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Swagger d’Olivier Babinet
Cinéma

#106

Oeuvre

1 min

Swagger d’Olivier Babinet

En faisant de sa rencontre avec des collégiens d’Aulnay-sous-Bois un documentaire aux airs de teen movie, Olivier Babinet dresse le portrait d’une jeunesse qui n’a pas abandonné ses rêves. (Re-)découvrez le film du 12 juin au 13 juillet, à l'occasion du festival « IFcinéma à la carte ».

© Faro / Kidam / Mathematic / Carnibird
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Olivier Babinet

Formé à l’esprit déjanté de la chaîne Canal +, où il réalisait une pastille d’anticipation farfelue intitulée « Le Bidule », Olivier Babinet aime mêler le documentaire et la fiction. À l'origine, son premier long-métrage, Robert Mitchum est mort (2010), devait être un documentaire sur les traces du cinéaste finlandais Aki Kaurismäki : il devient finalement un road movie mélancolique.

 

Cinq ans plus tard, Babinet injecte dans son documentaire Swagger des scènes évoquant la comédie musicale ou le film d’épouvante et affirme son désir de briser les frontières entre les genres.

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La vie rêvée d’Aulnay

« Frimer », « rouler des mécaniques », « briller », etc. Vouloir traduire le terme Swagger, qui donne son titre au documentaire d’Olivier Babinet, serait vain et imparfait.

 

Le cinéaste a d’ailleurs une autre ambition : restituer les multiples nuances de la jeunesse à travers la parole de 11 collégiens d’Aulnay-sous-Bois. Régis arbore fièrement son nœud papillon et son envie de devenir styliste, Naïla est terrorisée par Mickey et Nazario se demande comment vivre sans amour. Chacun s’est frotté au réel et tous témoignent, à leur manière, d’une formidable foi en l’avenir.

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Deux ans d'immersion

L’histoire de Swagger tient d’abord à une rencontre. En 2008, Olivier Babinet montre son premier court-métrage, C'est plutôt genre Johnny Walker dans les prisons, puis dans les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis. C’est là qu’il rencontre une enseignante, Sarah Logereau, qui lui propose de diriger des ateliers au collège.

 

Olivier Babinet passe alors deux ans dans une classe de 4e, à Aulnay-sous-Bois, où il noue des liens forts avec les adolescents. Séduit par leur énergie, il décide de réaliser un documentaire qui leur laisse la parole, libérée du contrôle des adultes et riche d’images saisissantes.

 

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Le langage universel des ados

Présenté à Cannes, dans la sélection ACID 2016, Swagger ne tarde pas à attirer l’attention. Fort d’un succès critique, il connaît aussi une belle carrière en festival.

Le film commence une seconde vie à l’étranger grâce à sa sélection dans le programme Young French Cinema 2017, qui met une série de films français à disposition des salles aux États-Unis. Le documentaire d’Olivier Babinet connaît ainsi une résonance particulière auprès des lycéens, collégiens et étudiants américains, de Detroit à San Francisco.

 

Swagger by Olivier Babinet (trailer)
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L'Institut français et le projet

Swagger (2016) est diffusé à l'international par l'Institut français dans le cadre du festival « IFcinéma à la carte ».

Du 12 juin au 13 juillet 2020, le festival propose 11 courts et 10 longs métrages français et africains sous-titrés (animations, fictions, documentaires et films jeune public). En savoir + sur  « IFcinéma à la carte »