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Me Myselfie and I de Stephane Carrel ©DR
Numérique

#187

Oeuvre

1 min

Me, Myself(ie) and I, de Stéphane Carrel

Et si selfie ne rimait pas seulement avec nombrilisme ? Avec son web-documentaire Me, Myself(ie) and I, Stéphane Carrel interroge ces autoportraits qui envahissent les réseaux sociaux.

© DR
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Réalisateur de documentaires

Me, Myself(ie) and I est une œuvre filmographique signée Stéphane Carrel, réalisateur parisien passé par la Idyllwild Arts Academy en Californie aux Etats-Unis. Qu’il collabore avec des chaînes telles que Canal+, Arte ou France 2, son format favori demeure le documentaire, et plus particulièrement la web-série. Il y aborde des sujets culturels comme la mode (Paul Smith Gentleman Designer, 2011), le cinéma (Les Toiles du monde, 2012) ou la cuisine (Planète Chefs, 2019). Avec ce même regard atypique et sans apriori, son dernier documentaire décortique le phénomène du selfie.

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Le selfie décortiqué

Me, Myself(ie) and I est un web-documentaire produit par Drôle de Trame et diffusé sur Arte Creative en 2016 mettant à l’honneur le selfie, cette forme d’autoportrait digital apparue au début d’internet avec les premiers réseaux sociaux tel que Myspace. Si le selfie est souvent décrié et vu comme une expression narcissique, Stéphane Carrel tempère ce jugement pour mieux soulever les questions artistiques, philosophiques et sociales que pose cette pratique photographique désormais quotidienne, voire anodine. De quoi comprendre les rouages de ce miroir de l’âme 2.0.

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Mini format pour grand propos

Dans cette web-série de 5 courts épisodes de 7 minutes, le propos est simple : l’autoportrait n’a rien de nouveau. C’est le contexte environnemental et l’usage social que l’on en fait qui changent la donne et la pression que les usagers peuvent connaitre lorsque l’objectif de leur propre smartphone est fixé sur eux. À chaque épisode, un angle est adopté, convoquant divers artistes et penseurs, pour saisir toutes les aspérités du selfie : l’aspect artistique de l’autoportrait, la pression sociale et le narcissisme décomplexé, ou encore l’histoire du photomaton. Et puisque le selfie est universel, autant bien le pratiquer : un tutoriel décalé est livré au spectateur à la fin de cette série documentaire créative.

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La web-série comme nouveau média

Avec sa patte ironique et pertinente, Me, Myself(ie) and I creuse plus loin que la vision moqueuse de ces touristes ou célébrités, à la perche pointée vers le ciel. Grâce au format séquencé du web-documentaire, Stéphane Carrel apporte du dynamisme aux explications des experts et aux témoignages qu’il a recueillis. Une analyse qui lui vaut d’être présenté et remarqué, en 2017, au Cross Video Days à Paris — programme de rencontres entre studio de production et financeurs dédié exclusivement aux projets digitaux (transmédia, web-série, réalité augmentée/réalité virtuelle) — ainsi qu’à la 35e édition du Festival international du film sur l’art de Montréal, au Canada, la même année.

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L'Institut français et l'œuvre

Me, Myself(ie) and I, est présenté sur futurimage, plateforme de l'Institut français qui dresse un panorama de l'innovation culturelle en matière de création numérique.