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Banbali (100 fin) de Kadidja Tiemanta (Mali)
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Le programme Résidanses s’invite à Marrakech et à Tunis !

Le programme Résidanses a pour objectif d’accompagner les chorégraphes émergents du continent africain dans leur processus de création. Il permet aux artistes et aux compagnies d’effectuer des résidences pour développer de nouvelles étapes de création sous l’accompagnement d’un tutorat d’artistes confirmés du continent disposant d’un lieu d’accueil et de création. Toutes les résidences ont lieu en Afrique, avec la possibilité d’un temps de résidence en France en lien avec un partenaire identifié. 

Mis à jour le 20/04/2023

2 min

Des créations accompagnées par le programme Résidanses porté par l’Institut français dans la dynamique de la Biennale de la danse en Afrique

Ainsi 3 des projets chorégraphiques des Résidanses ont déjà pu être montrés au tout récent festival On Marche, à Marrakech du 10 au18 mars 2023. 

D’autres créations seront ensuite montrées pendant le Festival Carthage Danse, à Tunis du 10 au 17 juin 2023, qui a notamment vocation à faire découvrir les talents subsahariens.

Certains, parmi les meilleurs de ces projets, pourront ensuite être présentés à Maputo en novembre pour la Biennale de la danse en Afrique. 

 

Retours sur Marrakech : 3 projets Résidanses à découvrir 

Le Festival international de danse contemporaine  On marche, à Marrakech, a réuni cette année encore des danseurs et professionnels de la danse venus du monde entier. Cette 16ème édition a notamment permis d’inviter 3 jeunes chorégraphes émergents à présenter leur nouvelle création, fruit de leur travail mené grâce à l’accompagnement du programme « Résidanses » de l’Institut français en 2021 puis 2023.

Banbali (100 fin) de Kadidja Tiemanta (Mali) 

Un dialogue corporel, un voyage chorégraphique qui retranscrit les émotions face à la maladie d’une mère, l’angoisse, la détermination, le dépassement de soi. La performance projette dans un univers incertain, en quête de réponses face à des situations incontrôlées. Entre mouvements fluides et saccadés, Kadidja Tiemanta passe de l’espoir à la tourmente, de la confusion à la résilience, en quête d’une guérison de l’âme.

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Banbali (100 fin) de Kadidja Tiemanta (Mali)
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DIHYA de Mohamed Lamqayssi (Maroc) avec Chourouk El Mahati

Le spectacle DIHYA prend comme point de départ la défaite de la reine Amazigh DIHYA dans sa bataille contre l’invasion des omeyyades après 5 ans de résistance, une bataille qui marque la fin d’une ère où régnait un système matriarcal pour laisser place au patriarcat arabo-musulman. À travers cette pièce qui évoque le pouvoir, le sacrifice, la liberté et l’amour, Mohammed Lamqayssi imagine des réalités différentes, celles où DIHYA aurait pu écrire d’autres scénarios…

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DIHYA de Mohamed Lamqayssi (Maroc) avec Chourouk El Mahati
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Ficksion de Daouda Keita (Mali) 

Son spectacle Ficksion est né en 2020 au cœur de la pandémie de Covid-19. « Dans Ficksion, l’artiste écrit ce corps confiné, ballotté, invisible, se mouvant dans un espace encombré de ce que l’on ne veut plus ou de ce que l’on ne veut pas voir, semé d’embuches, rampant entre les couches de cartons instables, progressant par strates successives, tout autant physiques qu’intimes et intérieures ». 

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Ficksion de Daouda Keita (Mali)
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Ficksion de Daouda Keita (Mali)
L'institut français, LAB