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En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui
Cinéma

#157

Oeuvre

1 min

En attendant les hirondelles, de Karim Moussaoui

Avec En attendant les hirondelles, Karim Moussaoui signe son premier long-métrage et nous fait pénétrer au cœur de l'Algérie contemporaine.

© Ad Vitam Distribution. Photo Hichem Merouche.
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Un cinéaste autodidacte

Moussaoui raconte l'Algérie d'aujourd'hui, marquée par la « décennie noire » des années 1990. Autodidacte, le réalisateur algérien commence sa carrière par trois courts-métrages auto-produits avant de réaliser, en 2013, Les Jours d'avant, son premier grand succès. Le film se déroule dans les années 1990, alors qu'un grave épisode de violence touche la banlieue d'Alger.

 

Présenté dans plusieurs festivals, le film reçoit notamment le Grand prix du jury aux Premiers Plans d'Angers en 2014 et il est nommé aux César du Meilleur court-métrage en 2015.

 

En attendant les hirondelles, sorti en 2016, est le premier long-métrage du réalisateur.

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Un triptyque complet

En attendant les hirondelles est un triptyque dans lequel évoluent Mourad, Aïcha et Dahman. Ces trois personnages, que rien ne semble rapprocher, si ce n'est la nationalité algérienne, partagent pourtant un point commun : tous sont à un tournant dans leur existence et se posent des questions sur les choix qu'ils ont faits et la voie qu'ils doivent suivre.

 

Karim Moussaoui nous fait découvrir l'Algérie sous toutes ses facettes : du Nord au Sud, des classes sociales les plus aisées aux plus populaires, de la vie citadine moderne à la vie rurale traditionnelle.

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Disséquer un territoire

En attendant les hirondelles a été entièrement tourné en Algérie. On y traverse Alger et sa banlieue, la chaîne montagneuse des Aurès, mais aussi les récentes autoroutes construites dans tout le pays.

 

Cette diversité des décors, Karim Moussaoui l'a souhaitée pour suggérer l'idée que « nous disséquons un territoire ». Les paysages viennent ancrer les personnages dans des lieux divers pour souligner leurs différences de milieu et de mentalité. Même s'il n'en traite que certains aspects, Karim Moussaoui suggère ainsi que nous observons la société algérienne dans sa globalité.

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L'Algérie vue de l'intérieur

En attendant les hirondelles questionne la société algérienne et son rapport à elle-même. Karim Moussaoui y décrit une société tiraillée entre tradition et modernité, qui doit se mettre en mouvement pour sortir de sa léthargie. Dans un entretien d’octobre 2017, le réalisateur raconte que les projections du film en Algérie ont souvent donné lieu à des débats avec le public autour de la question de la représentation de leur pays.

 

En filmant son pays de l'intérieur, Karim Moussaoui propose une œuvre introspective, une initiative saluée lors du Festival de Cannes 2016, pour lequel le film a été nommé dans la catégorie Un Certain Regard.

Until the Birds Return (“En attendant les hirondelles”) ( trailer )
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L'Institut français et le projet

En attendant les hirondelles (2017) a été soutenu dans le cadre de l'Aide aux cinémas du monde en 2016.

 

Ce programme de l'Institut français apporte son soutien à des cinéastes étrangers sur des projets de films en coproduction avec la France, qu'il s'agisse de longs métrages de fiction, d'animation ou de documentaires de création.

 

En savoir + sur l'Aide aux cinémas du monde.