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Diving Horses de Camille Grosperrin
Arts visuels

#99

Oeuvre

1 min

Diving Horses de Camille Grosperrin

Dans Diving Horses, Camille Grosperrin mélange documentaire et fiction autour du dernier « cheval plongeur », attraction américaine aujourd’hui presque entièrement disparue.

 

© Camille Grosperrin
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De sculptrice à vidéaste

Née en 1988, Camille Grosperrin commence par étudier la mode à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, et le travail de la terre et des émaux à l’École des arts décoratifs de Strasbourg. En développant les photos d’une de ses installations, elle trouve les clichés plus puissants que l’installation elle-même et décide d’exposer cette série de photographies, intitulée Ghosts, pour son diplôme, en 2012.

 

Camille Grosperrin se concentre désormais sur la création de projets photos et vidéos. Si elle continue aujourd’hui à fabriquer des objets, c'est toujours avec l’idée de les utiliser dans des vidéos.

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Une fiction documentaire

Diving Horses (2018) explore le sujet insolite des « chevaux plongeurs » qui sautaient avec leur cavalier dans des bassins depuis des rampes parfois hautes de 20 mètres, une attraction américaine très populaire dans les années 1930.

 

Si le début du film de 90 minutes donne l’impression que Diving Horses est un documentaire, la suite plonge le spectateur dans la fiction grâce aux personnages qui gravitent autour de Lightning, dernier Diving Horse encore en activité aux États-Unis, au Magic Forest Park, dans l’État de New York : une ancienne star du rock, un vieux rescapé de kidnapping, un chasseur d’ours fan du Titanic... qui œuvrent tous à prolonger autant que possible l'existence du spectacle.

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Immortaliser une attraction américaine

Camille Grosperrin découvre l’existence des diving horses par hasard à travers une photographie d’archives, qui l'interpelle par le caractère inhabituel de la scène montrant un cheval suspendu dans le vide. C’est en apprenant qu’il ne reste plus qu'un de ces chevaux plongeurs qu’elle décide de tourner un film sur le sujet.

 

Elle contacte alors le parc d'attractions de Magic Forest qui l'accueille pendant les six semaines que dure le tournage à l'été 2016. Le film est empreint de la nostalgie de ceux qui perpétuent la tradition des Diving Horses, qui s’éteindra avec Lightning, sous la pression des associations de défense de la cause animale.

 

Diving Horses fait écho au reste de l’œuvre de Camille Grosperrin, où elle explore la relation entre l’homme et l’animal, comme dans The Pale Horse (2014), un court-métrage basé sur le témoignage d'un homme que son cheval a ramené chez lui après une soirée arrosée.

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Voyager pour tourner

Camille Grosperrin, dans son travail autour de l'humain et de l'animal, a choisi des sujets qui l'ont amenée à tourner plusieurs de ses projets à l'étranger.

 

Après la création de Madi Showing The Magic Sings (2015) à Ouagadougou (Burkina Faso), Camille Grosperrin a tourné Another Love Story (2014) en Espagne, dans un refuge de lévriers descendant de l’Antiquité – pour un projet inspiré du mythe d’Hercule et de Tyros, et de son chien qui s’était teint la langue en rouge en mordant un coquillage.

 

Les recherches de l’artiste pour Diving Horses ont été exposées en décembre 2016 et janvier 2017 à la galerie Simultania de Strasbourg. À la fin de cette exposition, Camille Grosperrin a présenté une version de travail (40 minutes) de Diving Horses.

 

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L'Institut français et le projet

Diving Horses a été soutenu par l'Institut français en partenariat avec Strasbourg Grand Est.

 

L’Institut français s’associe à 21 collectivités territoriales pour le développement des échanges artistiques internationaux. 

 

En savoir + sur les programmes d'aide à projet en partenariat avec les collectivités territoriales.