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16 Levers de soleil, de Pierre-Emmanuel Le Goff
Cinéma
Numérique

#370

Oeuvre

5 min

16 Levers de soleil, de Pierre-Emmanuel Le Goff

Complément de l'expérience en réalité virtuelle Dans la peau de Thomas Pesquet, le documentaire 16 Levers de soleil plonge le spectateur dans le quotidien de l'astronaute, au cœur de la station spatiale. La conquête de l'espace y prend les accents contemplatifs d'un voyage intérieur.

© La Vingt-Cinquième Heure
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Un habitué de l'innovation

Diplômé en droit et en cinéma, Pierre-Emmanuel Le Goff multiplie, à ses débuts, les expériences, de la photographie de mode à l'édition musicale, en passant par assistant réalisateur. Il met les pieds dans le cinéma avec le court-métrage Alice au pays s'émerveille (2009) de Marie-Eve Signeyrole, qu'il produit entièrement grâce à une plateforme de financement participatif. Il exploite ensuite ce talent de producteur « pirate » pour Donoma (2011), film de Djinn Carrenard qu'il fait connaître grâce à une tournée en bus dans toute la France. Ces succès l'amènent à créer La Vingt-cinquième heure, société de production qui privilégie les formats novateurs. Elle lui permet d'ajouter une corde à son arc, puisqu'il n'y est plus seulement producteur, mais réalise ses premiers longs-métrages : Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros (2016) et 16 Levers de soleil (2018).

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Thomas et Antoine

Le 16 novembre 2016, Thomas Pesquet réalise son rêve d'enfant : s'envoler pour l'espace, à 450 kilomètres de la Terre, dans la station spatiale internationale. Tout au long de ces 6 mois d'aventure hors du commun, l'astronaute garde avec lui des caméras afin de rendre compte de son quotidien, ainsi que de celui de ses compagnons. Il emporte également dans ses bagages l'œuvre littéraire d'un autre grand voyageur, Antoine de Saint-Exupéry. Face à l'infini, les textes de l'écrivain et les visions de l'astronaute se répondent dans un somptueux ballet.

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Des deux côtés de la caméra

Pour élaborer 16 Levers de soleil, le dispositif de tournage a du être pensé largement en amont du voyage. Au décollage, Thomas Pesquet disposait ainsi d'une « shooting list » très précise, détaillant les plans à réaliser, mais aussi les angles de cadrage, les optiques à utiliser ou les mouvements à mettre en place. Un travail d'autant plus complexe que la station spatiale tourne à 28 000 km/h et que l'astronaute ne s'attelle à cette tâche que sur ses temps de pause. Mais la préparation a permis à Thomas Pesquet d'affiner son point de vue sur le récit et d'affirmer un étonnant regard de cinéaste lors de scènes tournées à l'improviste.

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Voyage planétaire

En tant que spectateur, Thomas Pesquet a toujours été frustré de ne pas avoir accès à l'intimité des spationautes pendant leurs voyages. 16 Levers de soleil se présente donc comme « une manière d'emmener tout le monde avec lui. » Cette dimension planétaire et pédagogique a permis au documentaire de voyager partout dans le monde, dans les plus grands festivals internationaux : du festival de Cannes (en clôture du « Doc corner », 2018) au festival international du documentaire de Copenhague (2019) en passant par le Green film festival de San Francisco (2019).

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L'Institut français et l'oeuvre

16 levers de soleil est diffusé à l'international par l'Institut français. L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 500 titres permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde.

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