L’auteur Michael Disanka présente sa nouvelle création

Publié le 12 mars 2025

Michael Disanka
Michael Disanka © Nathalie Sternalski

Comédien, metteur en scène et dramaturge, Michael Disanka est l’un des talents de la scène congolaise. Créateur du collectif D’Art-d’Art, il est l’auteur de plusieurs œuvres et a collaboré avec des interlocuteurs d’importance comme le KVS de Bruxelles, le centre d’art Waza de Lubumbashi ou encore Les Bancs Publics à Marseille. Accueilli en résidence par le Théâtre l’Aire Libre, scène majeure de Rennes Métropole, avec l’appui du programme PAIR (Programme pour artistes internationaux en résidence) de l’Institut français, et soutenu par le dispositif Des mots à la scène pour une étape de recherche au Kasaï (République démocratique du Congo, il a présenté au Théâtre l’Aire Libre sa nouvelle création dramaturgique, Je suis l’acteur de la poésie de ma mère. 

« L’urgence c’est ce qui est mis en mouvement pour poser des actes, pour poser des actes parlants, pour nommer les choses.

Un artiste fourmillant d’idées

Né le 17 février 1987 à Kinshasa en République démocratique du Congo, Michael Disanka est comédien, metteur en scène, dramaturge et auteur. Après avoir obtenu un diplôme d’art dramatique à l’Institut National des Arts de Kinshasa en 2011, il crée, la même année, le collectif D’Art-d’Art. En 2012, il démarre sa collaboration avec le KVS de Bruxelles et rencontre le dramaturge congolais Dieudonné Niangouna, qui devient son maître à penser. Ensemble, ils participent à différents festivals dont Connexion Kin en 2012 et 2013, Mantsina sur scène en 2012 à Brazzaville et Theaterformen en 2013 à Hanovre.

Michael Disanka a réalisé plusieurs mises en scène, notamment Yoka mboda qu’il a également écrit, L’Illusion du professeur Mumbal’ikie, Le Rêve, Village fou de Koffi Kwahule, Parole de femme d’Annie Leclerc, L’Herbe qui souffre de Michel Torrekens et Solo Dios Basta écrit par le Père Constantin. Ses propres textes ont été mis en lecture, aux côtés d’autres auteurs, dans le spectacle Diseurs de textes présenté par le collectif D’Art-d’Art à Kinshasa. En 2016, il se lance sur le projet 00243 avec le centre d’art Waza de Lubumbashi, puis il est invité en 2018 par Les Bancs Publics à Marseille pour le projet 40 et 7 000 façons de mourir. Au même moment, la première mondiale de Sept mouvements Congo a lieu au festival Connexion BXL.

L’urgence d’une dramaturgie engagée

Michael Disanka évoque fréquemment l’urgence dans ses œuvres : son travail sonne, dès lors, comme une revanche pour lui, qui, bègue, n’était pas attendu dans le monde des arts du spectacle. Porté par la passion, il écrit comme on lutte pour aligner les mots, exprimer ses pensées, ses joies, ses peines et ses colères. Il est également un dramaturge engagé comme le montre sa récente création Neci Padiri, réel plaidoyer pour l’égalité des genres, qui met en scène l’héroïsme au féminin et le besoin de réinventer le monde.

Dans Sept Mouvements Congo, il témoigne du devoir de mémoire et de l’urgence de ne pas oublier, de se souvenir. Au sein de l’Histoire contemporaine du Congo, il laisse entrevoir des espaces de rêves, mais aussi l’espoir qui subsiste en toutes circonstances. Michael Disanka vient également de réaliser une étape de recherche, menée au Kasaï en République démocratique du Congo avec le soutien du dispositif Des mots à la scène de l’Institut français.

Une résidence au Théâtre l’Aire Libre

Michael Disanka est accueilli en résidence par le Théâtre l’Aire Libre, scène majeure de Rennes Métropole, avec l’appui du programme PAIR (Programme pour artistes internationaux en résidence) de l’Institut français. Il travaille sur son projet de création dramaturgique, Je suis l’acteur de la poésie de ma mère. Construit comme un solo, ce projet est basé sur l’écriture d’une parole à demi-chantée invitant à un plongeon dans l’histoire du Congo des années 1960 sur les traces de sa mère.

Ce temps d’écriture intervient alors que Michael Disanka termine l’assemblage de matériaux propres à son théâtre du scratching (la dramaturgie du bègue). Dans ce contexte, le Théâtre l’Aire Libre organise plusieurs temps d’échange avec le public, mais aussi des étudiants en arts du spectacle et du conservatoire. Deux représentations publiques auront lieu en conclusion. Le Théâtre l’Aire Libre entend poursuivre sa collaboration avec Michael Disanka par l’accueil de son spectacle après sa création au printemps 2026 au KVS de Bruxelles.

Timeline

Michael Disanka crée le collectif D’Art-d’Art.
Il démarre sa collaboration avec le KVS de Bruxelles et rencontre le dramaturge congolais Dieudonné Niangouna.
Il est invité par Les Bancs Publics (Marseille) pour le projet 40 et 7 000 façons de mourir.
Michael Disanka est accueilli en résidence par le Théâtre l’Aire Libre avec l’appui du programme PAIR (Programme pour artistes internationaux en résidence) de l’Institut français.
Il effectue également une étape de recherche au Kasaï, avec le soutien du dispositif Des mots à la scène de l'Institut français.

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