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Le Grand méchant Renard, de Benjamin Renner
Bande dessinée

#335

Oeuvre

2 min

Le Grand méchant Renard, de Benjamin Renner

Prix Jeunesse du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2016, Le Grand méchant Renard de Benjamin Renner a été adapté à l’écran en 2017. Un conte fermier poétique.

© DR
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De la BD au film d’animation

Né en 1983, Benjamin Renner suit des études aux Beaux-arts d’Angoulême puis intègre La Poudrière – École du Film d'Animation.

Si, enfant, il se sent attiré par l’écriture, c’est par le dessin qu’il s’accomplit pour raconter des histoires. « Je me concentre sur l’expressivité du dessin et non sur le beau. Raconter des histoires ne passe pas forcément que par l’écrit », aime-t-il à préciser.

Révélé au grand public en 2015 avec Le Grand méchant Renard, publié aux éditions Delcourt et racontant les aventures d’un renard tentant de trouver sa place en tant que grand prédateur, Benjamin Renner a également travaillé sur l’adaptation cinématographique d’Ernest et Célestine, avant d’adapter Le Grand méchant Renard et autres contes avec Patrick Imbert, en 2017.

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Un conte poétique

Le Grand Méchant Renard raconte les mésaventures d’un renard tentant de devenir un vrai prédateur.

Maladroit et régulièrement attaqué par les poules de la ferme, il prend pour modèle son ami le loup, lequel lui donne des conseils pour devenir ce qu’il aspire à être. Rêvant de dévorer une poule, le renard développe une nouvelle stratégie et vole des œufs dans le poulailler afin d’avoir rapidement des poussins bien dodus à manger. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Le renard s’attache aux poussins qui le prennent pour leur mère…

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Raconter une histoire

Benjamin Renner puise son inspiration dans son enfance et l’envie de raconter une histoire en lien avec sa propre expérience de couveuses dans le Sud de la France. Dans Le Grand méchant Renard, il revisite le bestiaire habituel des contes, genre qu’il affectionne pour son intemporalité et distille son humour à travers une galerie d’animaux à contre-emploi. Adepte du dessin à la Sempé, il accorde une grande importance à l’animation de ses personnages.

Constituée de trois histoires comiques courtes, le film d’animation a été réalisé par ordinateur tout en s’éloignant des standards actuels de l’image 3D de synthèse. « On ne se contente pas de faire un beau dessin détaillé, à la Moebius. On demande à l’animateur d’arrêter de dessiner au moment où on le comprend ». L’essentiel pour Benjamin Renner est de montrer qu’une « histoire peut être racontée de manière très spontanée ».

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L’œuvre et le monde

Le Grand méchant Renard a multiplié les prix : Prix Jeunesse du Festivalinternational de la bande dessinée d'Angoulême 2016 le, Prix de la BD FNAC, Grand prix des lecteurs du Journal de Mickey, puis César du meilleur film d’animation et Prix Lumière du Festival de Lyon pour son adaptation cinématographique ainsi que trois nominations aux Annie Awards.

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L'Institut français et le projet

Le Grand méchant Renard, de Benjamin Renner, fait partie des oeuvres mises à l'honneur en 2020 lors de l'exposition « Le renouveau de la BD jeunesse ».

 

Cette exposition soutenue par l'Institut français et en partenariat avec le groupe BD du Syndicat National de l’Edition, permet de découvrir les œuvres de la nouvelle génération des auteurs de BD français et francophones dont le talent est reconnu en France mais également à l’étranger.

En savoir + sur l’exposition « Le renouveau de la BD jeunesse »