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Résidences Louis Lumière : lauréats 2015

Le programme de résidence Louis Lumière vise à soutenir la jeune création cinématographique documentaire et à favoriser le développement de projets à l’étranger. Résultats de la commission du 3 juin 2014 pour les résidences Louis Lumière 2015.
 
Karim AITOUNA, Une place sous le soleil (Maroc)
Né au Maroc, diplômé en droit, en gestion de projets culturels et en études cinématographiques et audiovisuelles, Karim Aitouna a réalisé plusieurs documentaires sur les domaines de l’art et de la culture. En 2008, il reçoit une aide à la création de « Lyon Septembre de la photographie » et réalise le documentaire 2horas sur l’enclave espagnole de Ceuta. Il réalise ensuite la série pour le web Clin d’œuvres. En 2013, Une place sous le soleil reçoit le prix Robert Bosch Stiftung de la coproduction. Karim Aitouna est sélectionné comme Emerging Producers parmi 19 jeunes producteurs européens à Jihlava FF.

Son projet pour la résidence, Une place sous le soleil, est une immersion dans le quotidien de trois vendeurs de rue marocains qui essaient de trouver une place dans une économie illégale. Il raconte leur lutte au sein d'un syndicat afin de réclamer un statut légal dans le contexte de l'après Printemps arabe.

 
Lamine AMMAR-KHODJA, Sur les routes de l’étoile (Algérie)
Né en 1983 à Alger, Lamine Ammar-Khodja est parti en France en 2003 où il a suivi dans un premier temps des études d’informatique. Après plusieurs courts-métrages et un Master 2 en réalisation documentaire à Lussas, il réalise son premier long-métrage, Demande à ton ombre, en 2012. Le film a été présenté au MoMA à New York et dans plusieurs festivals internationaux dont le FIDMarseille où il a reçu le Prix du Premier Film.
Son projet de film pour la residence Louis Lumière s’intitule Sur les routes de l’étoile. Après avoir mis deux livres dans son sac, Sur la route, de Jack Kerouac et Nedjma de Kateb Yacine, un réalisateur trace les routes algériennes épiant le quotidien et prenant des notes sur le vif. De retour à Paris, il reconstruit son voyage à partir de ses impressions. Il en découle un road-movie spontané et réflexif où se dessine un portrait de l’Algérie contemporaine.
 
Arno BITSCHY, Hobo (États-Unis)
Après avoir découvert le cinéma documentaire comme bénévole aux États généraux du film documentaire de Lussas en 1998, Arno Bitschy se rend en Bosnie filmer un festival d'utopistes français. Suivent divers documentaires : portrait d’une femme qui exorcise ses démons et les souffrances de son passé par le tatouage, film sur les combats de coq – portrait sombre de l'âme humaine –, portrait de la petite ville Hamtramck et d'un rêve américain en fin de course, puis d’une utopie arc-en-ciel à Cape Town à travers le regard de trois rappeurs…
Son projet de film pour la résidence Louis Lumière porte sur un groupe de jeunes issus de la culture punk qui refusent le schéma social classique et voyagent à travers les États-Unis. En les accompagnant dans ce rite de passage vers l'âge adulte, le réalisateur fait un autre voyage, vers sa propre adolescence. Le parcours initiatique est des deux côtés de la caméra.
 
Léandre BERNARD-BRUNEL, Vetala, cadavre exquis (Inde)
Titulaire d’une Maîtrise d’Histoire à Paris I Sorbonne, puis diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2013, Léandre Bernard-Brunel développe un travail en vidéo à la lisière du cinéma et des arts plastiques. L’imbrication de zones fictionnelles au sein d’une matière documentaire forme le cœur de sa démarche où entrent en jeu des corps et des voix traversés par le prisme des imaginaires. Deux de ces films ont été tournés en Inde lors d’un séjour d’étude: Colorature et Phantomanchot.
En 2014, il reçoit le prix du Festival R-4 pour Après Watteau / D'après Watteau et devient lauréat du prix Paris Jeunes Talents.
Son projet de film pour la résidence s’intéresse au mécanisme du bouche-à-oreille et de la rumeur en mettant en scène des récits de fantômes inscrits dans une pratique sociale liée au monde de la rue en Inde.
Il s’agit d’un projet de film qui s’intéresse au mécanisme du bouche-à-oreille et de la rumeur en mettant en scène des récits de fantômes inscrits dans une pratique sociale liée au monde de la rue en Inde - See more at: http://ifmapp.institutfrancais.com/residences#f2_9446-Leandre-Bernard-Br...

Titulaire d’une Maîtrise d’Histoire à Paris I Sorbonne, puis diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2013, Léandre Bernard-Brunel développe un travail en vidéo à la lisière du cinéma et des arts plastiques.

