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Carte blanche à Jean-Michel Frodon

Jean-Michel Frodon, critique et historien du cinéma, a accepté une carte blanche du catalogue cinéma de l'Institut français et propose un cycle de 13 films, accompagné d'une présentation et de notes critiques.
 
Critique de cinéma, notamment pour Le Monde, écrivain et historien, Jean-Michel Frodon a dirigé Les Cahiers du Cinéma. Il anime Projection publique, le blog ciné de Slate. Il vient de publier Assayas par Assayas, L'Art du cinéma et Il était une fois le cinéma. Il est également l'auteur des textes du catalogue des rétrospectives Benoit Jacquot, Claire Denis et Olivier Assayas en 2014.
 
L’Institut français lui propose une Carte blanche de premiers ou seconds films choisis dans son catalogue cinéma.
 
 

Parmi les nombreux traits qui attestent de la relation exceptionnelle qu’on nourrit, en France, avec le cinéma, on remarque un phénomène singulier : l’existence simultanée de créateurs appartenant à trois, voire quatre générations simultanément. À l’heure d’écrire ces lignes, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, Alain Cavalier filment, et leurs œuvres seront montrées, comme le sont les films réalisés, décennie après décennie, par ceux qui sont venus rejoindre les rangs extraordinairement nombreux et divers qui font « le cinéma français ».
 
Cela passe, bien sûr, par un renouvellement constant des talents, mais un renouvellement qui ne chasse pas les prédécesseurs, mais au contraire à la fois s’en nourrit, les interroge, les conteste parfois, leur répond par de nouvelles directions aussi.
 
Depuis les années 1980, une des caractéristiques du cinéma français est le nombre élevé de premiers films réalisés chaque année (70 en moyenne au cours des 10 dernières années). Également significatif sur la durée est le nombre des deuxièmes films, attestant que les coups d’essai ne restent pas sans lendemain. Des dispositifs spécifiques, comme l’existence du collège de l’Avance sur recettes spécialement dédié aux premiers et deuxièmes films, participent à ce renouvellement.
C’est de sa richesse que cette sélection entend témoigner, avec un ensemble de films choisis comme représentatifs d’une diversité de tons, de sujets et de styles, aussi bien que reflétant mes goûts de critique suivant depuis plus de 30 ans ce qui s’invente dans les cinémas du monde, et singulièrement dans le cinéma de mon pays.
 
Plusieurs caractéristiques significatives émergent de cette liste de 13 films réalisés il y a moins de 10 ans, au-delà de l’affirmation de la qualité de chaque œuvre prise individuellement.
 
 
L'importance des femmes et des réalisateurs « issus de l’immigration »
 
La première témoigne de la place importante, sans équivalent ailleurs dans le monde même si encore insuffisante, du nombre de femmes parmi les jeunes cinéastes : Marie Amachoukeli, Claire Burger, Lucie Borleteau, Alix Delaporte, Céline Sciamma,  Mia Hansen-Love, Çağla Zencirci ne sont pas des exceptions. Elles appartiennent à une génération de cinéastes où les femmes sont davantage représentées que jamais auparavant.
 
Un deuxième aspect digne d’attention, signalé par la présence de Rachid Djaidani et de Djinn Carrenard, concerne la lente mais bien réelle montée en puissance de la participation à la création de réalisateurs « issus de l’immigration ». Insuffisante encore, cette tendance ne fait que se développer. 
 
Une autre dimension de cette sélection est la présence de films qui interrogent la séparation entre documentaire et fiction : de manière chaque fois particulière, Party Girl, Patria obscura, L’Apprenti, Rengaine, Donoma, Noor mettent en jeu, et au travail, l’invention d’histoires, la composition créatrice, la part d’interprétation et l’enregistrement du réel.
 
