembre 1989. Le jour de la mort de Samuel Beckett. Dans un désert de sable, matière informe et fuyante, où campent les vestiges d'un théâtre tombé en désuétude, Godot, personnage emblématique que l'on a cessé d'attendre, vient interroger son créateur, Samuel Beckett.
Dans un langage propre au Teatro del Silencio, mêlant mime corporel dramatique, danse, cirque, au rythme d’une musique jouée en direct, ce dialogue imagé, à la fois cauchemardesque et comique, poétique et absurde, entre Beckett et Godot, nous immerge dans la vie et l'oeuvre de ce grand prix Nobel.
 
 
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Miniatures – Royal de Luxe

les 9, 10, 11, 12, 14, 16, 17, 18, 19, 20, 21 janvier
 
Ce spectacle est un simple rêve.
A l’heure où notre planète se bouleverse, j’invite volontiers les spectateurs à voguer dans le rêve d’un pilote de ligne.
Il s’agit d’un grand voyageur.
Il passe la majeure partie de son temps au-dessus des nuages (songeant peut-être y croiser Saint-Exupéry).
Et justement, un jour de pilotage automatique il s’endort aux commandes et traverse des miroirs comme Alice au Pays des merveilles.
Il se trouve dans un autre lui-même, mêlant sa famille, faisant du saute-mouton sur le dos des catastrophes de la planète (surplombant des conflits qu’il visionne de si haut comme autant de phénomènes miniatures).
Il ressemble à beaucoup de gens, loin des réalités et s’enfonce dans le dédale de son esprit ; ballotté par l’image de son père Maréchal du balayage, celle de sa mère femme de ménage (et reine-mère à minuit !), les sœurs pareilles planant à 5 cm du sol et les migrants qu’il voit flotter dans les océans ;
Il survole cette « industrie du mensonge » organisée par le pouvoir du monde de façon presque douce ou tendre.
Avec souplesse il dessine un sentier comme notre inconscient lorsqu’il s’amuse à nous perdre, dans cette cohérence incohérente.
Le procès dont il s’accuse pourrait être celui d’un Kafka espiègle ou celui d’une planète qui ne s’en fait pas dans ce temps qui s’enfuit.
Fred, dessinateur saute à la corde avec son Philémon.
Lewis Carroll invente une marelle autour du monde.
Jules Verne campe sur Mars sponsorisé par Trigano.
Victor Hugo et Pablo Neruda ronflent secoués dans le cauchemar de la culture mondiale.
« Dis Pilote !
Dessine-moi une aurore boréale ».
 
 
 
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Venus – Cie L’Homme Debout

les 3, 6 et 7, 9, 12, 13, 14, 15 et 18 janvier dans 10 villes
 
Vénus raconte les deux trajets qu’un même homme effectue à plusieurs dizaines d’années d’intervalle. Deux parcours qui se superposent : celui qu’il réalisa lorsqu’il dû quitter son pays en proie à la guerre, et celui qu’il accomplit trente ans après, afin de revenir sur les traces de son passé. Assis dans le train qui le ramène vers ses origines, l’homme revit les scènes de son exil : les marches, les courses, les chutes … ne pas s’arrêter, continuer à avancer. Les deux trajets vont se percuter, avec la force de la volonté nécessaire à de tels déplacements. Le choc sera violent, et la chute inévitable.
 
 
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Photo : Royal de Luxe - Miniatures © DR