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Cactus Flowers, d'Hala Elkoussy
Cinéma

#115

Oeuvre

1 min

Cactus Flowers, d'Hala Elkoussy

Le film Cactus Flowers, qui a vu le jour en partie grâce au crowdfunding, raconte l'épopée poétique, dans la mégalopole du Caire, de personnages à la découverte d'eux-mêmes.

© Transit Films – Nu'ta films
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Des arts visuels au cinéma

Née au Caire en 1974, Hala Elkoussy étudie l'image et la communication au Goldsmiths College, à Londres, dont elle sort diplômée en 2001. La jeune Égyptienne s'intéresse d'abord aux arts visuels : elle enseigne la photographie, crée avec d’autres artistes cairotes le collectif Contemporary Image Collective et, de 2000 à 2010, réalise diverses expositions, notamment à la Tate Modern de Londres ou le Stedelijk Museum d'Amsterdam. En 2010, elle reçoit le Prix Abraaj Group Art Prize.

 

Après une résidence de deux ans à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam, Hala Elkoussy se lance dans la réalisation cinématographique, avec un court-métrage remarqué, Mount of Forgetfulness (2010), puis un premier long-métrage, Cactus Flowers (2017). Entre cinéma et photographie, elle produit des fictions proches du documentaire sur Le Caire et ses habitants.

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Deux femmes, un homme et Le Caire

C'est le hasard qui pousse les trois protagonistes de Cactus Flowers à cheminer ensemble dans les rues du Caire. Suite à une inondation, Aida Hussein, une jeune actrice précaire, et Samiha, une septuagénaire d'origine bourgeoise, se retrouvent sans toit. Cette aventure fortuite les conduit à tisser des liens avec Yassin qui, lui, connaît bien la rue.

 

Du chaos de l'errance naît finalement une forme d'ordre, construit par les souvenirs et les interactions des personnages, et symbolisé par les chorégraphies qui rythment leurs péripéties. À l'instar des fleurs de cactus, la sévérité de leurs conditions de vie engendre une beauté inattendue.

Cactus Flower ( trailer )
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Esprit collaboratif et crowdfunding

Dans une Égypte où le cinéma indépendant peine à se faire financer, Cactus Flowers expérimente des solutions alternatives. Profitant de la reconnaissance qu'elle a acquise dans les arts visuels, Hala Elkoussy a cherché à faire connaître son projet grâce à une campagne de financement participatif. Si la réalisatrice a collecté la majorité des fonds grâce à des relations personnelles, souvent non égyptiennes, elle a souhaité, grâce au crowdfunding, montrer une voie originale à d'autres artistes de la région.

 

Avec 100 000 livres égyptiennes (soit environ 4700 euros) collectées grâce à ce crowdfunding et au mécénat, la production a exigé une importante économie de moyens, ainsi qu'un engagement bénévole de la part de l'équipe du film.

 

Le processus créatif a lui aussi été collaboratif : les acteurs eux-mêmes ont contribué au script au travers d'ateliers d'écriture.

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L'international au service du local

La création de Cactus Flowers s'appuie sur la reconnaissance internationale de sa réalisatrice, Hala Elkoussy. Dès sa genèse, le film a ainsi bénéficié d'une attention hors des frontières de l'Égypte. En 2010, la réalisatrice a bénéficié d'une bourse Hubert Bals, du Festival international du film de Rotterdam, pour le développement du projet et du scénario et d’un soutien à la production à travers l’Aide aux cinémas du monde (Institut français / CNC) en 2015.

 

Cactus Flowers décroche le Prix de la meilleure actrice pour Menha El Batraoui, dans le rôle de Samiha, l'un des trois personnages principaux, au Festival international du film de Dubaï.

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L'Institut français et le projet

Cactus Flowers a été soutenu par la Fabrique Cinéma de l'Institut français en 2015.

 

Ce programme accompagne de jeunes cinéastes de pays du Sud pour faciliter leur insertion sur le marché international du film.

 

 

En savoir + sur la Fabrique Cinéma.