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Et puis nous danserons, Levan Afin

#300

Oeuvre

2 min

Et puis nous danserons, de Levan Akin

Avec Et puis nous danserons, romance de deux danseurs rivaux, Levan Akin dénonce l’homophobie omniprésente en Géorgie.

© ARP
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Un réalisateur entre deux cultures

Né à Tumba en Suède en 1979, Levan Akin a grandi entre la culture de son pays natal et celle de ses parents, tous deux Géorgiens. Il commence sa carrière de cinéaste avec son court-métrage De sista sakerna en 2008 avant de se consacrer à la série futuriste Real Humans en 2012.

Après The Circle, chapitre 1 : les élues (2015), son premier long métrage réalisé en Suède, le réalisateur part en Géorgie et tourne Et puis nous danserons. Histoire d’amour homosexuelle, le sujet du film a offusqué de nombreux conservateurs qui ont tenté d’empêcher la sortie du film, malgré une reconnaissance critique internationale.

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Une romance dansée

Dans Et puis nous danserons, Levan Akin raconte la trajectoire de Merab, danseur au sein d'un ballet traditionnel géorgien qui vit, sans le sou, avec sa mère, sa grand-mère et son frère. Depuis son enfance il danse avec sa partenaire Mary et travaille jusqu’à l’épuisement dans un café.

L’arrivée, dans la troupe, d’un nouveau danseur, Irkali, va bouleverser Merab. Le héros interroge ses désirs et redéfinit le concept de virilité, qui constitue pourtant la base de la danse folklorique géorgienne.

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Le combat contre l’homophobie

En 2013, de jeunes Géorgiens veulent organiser leur première gay-pride, mais ils sont agressés par des conservateurs et l’Église orthodoxe. L’épisode est filmé et relayé sur les réseaux sociaux. Choqué par la vidéo, Levan Akin se rend en Géorgie pour essayer de comprendre toute la violence de la situation.

Pensant d’abord réaliser un documentaire, il interroge de nombreux jeunes qui refusent d’être identifiés. Soucieux de dénoncer l’homophobie présente en Géorgie, le cinéaste décide de faire plutôt un film de fiction.

Menacé de mort à plusieurs reprises à cause du sujet qu’il ose traiter, le réalisateur engage des gardes du corps pour toute la durée du tournage.

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Une nomination aux Oscars

Soutenu financièrement par la Suède et hué par l’Église orthodoxe géorgienne car contraire aux valeurs nationales, Et puis nous danserons a connu de nombreuses embûches en Géorgie où il a finalement été projeté.

Le film a été présenté dans plusieurs festivals de l’Europe de l’Est, de l’Ukraine à la Bosnie-Herzégovine, ainsi qu’au Festival de Cannes. Véritable succès, le film représente la Suède pour l’Oscar du Meilleur film étranger en 2020.

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L'institut français et le projet

Et puis nous danserons de Levan Akin a été soutenu dans le cadre de l’Aide aux cinémas du monde.

 

Ce programme de l’Institut français apporte son soutien à des cinéastes étrangers sur des projets de films en coproduction avec la France, qu’il s’agisse de longs métrages de fiction, d’animation ou de documentaires de création.

 

En savoir + sur l’Aide aux cinémas du monde