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Audrey Leprince
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Audrey Leprince © Welcome to the jungle
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Audrey Leprince

Une femme est tout aussi crédible qu’un homme, même dans le monde du jeu vidéo.

Audrey Leprince fait partie de ces woman in tech. A la tête de son studio The Game Bakers, cette femme de poids dans l’industrie du jeu vidéo n’a plus rien à prouver. Pour autant, inspirante et engagée, elle participe activement à la représentation des femmes dans cet univers encore trop masculin.

Publié le 24/09/2020

5 min

Diplômée de finance, de management et de marketing, rien ne prédestinait Audrey Leprince à se tourner vers le jeu vidéo. Et pourtant, c’est lors d’un premier stage à Paris, à l’occasion de la sortie d’un jeu interactif tiré du Petit Prince de Saint-Exupéry, qu’elle décide de se rapprocher des équipes en charge. Elle découvre alors une vocation, qu’elle ne quittera plus.

Entre la France et la Chine, Audrey Leprince intègre tout au long de sa carrière des studios de jeux prestigieux comme Ubisoft et Quantic Dream. Ce qui l’amène à créer son propre studio en 2010, The Game Bakers, avec Emeric Thoa. Habituée à travailler sur des AAA – terme de classification utilisé pour les jeux vidéo aux budgets élevés — en tant que game designer et productrice, Audrey Leprince se concentre désormais sur toute la chaîne de production.

L’association Women in Games France (WIG) a été créée en 2017 — portée par Audrey Leprince et Julie Chalmette, directrice générale de Bethesda France et présidente du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs — afin de rendre les femmes de l’industrie plus visibles et mieux représentées. Pour ce faire, l’association communique auprès des collèges et des lycées de France. WIG tient également à disposition une « liste d’intervenantes » : des femmes de l’industrie disponibles pour intervenir sur des conférences, tables rondes ou masterclass. Elles dispensent des conseils et une formation gratuite pour les femmes qui veulent gagner en assurance dans cet univers composé à 80% d’hommes. L’association met également en avant des role models féminins du jeu vidéo français afin de motiver les femmes et étudiantes intéressées par le secteur.

C’est en 2016, alors qu’elle parcourt le monde pour présenter le jeu Furi, qu’Audrey Leprince découvre Pixelles. Cette association québécoise la soutient en tant que femme dans l’industrie du jeu vidéo, et finance son billet pour la Game Developers Conference (GDC) à San Francisco. Audrey Leprince constate que ce genre de structure n’existe pas en France et décide de créer son association WIG. Pour autant, elle tient à défendre l’écosystème français qui participe à la création de multiples projets : le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) finance près de la moitié du budget du premier jeu de The Games Bakers. Au niveau européen, son programme Europe créative soutient fortement la conception de jeux vidéo, afin d'améliorer sa compétitivité à l’international.

  • 1997

    1997

    Audrey Leprince est diplômée de l’école de commerce ESCP Europe.

  • 1997

    1997

    En stage chez Gallimard, elle se découvre une appétence pour le numérique : le groupe travaillait alors sur une version digitale du Petit Prince.

  • 1998

    1998

    Audrey Leprince intègre Quantic Dream pour deux ans.

  • 2003

    2003

    Audrey Leprince rejoint Ubisoft à Shanghai, comme Senior Producer pendant 7 ans.

  • 2010

    2010

    De retour en France, elle co-fonde The Game Bakers avec Emeric Thoa.

  • 2017

    2017

    Audrey Leprince créé l'association Women in Games France (WIG) pour la promotion de la mixité dans l'industrie du jeu vidéo en France.

L'Institut français et l'artiste

Audrey Leprince fait partie de la sélection de Culturegamer.fr, plateforme de l’Institut français dédiée au jeu vidéo indépendant.

L'institut français, LAB