de portraits
Portrait
Danse

Germaine Acogny

Je suis fière d'être noire, d'être femme. Et j'enseigne aux jeunes d'être fiers de ce qu'ils sont.

Danseuse et chorégraphe, fondatrice de la prestigieuse École des Sables, Germaine Acogny mélange les danses traditionnelles africaines et la danse contemporaine pour des œuvres interrogeant les liens entre Afrique et Occident.

Mis à jour le 05/06/2020

2 min

Née au Bénin en 1944, Germaine Acogny a grandi au Sénégal avant d’arriver en France à l’adolescence. Elle entre dans le monde de la danse professionnelle à travers son enseignement, en ouvrant son petit studio de danse africaine à Dakar en 1968. Trente ans plus tard, elle crée l’École des Sables, seule école de danse professionnelle du continent africain, à la fois centre de formation, laboratoire de recherche et lieu de rencontres.

C’est avec son solo Sahel, en 1987, que Germaine Acogny s’est lancée dans la chorégraphie. Un an plus tard, YE’OU lui fait faire le tour du monde. 

Germaine Acogny ne cesse depuis de chorégraphier et de danser. Aujourd’hui âgée de 75 ans, elle n’a pas renoncé à monter sur les planches et monte en 2020 le duo Common ground[s] avec Malou Airaudo, danseuse emblématique de Pina Bausch. 

À travers l’École des Sables ou ses chorégraphies, Germaine Acogny développe sa propre technique de danse, appelée la « technique Germaine Acogny » ou la « danse africaine moderne ». La chorégraphe puise dans ses souvenirs d’enfance une gestuelle venue de sa grand-mère prêtresse Yoruba pour la mêler aux danses occidentales contemporaines, créant ainsi une façon unique de s’exprimer, une danse puissante et tellurique qui mêle des influences du monde entier.

Germaine Acogny questionne avec sa danse l’histoire africaine et son rapport avec l’Occident. Bintou Wéré, l’opéra qu’elle chorégraphie en 2006, retrace ainsi le douloureux parcours de migrants africains sur la route de l’Europe. 

Germaine Acogny avait ouvert l’école Mudra Afrique, prémisse de l’École des Sables, avec la grande complicité de Maurice Béjart. En 2004, c’est avec le chorégraphe japonais Kota Yamazaki qu’elle collabore pour fusionner le butô, danse traditionnelle du pays du soleil levant avec la danse contemporaine africaine dans Fagaala, pièce inspirée par le génocide rwandais. Elle a aussi collaboré avec des artistes africains (Sophiatou Kossosko) ou américains (Jawole Zollar). 

En 2020, Germaine Acognymonte, avec le Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch, troupe emblématique de la danse-théâtre, un projet ambitieux : celui de remonter le percutant Sacre du printemps de la célèbre chorégraphe allemande avec 32 artistes africains. 

  • 1977

    1977

    Germaine Acogny créé l’école Mudra Afrique avec Maurice Béjart.

  • 1991

    1991

    Son solo YE’OU, créé en 1988, remporte le London Contemporary Dance and Performance Award et lui donne une reconnaissance internationale.

  • 1998

    1998

    Germaine Acogny ouvre l’École des Sables au Sénégal et y développe la Danse africaine moderne.

  • 2004

    2004

    Sa pièce Fagaala, sur le génocide rwandais, fait le tour du monde et remporte un Bessie Award en 2007.

  • 2020

    2020

    Germaine Acogny collabore avec le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, avec notamment la création de Common Grounds.

L'Institut français et l'artiste

Germaine Acogny sera une figure incontournable de la Saison Africa 2020, ayant apporté sa contribution à de nombreux projets : création Common Grounds au Théâtre de la Ville, partenaire du QG L’Échangeur et marraine du festival Génération A.

 

Initiée par Emmanuel Macron, le Président de la République française, la Saison Africa2020 se déroulera sur tout le territoire français : métropole et territoires ultra-marins. Elle sera dédiée aux 54 États du continent africain. En savoir + sur la Saison Africa2020

 

Voir le site de la Saison Africa2020

L'institut français, LAB