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Battlescar – Punk was invented by girls, de Martin Allais et Nico Casavecchia
Numérique

#388

Oeuvre

2 min

Battlescar – Punk was invented by girls, de Martin Allais et Nico Casavecchia

Deux jeunes filles s’initient à la culture punk dans un New York des années 1970 à la fois inquiétant et jouissif. Avec Battlescar, court métrage d’animation en VR, Martin Allais et Nico Casavecchia transforment un conte moderne en expérience immersive.

Battlescar © Atlas V - 2019
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Expérimentations visuelles

Martin Allais et Nico Casavecchia, les réalisateurs de Battlescar, ont tous les deux une pratique ancrée depuis de nombreuses années dans les arts visuels et l’innovation technologique. Auteur du multi primé A Boy and His Atom (2013), un film réalisé grâce à des molécules de monoxyde de carbone et couronné du titre de « plus petit film d’animation en volume du monde » par le Guinness Book des records, Nico Casavecchia partage avec Martin Allais une passion pour les techniques de prise de vue mixtes, mais aussi pour la culture punk rock.   

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Plongée dans Lower East Side

Battlescar est un film d’animation non interactif en VR qui raconte l’histoire de Lupe, une jeune fille d’origine portoricaine de dix-sept ans qui s’initie à la culture punk dans le New York des années 1970. Cette fable sur le passage à l’âge adulte dépeint la rencontre de Lupe avec Debbie, une fille charismatique qui l’initie aux codes qui régissent le Lower East Side, un quartier déshérité mais en pleine ébullition musicale. Elles décident alors de fonder un groupe de punk et de s’imposer dans cet univers à la fois dangereux et excitant. Dans Battlescar, les différentes scènes s’enchaînent avec un rythme rapide, et exploitent les possibilités de la VR, qui permet au spectateur de se déplacer dans les plans et de s’approcher des personnages. Le court-métrage se concentre pourtant sur l’essentiel : sa narration, portée par la voix de Rosario Dawson (Jehnny Beth pour la version française), qui double l’intégralité des personnages et donne ainsi une véritable cohérence à l’ensemble.

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Poème punk

L’idée originale de Battlescar revient à Mercedes Arturo, coscénariste et compagne de Nico Casavecchia, et s’inspire de sa lecture du livre Just Kids de la chanteuse punk et poétesse Patti Smith. Elle fait naître chez le couple newyorkais l’envie de ressusciter une ville très différente de celle où ils habitent aujourd’hui. A travers les yeux d’une fille d’immigrés portoricains, c’est tout un pan de l’histoire de New York qui nous est raconté, dans un style visuel résolument cartoon. On la parcourt à travers un enchaînement de saynètes qui convoquent différentes techniques comme le collage, les dessins crayonnés ou le recours à des vignettes. Le film accorde aussi une place centrale au personnage historique d’Eda Stiletto, idole underground de la scène punk, qui fera office de mentor pour Lupe et Debbie.

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Un dispositif immersif

Battlescar est le fruit d’une co-production entre le studio français Atlas V, spécialisé dans les films en VR, la chaîne Arte, et les américains de 1stAveMachine et de Kaleidoscope. Présenté en trois chapitres de dix minutes, le film a été sélectionné dès 2018 dans des festivals prestigieux, dont le Tribeca Film Festival et la Biennale de Venise. Cette expérience immersive y était proposée au public dans un décor à taille réelle évoquant un squat new-yorkais.

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L'Institut français et l'oeuvre

Battlescar a été soutenu par l'Institut français dans le cadre French Immersion, programme de soutien à l’exportation de projets français de réalité virtuelle et augmentée et d’expériences immersives aux États-Unis proposé en partenariat avec les Services Culturels de l’Ambassade de France aux États-Unis, UniFrance, et le CNC.

L’œuvre fait également partie de Culture VR - la sélection, offre de contenus en réalité virtuelle destinés à la diffusion au sein des espaces du réseau culturel français à l'étranger ou de leurs partenaires.

En savoir + sur Culture VR : la sélection