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La Jeune Fille sans mains, de Sébastien Laudenbach
Cinéma

#19

Oeuvre

1 min

La Jeune Fille sans mains, de Sébastien Laudenbach

Graphiste et illustrateur, Sébastien Laudenbach emmène les enfants comme leurs parents à la découverte d'un monde poétique adapté librement d'un conte des Frères Grimm.

© Shellac-altern /Sébastien Laudenbach, La Jeune Fille sans mains
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Un explorateur de l’animation

Né en 1973, Sébastien Laudenbach commence très jeune à créer des bandes dessinées. Cette passion le pousse à quitter Arras pour étudier à l’École supérieure d’arts graphiques Penninghen, puis à l’École nationale supérieure des arts décoratifs.

Illustrateur et graphiste, il crée les affiches de nombreux films français, par exemple celle de La Fille du 14 juillet (2013) d'Antonin Peretjatko, et des génériques, notamment pour Emmanuel Mouret.

 

Au fil de sa carrière de réalisateur de courts-métrages d’animation, Sébastien Laudenbach explore différentes techniques, dont l’animation sur sable (Vasco, 2010), le papier découpé (Journal, 1998), l'aquarelle (Vibrato, 2017, pour l'Opéra de Paris) et même l’usage d’éléments végétaux (Daphné ou la belle plante, 2015).

 

La Jeune Fille sans mains (2016) est son premier long-métrage.

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L’adaptation d’un conte cruel

Adapté librement d’un conte des frères Grimm, La Jeune fille sans mains est un film d’animation dans lequel le Diable (à qui Philippe Laudenbach, cousin éloigné de Sébastien Laudenbach prête sa voix) rachète sa fille à un meunier ruiné.

 

Si la jeune demoiselle (Anaïs Demoustier) échappe au Diable grâce à sa pureté, elle est privée de ses mains. Elle survit pourtant dans la nature, loin de sa famille, en rencontrant la déesse de l’eau, puis un doux jardinier et un prince (Jérémie Elkaïm) dont elle s’éprend.

 

L’esthétique du film a volontairement un goût d’inachevé, Sébastien Laudenbach ayant souhaité laisser l’imagination des spectateurs compléter les manques.

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Une idée vieille de 15 ans

La genèse du film remonte à 2001, lorsque Sébastien Laudenbach se lance, à la demande de la société de production Les Films Pelléas, dans l’adaptation de La jeune fille, le diable et le moulin, pièce d’Olivier Py tirée du conte La Jeune Fille sans mains des frères Grimm.

 

Le projet est abandonné au bout de 7 ans par manque de fonds, mais l'illustrateur s’y attelle de nouveau en 2013, en repartant du conte original. Sans équipe – à l’exception du compositeur Olivier Mellano, Sébastien Laudenbach fait avancer La Jeune Fille sans mains seul avec son pinceau, improvisant les dessins sans tester l’animation.

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Un film qui séduit le monde entier

La Jeune Fille sans mains a été sélectionné dans de nombreux festivals du monde entier. En 2016, il est présenté à Cannes dans la sélection ACID de la Quinzaine des réalisateurs et reçoit le grand prix du BIAF (festival d’animation de Bucheon, Corée) en 2016.

 

La même année, Sébastien Laudenbach remporte le Grand Prix du Tokyo Anime Award Festival, le prix du Meilleur long-métrage au festival Anim’Est (Bucarest) et le Prix du Public au Festival international du film de Brasilia (BIFF). En 2018, le film gagne le prix du meilleur film d’animation de l’International Cinephile Society.

The Girl Without Hands (“La Jeune Fille sans mains”), by Sébastien Laudenbach
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L'Institut français et le projet

La Jeune Fille sans mains (2016) est diffusé à l’international par l’Institut français.

 

L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 500 titres permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde.

 

Le film a été mis en avant pour La fête du cinéma d’animation 2017 au sein d’un focus « Création récente ».