L’imbrication de zones fictionnelles au sein d’une matière documentaire forme le cœur de sa démarche où entrent en jeu des corps et des voix traversés par le prisme des imaginaires. Deux de ces films ont été tournés en Inde lors d’un séjour d’étude: COLORATURE (galerie J.Poggi, Haus der Kulturen der Welt, Kunsthalle de Mainz, Gaîté Lyrique) et PHANTOMANCHOT (57e salon de Montrouge, Traverse Vidéo, galerie V. Louvet). Ses autres productions ont été projetées au Palais de Tokyo, à la Biennale de Belleville, et au Centre d’Art Contemporain de Genève.

En 2014, il reçoit le prix du Festival R-4 pour APRÈS WATTEAU / D’APRÈS WATTEAU et devient lauréat du prix Paris Jeunes Talents. Son dernier film O DIABO NU a été co-écrit au Portugal avec Camille Rosa.

En 2015, Léandre Bernard-Brunel effectuera une résidence dans le cadre du programme Louis Lumière

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Titulaire d’une Maîtrise d’Histoire à Paris I Sorbonne, puis diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2013, Léandre Bernard-Brunel développe un travail en vidéo à la lisière du cinéma et des arts plastiques.

L’imbrication de zones fictionnelles au sein d’une matière documentaire forme le cœur de sa démarche où entrent en jeu des corps et des voix traversés par le prisme des imaginaires. Deux de ces films ont été tournés en Inde lors d’un séjour d’étude: COLORATURE (galerie J.Poggi, Haus der Kulturen der Welt, Kunsthalle de Mainz, Gaîté Lyrique) et PHANTOMANCHOT (57e salon de Montrouge, Traverse Vidéo, galerie V. Louvet). Ses autres productions ont été projetées au Palais de Tokyo, à la Biennale de Belleville, et au Centre d’Art Contemporain de Genève.

En 2014, il reçoit le prix du Festival R-4 pour APRÈS WATTEAU / D’APRÈS WATTEAU et devient lauréat du prix Paris Jeunes Talents. Son dernier film O DIABO NU a été co-écrit au Portugal avec Camille Rosa

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Titulaire d’une Maîtrise d’Histoire à Paris I Sorbonne, puis diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2013, Léandre Bernard-Brunel développe un travail en vidéo à la lisière du cinéma et des arts plastiques.

L’imbrication de zones fictionnelles au sein d’une matière documentaire forme le cœur de sa démarche où entrent en jeu des corps et des voix traversés par le prisme des imaginaires. Deux de ces films ont été tournés en Inde lors d’un séjour d’étude: COLORATURE (galerie J.Poggi, Haus der Kulturen der Welt, Kunsthalle de Mainz, Gaîté Lyrique) et PHANTOMANCHOT (57e salon de Montrouge, Traverse Vidéo, galerie V. Louvet). Ses autres productions ont été projetées au Palais de Tokyo, à la Biennale de Belleville, et au Centre d’Art Contemporain de Genève.

En 2014, il reçoit le prix du Festival R-4 pour APRÈS WATTEAU / D’APRÈS WATTEAU et devient lauréat du prix Paris Jeunes Talents. Son dernier film O DIABO NU a été co-écrit au Portugal avec Camille Rosa

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Anush HAMZEHIAN, Mr. Kubota (Japon)
Né en Italie en 1980 d’un père iranien et d’une mère italienne, Anush Hamzehian a été journaliste reporteur d’images à Bologne et puis scénariste à Milan. Arrivé à Paris en 2006, il réalise divers documentaires : La Main et la voix (2009), Le Jardin des Merveilles (2011), Les Enfants de l’Odyssée produit par Jean-Jacques Beineix (2013), L’Académie de la folie (2014). Il entame en 2013, avec Vittorio Mortarotti, un projet photo-vidéo, Mukashi Mukashi.
Son projet de film pour la résidence est un portrait de Shin Kubota, le seul biologiste au monde qui arrive à maintenir en vie, en laboratoire, les Turritopsis, seuls êtres vivants à mettre en acte le phénomène de la transdifférenciation.
 
Akihiro HATA, La mer verte (Japon)
Né à Hyogo, au Japon, Akihiro Hata a toujours été intéressé par tout ce qui avait trait aux dessins et aux récits. Particulièrement intéressé par le cinéma européen, il décide de quitter le Japon pour réaliser son rêve d’enfance : faire des films. Arrivé à Paris en 2003, il intègre la Fémis en réalisation, après trois années d’études de cinéma à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Diplômé en 2010, il développe divers projets de fictions et de documentaires et vient de tourner un moyen métrage en Auvergne.
Son projet de résidence, La mer verte, s’intéresse à la forêt Aokigahara, qui entoure le Mont Fuji et où certains viennent pour mettre fin à leur vie ou, peut-être, pour y renaître.
 
