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Wùlu, de Daouda Coulibaly
Cinéma

#97

Oeuvre

1 min

Wùlu, de Daouda Coulibaly

Premier long-métrage du réalisateur franco-malien Daouda Coulibaly, Wùlu nous plonge dans le quotidien d'un jeune chauffeur de bus de Bamako qui bascule dans l'enfer du trafic de drogue.

© La Chauve-Souris et Astou Films
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Cinéaste franco-malien

Né à Marseille, Daouda Coulibaly se forme au cinéma comme monteur avant de se lancer dans la réalisation, en 2009, avec un premier court-métrage, Il était une fois l'indépendance. Inspiré d'un conte traditionnel africain, le film est primé en 2010 au Festival Quintessence de Ouidah, au Bénin.

 

Le second court-métrage de Daouda Coulibaly, Tinyè so (2011) remporte plusieurs prix, dont le Poulain de bronze au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, en 2011.

 

Dans ses films, le réalisateur franco-malien s'attache à interroger la place de l'Afrique de l'Ouest dans le monde, comme l'illustre son premier long-métrage, Wùlu, sorti en France en 2017.

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Trafic de drogue à Bamako

À 20 ans, Ladji est un jeune homme sérieux et discret qui travaille comme apprenti chauffeur de bus dans les rues de Bamako. Rusé, il use de toutes les combines pour faire monter les clients dans son véhicule, espérant ainsi obtenir la promotion qu'il mérite. Quand son patron offre la place à son neveu, il décide de contacter Driss, un dealer de drogue qui lui doit une faveur.

 

Accompagné de ses deux amis, Ladji se lance dans le trafic de cocaïne et gravit rapidement les échelons. Mais cette vie faite d'argent facile aura des conséquences dramatiques pour le jeune Malien.

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Un polar africain réaliste

À l'origine, Daouda Coulibaly envisageait son film comme une fable africaine. C'est en discutant avec le producteur Éric Névé que le Franco-Malien reconsidère son projet sous la forme d'un polar africain parsemé de références réelles – comme l'affaire du Boeing 727 chargé de cocaïne intercepté à Gao, dans le Nord du Mali en 2009, surnommée « Air cocaïne », ou les rites d’initiation bambara auxquels le titre du film, « Wùlu », se réfère.

 

Dans ce souci de réalisme, le réalisateur met en scène le destin d'un anti-héros, symbole d'une jeunesse malienne confrontée à une crise morale et politique, entre le coup d'État contre le président malien Amadou Toumani Touré en 2012, la corruption et le crime organisé.

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Une reconnaissance planétaire

Souhaitant montrer le dynamisme des grandes villes africaines, Daouda Coulibaly nous entraîne dans les rues de la capitale malienne, où grouille l'énergie d'une jeunesse qui s'exprime aussi bien en français qu'en bambara.

 

Production franco-sénégalaise, le film écume les festivals internationaux, du Canada (Toronto International Film Festival) aux États-Unis (Seattle International Film Festival), en passant par la France (Festival du film francophone d'Angoulême).

 

Un rayonnement mondial confirmé en 2017 par le Prix d'interprétation pour Ibrahim Koma, acteur principal du film, au FESPACO.

Wùlu ( trailer)
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L'Institut français et le projet

Wùlu est diffusé par la Cinémathèque Afrique qui rassemble, à l'Institut français, un catalogue de plus de 1 600 films africains de 1960 à nos jours.