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La Planète sauvage, de René Laloux
Cinéma

#41

Oeuvre

1 min

La Planète sauvage, de René Laloux

La Planète sauvage raconte la révolte opposant les Oms aux aliens Draags, sur une planète étrange et colorée. Avec les dessins de Topor et la musique de Goraguer, cette fable pop psychédélique est une allégorie de la civilisation et de la barbarie.

© Arte Editions
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Laloux et Topor, les extraterrestres

René Laloux (1929-2004) débute sa carrière dans l’animation à la clinique psychiatrique de La Borde, où il organise, de 1956 à 1960, des ateliers de peinture, de marionnettes et d’ombres chinoises. La Planète sauvage (1973) est son premier long-métrage, réalisé en collaboration avec Roland Topor, dessinateur et scénariste, héritier du surréalisme littéraire et pictural.

 

René Laloux co-réalisera ensuite Les Maîtres du temps (1981) avec le dessinateur Mœbius et Gandahar avec Caza (1987). En 1996, il publie Ces dessins qui bougent, sur l'histoire du cinéma d'animation.

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Un grand film pop

Dans les paysages colorés de La Planète sauvage, les Oms, des humains ravalés au rang d'animaux domestiques, se rebellent contre leurs maîtres, les Draags, de gigantesques humanoïdes à la peau bleutée, dont l’existence est tournée vers la méditation.

 

Ce récit de science-fiction, l'un des premiers films d’animation pour adultes, est une réflexion sur l’esclavage et la révolte, l’émancipation par l’accès à la connaissance.

 

Portée par les visions cauchemardesques et psychédéliques de Topor et la musique progressive et électronique d’Alain Goraguer, l’œuvre constitue, aujourd’hui encore, un fascinant OVNI cinématographique.

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Une planète en papier découpé

Né de la rencontre entre René Laloux et Roland Topor, La Planète sauvage (1973) est un des premiers films d'animation français. Dessiné au crayon dans des teintes pastel, l'univers fantastique imaginé par Topor est animé suivant la technique du papier découpé.

 

« Au lieu d'utiliser du papier découpé qu'on manipule comme un pantin, nous avons redessiné chaque fois les personnages, comme en cellulos, mais sur papier, explique René Laloux. Ainsi, on retrouve intactes toutes les qualités graphiques des dessins de Topor : les hachures, les lavis... Du coup le budget et le temps de travail ont grimpé : on a employé 25 personnes durant 4 ans pour les 1073 plans. »

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Des studios tchèques au Festival de Cannes

Réalisé dans les studios Jiří Trnka de Krátký Film à Prague, La Planète sauvage a été coproduit avec la Tchécoslovaquie, pour des raisons budgétaires autant qu’esthétiques, le pays comptant alors de nombreux spécialistes dans le domaine de l’animation.

 

En 1973, le film a obtenu le Prix spécial du jury au Festival de Cannes, le Prix du jury au Festival de science-fiction de Trieste (Italie) et le Grand prix d'animation et Médaille d'Or à Atlanta (États-Unis).

Fantastic Planet (“La Planète sauvage”), by René Laloux
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L'Institut français et le projet

La Planète sauvage (1973) est diffusé à l’international par l’Institut français.

 

L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 500 titres permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde.

 

En savoir + sur le catalogue cinéma.

 

Récemment restauré en numérique, le film a été mis en avant pour La fête du cinéma d’animation 2017 au sein d’un focus « René Laloux / Roland Topor ».