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Miss Azania, Exile is waiting, d'Athi-Patra Ruga
Photographie

#111

Oeuvre

1 min

Miss Azania, Exile is waiting, d'Athi-Patra Ruga

 

Dans Miss Azania, Exile is waiting, l'image d'une reine de beauté permet au plasticien sud-africain Athi-Patra Ruga d'aborder un de ses sujets fétiches : les inégalités post-Apartheid.

© Athi-Patra Ruga, Miss Azania - Exile is waiting, 2015, (Afrique du Sud)
Courtesy of the artist and WHATIFTHEWORLD/Gallery, Cape Town/Johannesburg
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Un artiste politisé

Photographe et plasticien sud-africain né en 1984 et vivant entre Johannesburg et le Cap, Athi-Patra Ruga a choisi de créer une mythologie propre dont les personnages servent à critiquer et parodier le système politique, social et culturel de l’après-Apartheid, en offrant des pistes de réflexion pour l'avenir.

 

Artiste reconnu dans le monde entier grâce à son exploration des frontières entre mode, performance et art contemporain, il a présenté à la 55e Biennale de Venise, en 2013, sa performance The Future White Women of Azania : The Trial (« Les futures femmes blanches d'Azania : le procès »).

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Une mythologie militante

 

Créé en 2015, Miss Azania, Exile is waiting représente une reine de beauté, Miss Azania, assise dans un trône en rotin et entourée de bouquets et couronnes de fleurs.

 

L’œuvre fait partie d’une série commencée en 2010 et intitulée « The Future White Woman of Azania », Azania étant le nom utilisé durant l’Apartheid par les groupes nationalistes noirs pour désigner l’Afrique du Sud libre.

 

Se souvenant de cette terre promise dont il entendait parler quand il était enfant, Athi-Patra Ruga a voulu recréer un espoir, un idéal pour lequel se battre.

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Une image utopique

Incarnée par Athi-Patra Ruga lui-même, qui pose au centre de la photographie, Miss Azania est une représentation du nationalisme et de la façon dont il instrumentralise le corps des femmes, notamment à travers les concours de beauté.

 

Représentant une Afrique du Sud utopique où tous seraient égaux, l’œuvre dénonce les inégalités persistantes, que les idéaux nationalistes tendent à rendre invisibles, et dont sont victimes notamment les communautés LGBT ou les citoyens en situation de handicap.

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Une œuvre à rayonnement international

Après avoir été présentée à l’occasion des 11es Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie en décembre 2017 et janvier 2018, Miss Azania, Exile is waiting voyage avec l'ensemble des œuvres de l'exposition panafricaine de la Biennale au Musée des cultures du monde aux Pays-Bas en avril 2018.

 

L'œuvre participe au rayonnement international d’Athi-Patra Ruga, dont le travail a fait partie d’expositions collectives et personnelles en Afrique, aux États-Unis et en Europe, comme « Under a Tinsel Sun » à l'occasion de la IIIe édition de la Biennale de Moscou pour les jeunes artistes en 2012 ou « The Elder of Azania » au MoMa, à San Francisco en 2014.

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L'Institut français et le projet

Miss Azania, Exile is waiting a reçu le Grand Prix des rencontres de Bamako 2017.

 

L'Institut français est co-producteur des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie avec le ministère de la Culture du Mali.