 
Loin d'un « cinéma du Quartier latin »
 
On remarque également, à propos de ce cinéma français qu’on a parfois accusé de parisianisme, que la grande majorité des films sont situés dans d’autres environnements que la capitale : un port normand pour Angèle et Tony, la campagne pour L’Apprenti, des quartiers déshérités en Moselle pour Party Girl, divers aspects de la banlieue dans Donoma, Eastern Boys et Tomboy, la France des Ardennes aux Landes via le Massif central dans Patria obscura, la Bretagne dans Artémis, Strasbourg dans Vandal… Sans parler du détour viennois de Tout est pardonné, des horizons lointains du Pakistan de Noor, des voyages au long cours de Fidélio. Et le Paris de Rengaine, ou d’une partie d’Eastern Boys, ne ressemble en rien au cliché sur un soi-disant « cinéma du Quartier latin » (au demeurant fort rare) accolé au cinéma français.
 
La formation des réalisateurs est également très variée, Céline Sciamma, Samuel Collardey et les auteurs de Party Girl viennent de La Fémis, Hubert Viel a suivi une autre école de cinéma, l’ESRA, Alix Delaporte, avant La Fémis, a été journaliste reporter, Lucie Borleteau a commencé comme productrice, Stéphane Ragot vient de la photo, Helier Cisterne sort d’une fac de philo, Robin Campillo a d’abord été scénariste et monteur, Mia Hansen-Love a commencé comme critique et comme actrice, Carrenard et les auteurs de Noor sont des autodidactes, comme Rachid Djaïdani, également champion de boxe, acteur et écrivain.
 
 
Diversité des styles
 
Sur le plan stylistique, les films sont tout aussi divers. On y trouve assurément des suites de la grande déflagration désormais lointaine que fut la Nouvelle Vague, mais sous des formes extrêmement variées. Ainsi détecte-t-on une réminiscence très actuelle du néo-réalisme dans Party Girl, L’Apprenti ou Noor, les échos du film-essai où la recherche et la mise en jeu personnelle nourrissent l’émotion dans Patria obscura, une liberté de filmage et une sensualité dans l’utilisation de la caméra, de la lumière et des sons remarquables dans Eastern Boys ou, très différemment, Fidélio.
 
Ainsi perçoit-on une énergie à fleur de peau, de gestes, de mots qui enflamme Rengaine de manière immédiate, à travers des dispositifs complexes dans Donoma, tandis que la liberté joueuse, entre intimisme, fantastique et réalisme d’Artémis, cœur d’artichaut rappelle sans imiter personne la vivacité de Tirez sur le pianiste ou de Bande à part. Tout est pardonné, alliant légèreté et profondeur, cinéma au plus près d’une vie qui s’éveille et angoisse devant l’absence, le mensonge et la mort, renouvelle grâce à la sensibilité inventive de sa mise en scène le roman d’initiation.
 
Plus classiques dans la forme, les films d’Alix Delaporte, Hélier Cisterne et Céline Sciamma réussissent de puissants portraits de personnages, qui ouvrent à chaque fois sur des zones d’ombre, inquiétantes et séduisantes, où jamais le cinéma ne se contente d’illustrer un discours ou un récit.
 
 
De multiples approches de la vie contemporaine
 
Ce cinéma marque aussi par la variété des thématiques abordées même si, très naturellement de la part de jeunes réalisateurs, les récits d’initiation y trouvent une large part. On y trouve de multiples approches de la vie contemporaine, des interrogations sur l’identité sexuelle et sociale, l’affirmation de multiples modes très actuels de relation entre soi et les autres, entre soi et le monde. Cela va des graphs urbains de Vandal aux joutes oratoires de Donoma, des jeux dangereux d’Eastern Boys à l’odyssée de l’héroïne de Fidélio, ou à celle du héros de Noor, de l’enquête historique et familiale de Patria Obscura à l’exploration des attachements affectifs et familiaux de Party Girl, de Rengaine ou de Tout est pardonné
 
Enfin, ces films de jeunes cinéastes sont aussi, et heureusement, l’occasion de la découverte de nouveaux visages, de nouveaux corps, de nouvelles voix, de nouvelles manières de bouger. Ariane Labed, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Olivier Rabourdin, Émile Berling font partie de ce renouvellement qui marque l’ensemble du jeune cinéma français.
 
