d'oeuvrescross
Meet Mortaza, de Joséphine Derobe
Cinéma
Numérique

#367

Oeuvre

2 min

Meet Mortaza, de Joséphine Derobe

Meet Mortaza (2020) est une œuvre créée par Joséphine Derobe en réalité virtuelle complétée par un dispositif en réalité augmentée. Elle propose aux spectateurs de découvrir Mortaza Jami, réfugié afghan en France, forcé à l’exil. L’œuvre a été présentée en première mondiale au festival Venice VR Expanded de la Mostra de Venise en 2020.

© Les Produits Frais et Dancing Dogs
cross

De la stéréoscopie à la réalité virtuelle (VR)

Après une formation de journaliste et de photographe, Joséphine Derobe apprend la stéréoscopie 3D auprès d’Alain Derobe, son père. Devenue stéréographe, elle devient directrice de la stéréoscopie de plusieurs films réalisés par Wim Wenders, dont Pina (2011) ou encore Les Beaux Jours d’Aranjuez (2016). Depuis 2009, Joséphine Derobe est réalisatrice, auteure et artiste. Elle explore de nouveaux territoires visuels immersifs, dans le cinéma, le théâtre et les arts numériques. Passionnée par les formes narratives et créatives, elle réalise des courts-métrages 3D, comme Journal d’un Frigo en 2011 ou encore Souviens-moi en 2013 et explore la réalité virtuelle en réalisant Les Noces de Cana VR (2017) pour la collection ARTE TRIPS et en 2020, Meet Mortaza

cross

À la rencontre de Mortaza

Meet Mortaza est un film documentaire en réalité virtuelle de 13 minutes proposant de partir à la rencontre de Mortaza Jami, jeune afghan en exil réfugié en France depuis dix ans pour échapper à la fatwa lancée à son encontre par le pouvoir religieux en place. Le film explore l’univers de ce réfugié afghan qui s’apprête à demander la nationalité française après avoir obtenu son statut de réfugié. L’œuvre est complétée par une installation composée d’un parcours en réalité augmentée qui retrace le voyage administratif de Mortaza pour obtenir le statut de réfugié. 

cross

À fleur de sens

Joséphine Derobe s’est intéressée très tôt à la question des migrants et des réfugiés. C’est en découvrant Je savais qu’en Europe on ne tire pas sur les gens (2012) de Mortaza Jami, qu’elle se lance dans le projet. Pour la réalisatrice, la VR permet « d’aborder les gens d’abord avec leurs corps, leurs émotions » avec comme objectif de les sensibiliser. Le film et son installation ont été pensés pour un public large. Selon elle, l’immersion générée par la VR permet d’impliquer le spectateur et de casser la barrière qu’il peut y avoir sur les questions de migration. La narration est faite par Mortaza Jami lui-même.

cross

De Venise à Montréal

En 2018, alors que Meet Mortaza n’est encore qu’un projet, l’œuvre est sélectionnée par le College Cinéma VR de la Biennale de Venise. Elle est présentée deux ans plus tard en première mondiale au festival Venice VR Expanded de la Biennale. L'oeuvre a aussi été sélectionnée au 360 Film Festival et est en lice pour les Lumière Awards à Stereopsia, en décembre 2020. Elle est également en compétition au Festival du nouveau cinéma de Montréal, dans la catégorie FNC Explore. L’œuvre, coproduction franco-belge soutenue par le CNC, est disponible en français et en anglais. 

cross
L'Institut français et l'oeuvre

Meet Mortaza, de Joséphine Derobe, est présenté sur Culturevr.fr, plateforme de l'Institut français qui dresse un panorama de l'innovation culturelle en matière de réalité virtuelle.

L’œuvre fait également partie de Culture VR - la sélection, offre de contenus en réalité virtuelle destinés à la diffusion au sein des espaces du réseau culturel français à l'étranger ou de leurs partenaires.