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Soka Tira, de la compagnie Basinga, avec Tatiana Mosio-Bongonga

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Oeuvre

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Soka Tira, de la compagnie Basinga, avec Tatiana Mosio-Bongonga

Avec Soka Tira, la compagnie Basinga invente une autre approche du funambulisme. Tatiana Mosio-Bongonga ne marche pas seulement sur un fil dans les airs : elle interroge les fils invisibles qui nous relient et nous font vivre ensemble.

© Marion Ribbon
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Funambule dans l'âme

À 8 ans, Tatiana Mosio-Bongonga suit déjà des cours de cirque : elle rêve d'être funambule. Après le lycée, elle entame d'abord des études de psychologie, puis intègre le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne, dont elle sort diplômée en 2007. 

 

L'acrobate française se perfectionne ensuite au sein de différentes compagnies – Cabas, la compagnie Tréteaux du Cœur Volant ou encore Les Colporteurs. Elle-même enseigne à l’Académie Fratellini. En 2013, à Sauve, dans le sud de la France, Tatiana Mosio-Bongonga crée la compagnie Bassinga avec Jan Naets et Émilie Pétunia qui s'occuperont de la production et de la régie.

 

Des inaugurations de bâtiments – pour la réouverture du musée Mauritshuis, en juillet 2017, par exemple – aux célébrations artistiques – les 30 ans du festival Circa à Auch en octobre de la même année –, la compagnie propose à chaque fois une expérience collective de haute volée.

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Une performance participative

Soka Tira a été réalisée pour la première fois le 1er février 2017 à Marseille, dans le cadre de la Biennale Internationale des Arts du Cirque et de Sirènes et midi net, qui propose tous les premiers mois à une compagnie de s'approprier une place publique en centre-ville au moment où sonne la sirène de la protection civile.

 

À cette occasion, la compagnie Basinga a tendu un fil, sans filet, sur la place de l'Opéra. La funambule Tatiana Moso-Bongonga traverse alors la place sous le regard émerveillé des passants dont certains sont chargés de maintenir et sécuriser le fil. Sous le signe de la collaboration et du partage, Soka Tira veut tracer des liens ou plutôt des fils invisibles entre les spectateurs.

 

Depuis, la compagnie a reproduit Soka Tira en région parisienne, à La Courneuve, en octobre 2017.

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Mélanger funambulisme et musique

Soka Tira fait référence à un jeu populaire basque (dont le nom signifie « tire la corde ») où s'affronte traditionnellement deux équipes masculines, d'un bout à l'autre d'une corde. L'équipe gagnante est celle qui parvient à la force des bras à faire franchir par l'autre groupe une ligne tracée à distance équivalente des deux équipes.

 

Pour la première représentation de Soka Tira à Marseille, la compagnie a invité la chanteuse Pascale Valenta, qui les accompagne depuis leurs débuts et dont les vocalises électrifient à chaque fois l'ambiance. 

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Une résidence au Maroc

La compagnie souhaite développer le mélange entre musique et funambulisme pour une version plus ambitieuse et plus impressionnantede Soka Tira, sous le titre Traversée. Ils y ont travaillé notamment dans le cadre d’une résidence en juillet 2017 au festival marocain Awaln’Art.

 

Cette résidence a été l'occasion pour Tatiana Mosio-Bongonga et sa compagnie de développer l'aspect le plus pédagogique de leur travail avec l'organisation d'ateliers où de jeunes adolescents marocains, garçons et filles, ont pu s'initier à l'art du funambulisme. 

 

Leur nouveau spectacle est programmé au festival Cratères Surfaces à Alès en juillet 2018.

Crossing ("Traversée"), in Marseille
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L'Institut français et le projet

En 2018, la Compagnie Basinga a bénéficié du soutien de l’Institut français pour sa tournée européenne.

En 2017, la Compagnie avait également effectué avec son soutien une résidence de création à Marrakech, au sein d’Awaln’art.