Jean-Michel Frodon

 

Présentation des films par Jean-Michel Frodon

 
  • Angèle et Tony  d’Alix Delaporte, avec Clotilde Hesme, Gregory Gadebois, Évelyne Didi, 2011, 82 min
Nul hasard si les deux protagonistes portent des prénoms empruntés à Pagnol et Renoir, c’est bien avec une sorte de réalisme sentimental à la française que renoue la réalisatrice Alix Delaporte. Son film conte une romance entre une jeune femme à peine sortie de prison qui veut récupérer la garde de son fils et un marin pêcheur de Port-en-Bessin en proie aux effets destructeurs des quotas européens. Se défiant de tout lyrisme, le film mise entièrement sur la retenue, que ce soit dans l’expression des sentiments ou dans le commentaire sur les situations sociales.
 
  • L’Apprenti de Samuel Collardey, avec Paul Barbier, Mathieu Bulle, Jeannine Barbier, 2008, 85 min
Il ne fait d’abord aucun doute, tandis que l’on s’attache aux pas de Mathieu, adolescent au corps monté en graine, au visage et à la voix encore saturés d’enfance, qu’il s’agit d’un documentaire. Dans la ferme où il est apprenti, auprès de sa mère qui met en lui ses espoirs d’une vie meilleure, avec ses copains du lycée agricole, jamais la caméra ne semble là pour autre chose que pour enregistrer les faits et gestes du quotidien. Et pourtant la fiction aussi y trouve place, dans la tension qui peu à peu se met en place et convainc qu’il s’agit bien ici de personnages, et de raconter une histoire, même si ceux qui l’incarnent ressemblent intimement à ceux qu’ils jouent. Tourné en 35 mm, avec des choix de réalisation (cadre et lumière) qui viennent de la fiction classique, L’Apprenti, histoire banale mise en image de manière magnifique devient une simple et ample épopée.
 
Le film doit beaucoup à la présence constamment intrigante, réjouissante, urticante, pétillante des deux interprètes principales, dans des rôles qui hybrident sans complexe figures de la mythologie grecque et portraits impressionnistes d’étudiantes d’aujourd’hui. Marchant sur les traces à demi-effacées de Jacques Rozier, cette expédition amoureuse de deux jeunes filles au bord de la mer s’offre en noir et blanc des envolées fantasmagoriques, des échappées d’attention précise et délicate, des entrechats musicaux et festifs, avec une sorte de naturel qui met d’excellente humeur.
 
  • Donoma de Djinn Carrénard avec Emilia Derou-Bernal, Sekouba Doukouré, Salomé Blechmans, Mathieu Longate, Laëtitia Lopez, Laura Kpegli, 2011, 135 min
Donoma est un ruissellement de récits, de sentiments et de mots qui construisent peu à peu un espace émotionnel inconnu, et pourtant aux échos familiers. Si on y parle et on y bouge comme le font ses personnages, jeunes gens des banlieues françaises marginalisés par un monde qui ne les aime pas plus qu’ils ne l’aiment, le folklore « cité » est explosé en moins d’une minute. Affaires de désir, de codes, de croyances, d’espace à partager, à occuper ou à construire. L’énergie communicative des protagonistes est la même qui a permis la naissance de ce « film à 250 euros », et sa diffusion remarquée grâce l’activisme inépuisable de ceux qui l’ont fait.
 
