La Haine rejoint IFcinéma à l'occasion du 30e anniversaire de sa sortie
Publié le 10 juin 2025
Film culte du cinéma français, La Haine s’est imposé comme une onde de choc lors de sa sortie en 1995. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, récipiendaire de trois César et fort de deux millions d’entrées en salles, il a contribué à la mise en lumière de Mathieu Kassovitz comme réalisateur et de Vincent Cassel comme acteur. A l'occasion des 30 ans du film, l’Institut français a acquis les droits pour IFcinéma, permettant ainsi des projections de cinéma, publiques et non-commerciales partout dans le monde.
La passion du 7e art
Né le 3 août 1967 à Paris, Mathieu Kassovitz grandit dans l’industrie du cinéma avec une mère monteuse de films et un père réalisateur. Il suit rapidement leurs traces en se lançant comme assistant réalisateur sur des productions de cinéma et de télévision. En 1990, il tourne Fierrot le Pou, son premier court métrage, pour lequel il obtient plusieurs prix. Cinq ans plus tard, il passe au long métrage avec Métisse, mais c’est avec La Haine qu’il est définitivement révélé au grand public en 1995. Alors qu’il poursuit sa carrière d’acteur avec des succès comme Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ou Vie sauvage, il tourne cinq autres longs métrages en tant que réalisateur dont Les Rivière pourpres et Babylon A.D.
La naissance de la haine
En banlieue parisienne, trois amis se retrouvent au petit matin après les émeutes survenues dans une cité suite à une imposante bavure policière. L’un d’entre eux veut impérativement venger son copain s’il ne survit pas et récupère l’arme d’un policier pour accomplir son œuvre. Ses deux complices tentent de le calmer et de jouer les médiateurs pour éviter que les choses ne s’enflamment. Leur itinéraire va s’étirer de 10 heures du matin jusqu’au lendemain à l’aube.
Une vision percutante de la banlieue
Dans La Haine, Mathieu Kassovitz cherche à montrer la manière dont le cercle vicieux de la haine se met en place. Lors de sa sortie, le film a notamment marqué les esprits par son approche sociale très critique, inhabituelle dans le cinéma français. Le cinéaste l’a transformé en réquisitoire contre la police, tout en voulant dépeindre le quotidien des jeunes de banlieue. Particulièrement créatif dans le cadrage, les mouvements de caméra, mais aussi l’éclairage, il a multiplié les innovations visuelles en maintenant un rythme haletant de bout en bout.
Un film culte, multi-récompensé
Présenté au Festival de Cannes en 1995, La Haine remporte le prix de la mise en scène et obtient immédiatement un grand succès lors de sa sortie en salles avec deux millions d’entrées. Onze fois nommé aux César en 1996, il remporte trois récompenses, dont celles du meilleur film et du meilleur montage. Considéré comme culte, il a largement lancé les carrières de Mathieu Kassovitz et de Vincent Cassel. Pour les 30 ans du film, l’Institut français a acquis les droits et met à disposition le film sur sa plateforme IFcinéma. Des projections non-commerciales du film vont ainsi pouvoir être organisées partout dans le monde par le réseau culturel français à l’étranger.
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