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Découvrez les lauréats Institut français / INHA 2018

Deborah Laks et Lilian Froger sont les lauréats 2018 des aides à la mobilité et à la publication, fruit d'un partenariat original entre l’Institut français et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA).
 
Ces deux aides s’inscrivent dans un programme plus large de soutien à l’écriture sur l’art contemporain et à sa diffusion à l’international initié par l’Institut français dans le secteur des arts visuels, en partenariat avec le ministère de la Culture – Direction générale de la création artistique. Ainsi, pendant un cycle de trois ans, ont été mis en place plusieurs dispositifs favorisant la mobilité des chercheurs et celle des critiques d’art, la circulation de leurs idées et la traduction de leurs écrits.
 

Lilian Froger : « Repenser le design sous le soleil californien »

AIDE À LA PUBLICATION
 
Lilian Froger est docteur en histoire de l’art contemporain. Ses recherches portent sur la photographie japonaise des années 1950 à nos jours et interrogent les relations et points de contact entre photographie, édition et exposition. Elles ont été récompensées par une bourse de soutien à la recherche en théorie et critique d’art du Cnap en 2017. Lilian Froger développe actuellement un cycle de conférences à l’EESAB (site de Brest) sur le pouvoir oppositionnel du design, en lien avec les contre-cultures des années 1970. En parallèle de ses recherches universitaires, il est l’auteur de textes critiques parus dans esse arts + opinions2.0.1Critique d’artIMA et 02, qui s’intéressent au rôle de la fiction dans le champ de l’art contemporain et du design, ainsi qu’à l’implication nécessaire du spectateur, du lecteur ou de l’usager dans l’activation des objets et dans la compréhension des images.
 
Le projet de Lilian Froger pour l’aide à l’écriture et à la publication d’un texte critique s’intitule « Repenser le design sous le soleil californien ». À travers la visite de trois expositions consacrées au design californien qui se tiennent simultanément à la fin de l’année 2017 et au début de l’année 2018, il s’agira d’observer l’influence de la Californie – en tant que lieu physique et imaginaire – dans les pratiques actuelles du design. Deux déplacements sont prévus, le premier à Helsinki pour visiter l’exposition California : Designing Freedom présentée au Design Museum ; le second en Californie afin de rendre compte des expositions Found in Translation : Design in California and Mexico au LACMA de Los Angeles et Designed in California au SFMOMA de San Francisco, ainsi que pour rencontrer des designers. L’objectif de ce projet est de réévaluer de quelle manière les designers californiens actuels s’emparent de l’idée même de Californie et de son histoire – dans toute sa complexité – afin de nourrir leurs recherches dans le domaine du design d’objets et d’interfaces.
 
Son texte sera publié dans la rubrique « Essai » au sommaire du n°51 de la revue « CRITIQUE D’ART : actualité de la littérature critique sur l’art contemporain / The International Review of Contemporary Art Criticism » [automne/hiver 2018]
 
 
 

Déborah Laks : « Les ‘Edinburgh Arts Summer Schools’ de Richard Demarco : pédagogies alternatives de l’avant-garde »

AIDE À LA MOBILITÉ
 
Docteure en histoire de l’art, Déborah Laks a publié en 2017  aux Presses du Réel Des déchets pour mémoire. L'utilisation de matériaux de récupération par les nouveaux réalistes (1955-1975). L’ouvrage est tiré de sa thèse, soutenue en 2013 sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac. Elle est actuellement coordinatrice scientifique au Centre allemand d’histoire de l’art, où elle mène des recherches sur la question des pédagogies artistiques dans les années 1970-1980 et sur la matérialité comme ruine dans le direct après-guerre. Elle enseigne à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à l’École du Louvre, et à Sciences po
 