  • Eastern Boys de Robin Campillo, avec Dominique Rabourdin, Kiril Emelyanov, Danil Vorobyev, Edea Darcque, 2013, 128 min
Cette histoire de drague homosexuelle qui tourne à la confrontation entre un quadragénaire parisien et un groupe de jeunes émigrés « sauvages » venus de l’Est met en place une circulation d’affects, de rapports physiques et un jeu de tensions affectives et sociales. Le jeu très inspiré d’Olivier Rabourdin, à l’unisson de la mise en scène sensible et intense, fait d’Eastern Boys à la fois un conte épuré, une histoire d’amour dangereuse et une interrogation très actuelle, avant de basculer dans un autre monde et dans une autre tonalité, celle du polar, des boulevards extérieurs de Paris au no man’s land d’une lointaine banlieue aussi abstraite que bien réelle.
 
Mécanicienne douée, Alice assure la maintenance des énormes machines qui font avancer le Fidélio, ce porte-container bientôt bon pour la casse. Elle répare les grosses avaries et bricole les branchements quand le matériel ne suit pas. Elle sait aussi se débrouiller avec les gars du bord, société masculine de marins depuis la nuit des temps, machisme ordinaire, blagues de cul sans méchanceté, mais quand même elle est canon, et il fait chaud, et les trajets en mer sont si longs. Elle sait faire avec, et contre, quand il faut. C’est avec elle-même qu’elle est moins assurée. Les tuyauteries du désir, les câbles des émotions, l’inextricable machinerie des sentiments sont plus incertains, surtout lorsque, laissant à terre son amoureux dessinateur, la belle et sensuelle jeune femme retrouve à bord, sans d’abord l’avoir voulu, son ex-grand amour devenu capitaine.
 
  • Noor de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, avec Noor, Uzma Ali, Baba Muhammad, 2012, 78 min
La beauté exceptionnelle des images, puissance visuelle qui concerne aussi bien les visages, les paysages, les intérieurs, marque ce voyage à travers le Pakistan aux côtés d’un personnage improbable : un jeune homme devenu travesti, qui a décidé à retourner à sa masculinité, et qui devient chauffeur routier. En chemin vers les plus hautes montagnes du monde, il croise nombre de figures étonnantes. Inscrit dans un territoire, géographique mais aussi spirituel et émotionnel, le parcours de Noor, chevalier errant à la recherche de lui-même chevauchant un destrier de 30 tonnes, devient une grande et belle aventure, étonnamment contemporaine et éternelle.
 
  • Party Girl de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis, avec Angélique Litzenburger, Joseph Bour, Mario Theis, Samuel Theis, Séverine Litzenburger, 2014, 95 min (bientôt disponible)
Angélique a 60 ans. Elle vit depuis toujours de ses charmes, entraîneuse aimant cette vie d’ivresses diverses, de rencontres le plus souvent sans lendemain avec de nombreux hommes. Mais Michel, lui, aime Angélique. Autour d’eux, le film se transforme en un tourbillon d’énergie, de fragments de vies cassées mais pas mortes, accueillant ces corps chargés d’histoire, de désirs, d’illusions, dans les rues pas folichonnes d’une ville de Lorraine en hiver – avec la fermeture des mines en arrière-plan –, jamais visible, jamais absente. C’est réaliste et délirant, du documentaire et de la fiction, pour rire et pour pleurer.
 
Toute histoire d’une famille française, avec ses inévitables parts d’ombres et ses nécessaires hasards, est-elle une possible description de l’histoire de France ? Possible. Encore faut-il avoir l’énergie d’y aller chercher, et le talent de la raconter. Stéphane Ragot réussit à en déplier les recoins, en parcourir les avenues et les chemins de traverse, qui mènent un peu partout à travers le pays, qui croisent les grands événements du XXe siècle et l’actualité la plus immédiate et la plus inquiétante.
 