Maria KOURKOUTA, Comizi di terrore (Enquête sur le terrorisme) (Grèce)
Né en Grèce en 1982, Maria Kourkouta a fait des études d’histoire des Balkans en Grèce, puis des études cinématographiques à Paris. Réalisatrice depuis 2007, elle est membre actif des laboratoires cinématographiques indépendants (L’Abominable, L’Etna). Elle est l’auteur de Retour à la rue d'Éole (2014), Jours de 2014 (2014), Prélude 10 (Analysa) (2012), Préludes 02, 03, 06, 07 (2008-2011).
Son projet, Comizi di terrore (« enquête sur le terrorisme) est un documentaire de création sur l’usage du mot terrorisme dans le discours politique et public en Grèce actuellement. Le film prend appui sur l’attaque de banque survenue en février 2013 dans le village de Velvento dans le nord de la Grèce. À partir d’un dialogue filmé avec les acteurs réels de cet événement et d’interviews autour de la question : « Qui est, selon vous, le terroriste ? », l’objectif est de faire un film à la fois documentaire et comique.
 
Vincent LE PORT, Feu la mer (Ouzbékistan)
Après des études à La Fémis en réalisation (promotion 2010), Vincent Le Port, qui est né en 1986,  fonde la société de production Stank, avec laquelle il développe et produit dorénavant ses films. Il s'intéresse autant au documentaire qu'à la fiction ou au cinéma expérimental, et aime travailler à leur hybridation au sein d’un même film.
Son projet de film pour la résidence, Feu la mer s’intéresse à Moynaq, en Ouzbékistan, ville portuaire jusqu’en 1970, qui ressemble aujourd’hui à un village fantôme : la mer s’est retirée à plus de 80 kilomètres. Une personne erre dans la zone sinistrée et proclame à qui veut l’entendre qu’elle va retrouver la mer, dans une longue marche de plusieurs jours jusqu’aux rives d’Aral. Feu la mer s'inscrit dans son projet, développé depuis un an, de plateforme web, qui vise à produire et recenser des films autour de lieux en voie de déshumanisation : No man’s land.
 
Bojina PANAYOTOVA, Toujours Prêt ? (Bulgarie)
Née en Bulgarie en 1982, diplômée de l’École Normale Supérieure en philosophie et de La Fémis en réalisation, Bojina Panayotova travaille entre la France et la Bulgarie. Après avoir réalisé Cosmonautes, produit par l’Atelier documentaire, ainsi que Gospel Bulgare, co-réalisé avec Pierre Bariaud et produit par Arte Radio, elle tourne depuis 2013 Toujours Prêt, un film entre documentaire et fiction, et collabore en parallèle avec des réalisateurs comme Boris Lojkine, Antoine Viviani, Aurélien Deschamps à des projets d’écriture.
Sa résidence lui permettra de poursuivre son film Toujours Prêt, qui aborde la période communiste en Bulgarie.
 
Boris SVARTZMAN, Lettre aux habitants (Chine)
Après avoir fait des études en sociologie et en chinois, Boris Svartzman, Français d’origine argentine, exerce comme photographe. Il a vécu sept ans en Chine, et vit depuis 2006 à Paris, mais il poursuit des séries de photographies en Chine montrant l’impact de l’urbanisation sur les populations rurales et urbaines traditionnelles.Ses photographies ont été sélectionnées dans de nombreux festivals en France, en Chine, au Bangladesh et en Suède. Il a par ailleurs réalisé une série sur le nord Mali, à Gao (Bourse du Talent, 2010), dont trois images sont entrées à la collection des estampes de la BNF.
Son projet pour la résidence Louis Lumière s’intitule Lettre aux habitants, portrait d’une société rurale en pleine mutation à travers les habitants dans une barre d’immeubles après que leur village a été rasé. Les fêtes traditionnelles villageoises s’adaptent au cadre urbain et cristallisent ces mutations.
 
 
 

Photo : © Boris Svartzman
 
Images
  •   "Une place sous le soleil"de Karim Aitouna © hautlesmains productions / Waq Waq studio  
  •   Extrait de "Demande à ton ombre" d'Ammar Khodja  
  •   Arno Bitschy, Piano, Detroit, 2010  
  •   "Danse des habitants invisibles de la Casualidad", de Vincent Le Port (2010)  
  •   Extrait de "Mukashi Mukashi" de Anush Hamzehian  
  •   "Là où on disparaît", de Akihiro Hata  
  •   "Cosmonautes" de Bojina Panayotova  
  •   "Préludes", de Maria Kourkouta