Son projet pour l’aide à la mobilité s’intitule : « Les ‘Edinburgh Arts Summer Schools’  de Richard Demarco : pédagogies alternatives de l’avant-garde ». Elle sera accueillie à l’Université de Saint Andrews où elle travaillera en étroite collaboration avec  le département d’histoire de l’art. Ses recherches s’appuieront sur le fond d’archives de Richard Demarco et elle constituera un ensemble d’archives orales auprès des participants et des organisateurs des écoles d’été. Tout en renouvelant l’approche des réseaux transnationaux de l’art des années 1970, l’étude des ‘Edinburgh Arts Summer Schools’ invite à interroger les modèles pédagogiques de l’avant-garde. Considérer les échanges entre artistes-professeurs et étudiants à la lumière des tendances politiques et plastiques de la période conduit à voir dans ces expériences davantage que des parenthèses estivales, de véritables laboratoires de l’art contemporain. On assiste au travers de ces écoles d’été à l’émergence d’une pédagogie par l’expérience, dont il faudra interroger les liens avec la constitution de la performance comme genre, et la prégnance de l’art processuel.
 
 

Le partenariat entre l’Institut français et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)

 
Depuis 2015, l’Institut français et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), en partenariat avec le ministère de la Culture, ont construit un partenariat et mis en œuvre des aides pour promouvoir la recherche française sur la création artistique des années 1960 à nos jours, et sa diffusion à l’international.
La première de ces aides encourage la mobilité. Le prix « Recherche innovante en art contemporain » soutient la mise en réseau internationale. Il offre au lauréat la possibilité de mener un travail au sein d'une université ou d'un institut de recherche à l'étranger. Il s’adresse à un chercheur français ou vivant en France.
Elle est complétée par une aide à l’écriture et à la publication dont l’objectif est d’encourager la critique d’art française portant sur la même période. Elle consiste en un soutien à la production, la publication et la diffusion d’un article critique portant sur une actualité internationale dans le domaine de l’art contemporain.
Ces deux programmes font l’objet d’appels à candidatures annuels.
 
Anne Zeitz a été la première lauréate de l’aide à la mobilité en 2016. Elle a pu travailler à la Hochschule für Grafik und Buchkunst de Leipzig (Allemagne) aux côtés de Dieter Daniels, Professeur d’histoire de l’art et de théorie des médias. Son projet était intitulé : « De l’art sonore à l’attention – Théorie et histoire de l’attention sonore » et va connaitre plusieurs développements.
 
Julie Crenn a été la première lauréate de l’aide à la production. Les Archives de la Critique d’art ont été identifiées comme partenaires de ce programme. Julie Crenn s’est ainsi rendu en Afrique du Sud en juillet 2016 pour développer un travail sur les scènes artistiques africaines vues par les femmes artistes, dans la droite ligne de ses recherches sur les pratiques féministes et postcoloniales. Son texte a été publié en français et en anglais dans Critique d’art, 47 | Automne / Hiver 2016
 
Elles ont été suivies en 2017 par :
Laurence Corbellauréate de l’aide à la mobilité. Elle travaille au Musée d’art contemporain de l’Université de São Paulo sur le projet « Entre art conceptuel et conceptualisme : approches croisées d’une constellation en mouvement », qui se partage entre deux aires géographiques recouvrant la distinction établie par l’historiographie entre l’« art conceptuel » des États-Unis et de l’Europe de l’Ouest et le « conceptualisme » situé en Amérique latine.
 
Clélia Zernik, lauréate de l’aide à la production. Son projet, « L’art japonais après Fukushima au prisme des festivals », étudiera les festivals d’art contemporain qui se multiplient d’année en année dans les différentes municipalités du Japon et qui développent un concept inédit au croisement du tourisme de masse et de la manifestation élitiste d’art le plus contemporain. Son texte va être publié dans la rubrique « Essai » au sommaire du n°49 de la revue « CRITIQUE D’ART : actualité de la littérature critique sur l’art contemporain / The International Review of Contemporary Art Criticism » automne/hiver 2017.
 
 
   
Images
  •   Edinburgh Arts 1974. Vue d’Arthur's Seat à Edimbourg et d’une installation d’Alice Beberman.