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Portrait
Numérique

Guillaume Marmin

Quand on travaille la lumière, on modifie notre éclairage sur le monde et donc notre perception de la réalité.

Guillaume Marmin est artiste plasticien. Il conçoit des installations et des performances mettant en jeu la lumière, le son et l’espace. Il présente Passengers (2020) à CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques.

Mis à jour le 15/01/2021

5 min

Après des études en audiovisuel à l’Université Lyon 2 et un diplôme à l’Arfis École, école des métiers du cinéma, de l'audiovisuel et des médias digitaux, Guillaume Marmin a d’abord été journaliste avant de réaliser des créations vidéos pour le spectacle. Cette trajectoire professionnelle l’a amené à réaliser des performances musique-image, des installations et ainsi devenir un artiste plasticien s’intéressant particulièrement à la lumière. A la croisée de questionnements scientifiques, artistiques et philosophiques, Guillaume Marmin collabore régulièrement avec des chercheurs, comme en témoigne Timée (2014), installation audiovisuelle réalisée en partenariat avec le Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CRAL).

Influencé par l’art cinétique ainsi que par les cinéastes Len Lye, Norman McLaren et Stan Brakhage, Guillaume Marmin étudie les formes en mouvements en utilisant les nouvelles technologies, à la recherche d’un langage commun entre images et sons. Il s’affranchit des formes classiques de narration et s’émancipe de l’écran pour expérimenter tout type de surfaces, qu’il s’agisse de mapping sur sculptures 3D et bâtiments ou encore de corps en mouvement. Passengers (2020), présentée à CHRONIQUES, propose une expérience contemplative. Disposée à l’intérieur d’un container, elle invite le spectateur à la traverser et à y voir son image décuplée dans un paysage de pixels mouvants.

Le travail de Guillaume Marmin est aussi ancré dans sa contemporanéité. Dans Après-nous le déluge (2011), l’artiste s’intéresse aux phénomènes climatiques. Dans Timée (2014), à l’histoire de la physique et de ses paradigmes. Il illustre toute l’ambivalence qu’une époque entretient dans sa relation avec la nature et la technologie.

Le lien qu’il entretient avec la musique a emmené Guillaume Marmin à collaborer avec des artistes dont il conçoit les scénographies et avec lesquels il se produit lors de performances live. Avec le musicien Jeff Mills, pionnier de la musique techno, il joue Close Encounter Of The Fourth Kind (2016), installation sonore et lumineuse inspirée du thriller de Science-Fiction Close Encounters Of The Third Kind (1977). Ses œuvres ont été présentées dans de nombreux pays, notamment en République Tchèque au Signal Festival pour son installation Rococo (2018) et Timée au festival Digital Choc organisé par l’Institut français du Japon.

  • 2005

    2005

    Ses premiers travaux sont présentés en 2005 à la Biennale d’art contemporain de Lyon où il fait partie de la sélection « jeunes artistes ».

  • 2011

    2011

    Guillaume Marmin est intervenant à l’Arfis École ainsi qu'au Conservatoire de Lyon en réalisation et mise en scène.

  • 2016

    2016

    L’artiste collabore avec l’un des pionniers de la musique techno, Jeff Mills, et crée « Close Encounter Of The Fourth Kind ».

  • 2018

    2018

    Le Signal Festival, République Tchèque, lui commande l’installation « Rococo ».

  • 2019

    2019

    « 1,3 Seconde » est une œuvre créée pour le festival Constellations de Metz.

  • 2020

    2020

    Guillaume Marmin expose « Passengers » à CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques.

L'Institut français et l'artiste

Avec Passengers (2020), Guillaume Marmin est programmé dans le cadre de Chroniques, la Biennale des Imaginaires Numériques (12 novembre 2020 – 17 janvier 2021), dont l'Institut français est partenaire avec son Focus Arts et créations numériques. 

En savoir + sur le Focus Arts et créations numériques.

L'institut français, LAB