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Phallaina, de Marietta Ren
Numérique

#339

Oeuvre

2 min

Phallaina, de Marietta Ren

À mi-chemin entre le cinéma, la bande dessinée et l’illustration, inspirée des sciences cognitives et de la mythologie, l’œuvre est le récit de l’aventure intime d’une jeune femme appelée à un destin différent. 

© Small Bang
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De l’animation à la bande défilée

Phallaina (2016) est la première création de Marietta Ren dans le domaine de la bande dessinée numérique.

Diplômée de l’École des Gobelins, l’auteur est animatrice et scénariste de l’image. Elle a travaillé sur les films Ernest et Célestine (2012) et Avril et le Monde truqué (2015). Elle a aussi collaboré avec Eugény Couture pour l’ouvrage Je suis deux, et exposé son travail en tant qu’illustratrice et céramiste au sein de nombreuses expositions collectives en France et à l’étranger.
 

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Un dispositif narratif hybride

Phallaina est l’histoire d’une jeune femme, Audrey, qui souffre depuis l’enfance de crises hallucinatoires au cours desquelles elle voit des baleines blanches. Un neurologue lui diagnostique un « physeter », structure anomalique cérébrale qui permet à ses porteurs de rester longtemps en apnée. La jeune femme décide alors de suivre un essai clinique pour tenter de diminuer ses crises.

Dispositif narratif hybride, Phallaina se compose à la fois d’une bande défilée pour tablette et d’une installation physique consistant en une fresque de 115 mètres avec dispositif sonore. Accompagné d’une application, l’utilisateur déambule et entend le récit au fur et à mesure de sa progression.

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Un défi technologique

Lors d’un voyage au Canada, Marietta Ren découvre les baleines de Tadoussac et commence à imaginer un projet portant sur la symbolique poétique de l’animal. Passionnée de mythologie et de neuroscience, elle crée alors « le mythe des Phallainas ».

Inspirée par la Tapisserie de Bayeux et les rouleaux asiatiques illustrés, l’artiste se tourne vers le numérique et la bande défilée pour réaliser cette œuvre prévue à l’origine pour une publication papier.

Cinq ans auront été nécessaires à sa réalisation. D’une longueur de 1600 écrans de tablette, Phallaina est pensée comme un long travelling de cinéma et repose sur un long scrolling horizontal sans cases. L’effet de profondeur et de mouvement est créé par la technique de la parallaxe.

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Une reconnaissance internationale

Téléchargée plus de 80 000 fois, Phallaina est la première « bande défilée » au monde.

Lancée au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en janvier 2016, l’œuvre est finaliste, cette même année, des Webby Awards face à Marvel et reçoit le prix « Best Digital Comic » au New Media Film Festival àLos Angeles.

Phallaina est également primée aux Peabody Awards, en 2017. La fresque elle-même a été présentée à Angoulême, au Comicon de Naples et au festival Scopitone de Nantes.
 

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L'Institut français et le projet

Phallaina de Marietta Ren est présentée dans le cadre de « Machines à bulles », exposition dédiée au livre innovant produite par l'Institut français et qui tourne à l'international au sein du réseau culturel français à l'étranger.

Elle fait également partie de la sélection proposée par futurlivre.fr, plateforme qui recense et promeut l’ensemble du secteur du livre innovant.