d'oeuvrescross
As deep as I could remember, as far as I could see, de Tarik Kiswanson
Arts visuels

#244

Oeuvre

2 min

As deep as I could remember, as far as I could see, de Tarik Kiswanson

L’œuvre d’art sculpturale, sonore et performative, As deep as I could remember, as far as I could see, de Tarik Kiswanson met en scène une dizaine d’enfants récitant des textes en chœur, dans un décor sculptural fait de lames de métal.

© Martin Argyroglo
cross

Sculpture et mouvement

Né en 1986 en Palestine, Tarik Kiswanson présente un parcours riche en expériences variées. L’artiste a grandi en Suède, étudié à Londres, puis à Paris, où il vit et travaille aujourd’hui. En 2016, il présente une œuvre marquante au Collège des Bernardins : un ensemble sculptural constitué de lames de métal réfléchissantes, divisant les silhouettes des visiteurs en un puzzle poétique.

 

Tarik Kiswanson tire du mélange des cultures inhérent à son parcours un goût pour le trouble. Il cite volontiers le philosophe martiniquais Édouard Glissant (1928-2011) et sa « pensée du tremblement », qui refuse la fixité et se nourrit des flux et de l’impermanence du monde.

cross

Danse sonore

Présentée pour la première fois en 2018 au sein de Lafayette Anticipations - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette à Paris, la performance As deep as I could remember, as far as I could see a pour protagonistes une dizaine d’enfants, qui évoluent entre de fines lames de métal de quatre mètres de hauteur, suspendues au plafond et rasant le sol.

 

Les enfants les effleurent et courent autour d’elles, les faisant bouger pour bouleverser les reflets qu’elles renvoient aux spectateurs, et récitent des textes ayant pour thèmes l’amour, le pardon et l’exil. Parfois, leurs voix s’unissent en un même récit, accentuant la sonorité théâtrale de cette performance.

cross

Un travail collectif

Car son parcours et ses réflexions empruntent bien des chemins, Tarik Kiswanson collabore volontiers avec diverses personnes, artistes ou non, et divers corps de métier.

 

C’est le cas pour As deep as I could remember, as far as I could see : les enfants viennent de l’école bilingue Jeannine Manuel (Paris), et les costumes résultent d’un partenariat avec l’atelier de modélisme écoresponsable et solidaire Mode Estime. Situé sur l’Île Saint-Denis, cet atelier est porté par une mission de réinsertion sociale.

cross

Explorations

As deep as I could remember, as far as I could see est introduite à Paris en mai 2018, et présentée en 2019 à la Biennale Performa de New York aux États-Unis.

cross
L'Institut français et le projet

La performance As deep as I could remember, as far as I could see, de Tarik Kiwanson est une commande de Performa, manifestation historique dédiée à la performance à New York. Elle a bénéficié du soutien de l’Institut français, dans le cadre du programme IF Incontournable, qui accompagne la présence des artistes vivant en France sur des lieux ou des festivals qui sont des références à l’international. En savoir + sur le programme IF Incontournable