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Paris la blanche, de Lidia Leber Terki
Cinéma

#131

Oeuvre

1 min

Paris la blanche, de Lidia Leber Terki

Paris la blanche évoque un amour rendu volatile par une séparation forcée. Un film universel sur les conséquences affectives et familiales de l'immigration algérienne en France.

© Day for Night Productions
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Une réalisatrice militante

Scénariste et réalisatrice française, née en Algérie, Lidia Leber Terki a écrit et réalisé quatre courts-métrages : Mal de ville (1998), Notre père (2000), Mains courantes (2002) et La Mirador (2004). En 2007, elle participe en tant que réalisatrice au long-métrage collectif Gay et après.

 

Avec Anastasia Mordin, elle co-réalise, en 2014, deux films documentaires sur Delphine Palatsi alias DJ Sextoy, pionnière de la scène techno dans les années 1990, Le Projet Sextoy et Sextoy's Stories. Son premier long-métrage de fiction en tant que réalisatrice, Paris la blanche, sort en 2017.

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Un film sur le déracinement

Il y a 40 ans, Nour a quitté son épouse Rekia et son petit village de Kabylie pour venir travailler en France. Sans nouvelles de lui depuis plusieurs années, Rekia, âgée de 70 ans, décide de partir à sa recherche dans l'Hexagone.

 

Après des jours et des nuits d'errance dans Paris et sa périphérie, elle retrouve Nour dans un foyer de travailleurs à Ivry. Mais l'homme est changé et abîmé. Ne se sentant ni Algérien ni Français, il est déraciné et perdu.

 

Filmé avec beaucoup de délicatesse, Paris la blanche offre un portrait réaliste et tendre de la première génération d'immigrés post-guerre d'Algérie.

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Un film inspiré par une réalité historique

Le scénario de Paris la Blanche a été imaginé dans les années 1990 par Colo Tavernier, co-scénariste de Lidia Leber Terki. Il s'inspire des foyers de la Sonacotra (Société nationale de construction de logements de travailleurs), créés dans les années 1950 pour accueillir les ouvriers migrants, très souvent Algériens.

 

Un sujet qui a touché la réalisatrice Lidia Leber Terki, dont le père d'origine kabyle a effectué ce long et tumultueux parcours de l'Algérie vers la France.

 

Hommage à la figure paternelle, le film évoque le devoir de mémoire, que la réalisatrice a su brillamment mettre en images.

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De l'Algérie à la France

En suivant le parcours de Nour et de Rekia de l'Algérie à la France, à deux époques différentes, après la guerre d'Algérie et aujourd'hui, Paris la blanche décrit avec justesse le lien historique qui unit ces deux pays. Le film offre également un portrait sensible des immigrants algériens en France, entre déracinement et difficultés d'intégration.

 

Paris la blanche a été nommé en 2016 au festival du film Nuits noires de Tallinn, en Estonie, dans la catégorie Meilleur premier film, et en 2017, au Festival international du film de Valladolid, en Espagne, dans la catégorie Meilleur nouveau réalisateur.

Paris la blanche ( trailer)
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L'Institut français et le projet

Paris la blanche (2016) est diffusé à l'international par l'Institut français dans le cadre de son cycle « Programme croisé : Premiers Plans d'Angers ».

 

L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 500 films permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde. 

 

 

En savoir + sur le catalogue cinéma.