  • Rengaine de Rachid Djaidani, avec Slimane Dazi, Sabrina Hamida, Stéphane Soo Mongo, 2012, 75 min
Annoncé comme un conte, Rengaine est une variante, dans le Paris d’aujourd’hui, de Roméo et Juliette, mais aussi une chronique de la vie du mauvais côté des rambardes du pouvoir, de l’argent et de l’adaptation sociale, une fantasmagorie contemporaine. Il était une fois Dorcy et Sabrina, ils étaient jeunes et beaux, ils s’aimaient. Mais Dorcy est noir (et issu d’une famille chrétienne), Sabrina est arabe (et issue d’une famille musulmane). Sous l’impulsion du grand frère de Sabrina, son innombrable fratrie se mobilise. Le film fonce dans les rue de la ville, les lumières du jour, de la nuit, des cafés, des boîtes et des gares. Il écoute la parole inventive et inspirée de ses multiples protagonistes, sature l’écran de très gros plans instables, surchargeant d’énergie une réalisation qui ne peut compter que sur le magnétisme de ses interprètes, et la tension qui ne cesse de renaître entre leur visage et la caméra.
 
  • Tomboy de Céline Sciamma, avec Zoé Héran, Malonn Levana, Mathieu Demy, Sophie Cattani, 2011, 82 min
L’histoire d’une fille de 10 ans qui se fait passer pour un garçon auprès de ses copains et ne sait plus comment tenir cette identité usurpée semblait promise à une bien-pensante illustration du droit à la différence. La mise en scène et l’interprète principale, la jeune Zoé Heran, étonnante de présence, mais aussi les personnages secondaires et la place dévolue à la nature emmènent le film dans son véritable espace : pas celui de la psychosociologie enfantine ou de la guerre des sexes, mais celui autrement profond et complexe des contes de fées. De ce conte, Laure/Michaël saura devenir l’authentique héro(ïne), et c’est tout à l’honneur du film de lui avoir ouvert cette place. Parce que cette ouverture est aussi offerte à tous les spectateurs.
 
  • Tout est pardonné de Mia Hansen-Love, avec Paul Blain, Constance Rousseau, Marie-Christine Friedrich, Olivia Ross, 2007, 105 min
Le premier film de Mia Hansen-Love raconte très simplement une histoire très compliquée. Non pas compliquée au sens où elle serait difficile à comprendre, mais au sens où elle mobilise des relations complexes, entre des moments différents de la vie, des époques, des générations, entre personnes qui n’ont pas le même âge, pas le même pays ni la même langue maternelle, pas le même sexe, pas la même idée de l’existence. A Vienne puis à Paris, hier puis aujourd’hui, il y a cette spirale-ci de la dépendance et du désir de mort, cette spirale-là où s’affronte respect de l’autre et combat pour sa propre survie. Il y a l’infini feuilletage des relations où se joue la liberté et l’abandon de soi, l’appartenance voulue, acceptée ou subie. Un homme va mourir, une jeune fille va s’éveiller à la vie, c’est comme un mouvement qui aurait commencé de toute éternité, sans pathos mais avec amour pour chacun.
 
  • Vandal d’Hélier Cisterne, avec Zinédine Benchenine, Chloé Lecerf, Émile Berling, Jean-Marc Barr, Brigitte Sy, 2013, 84 min
Chérif, trublion du collège, est envoyé chez un oncle apprendre un peu la vie et le travail de chantier. Grâce à la belle figure d’un cousin double face, il découvre le monde de la nuit des graffeurs. Vandal est un beau film par sa vitesse et ses changements de rythme, par son absence de discours sur (quoique ce soit), par sa capacité à privilégier la troublante émotion d’une composition graphique géante sur un mur de la ville plutôt que la sociologie ou la psychologie. Les figures en miroir des deux cousins remarquablement joués par Zinédine Benchenine et Émile Berling y sont pour beaucoup, tout comme un usage très fin de la musique, près des émotions, loin des clichés.
 
 
 

Photo : Fidélio l’odyssée d’Alice de Lucie Borleteau
 
Images
  •   "Party Girl" de Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis  
  •   "Angèle et Tony" d’Alix Delaporte  
  •   "Eastern Boys" de Robin Campillo