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Guillaume Nicloux

Je suis un grand défenseur de la provocation, au sens de provoquer des émotions, des débats, un échange. Ce qui m’horrifie, c’est l’unanimité.

Cinéaste et écrivain, Guillaume Nicloux se distingue dans le paysage cinématographique français par ses films hantés par la mort et l’espérance, défendant une certaine vision de la réalité.

Publié le 18/12/2019

2 min

Né à Melun en 1966, Guillaume Nicloux est marqué dès l’âge de 5 ans par Bambi, le film d’animation produit par Walt Disney. Ce premier choc cinématographique ouvre son imaginaire : il se met à dessiner et à écrire ses propres scénarios.

Après un début d’études en comptabilité, Guillaume Nicloux monte, à 18 ans, sa compagnie de théâtre, La Troupe. En 1990, son premier film, Les Enfants volants lui vaut dès sa sortie une sélection à Berlin et Toronto.

En 1994, en dépit des bonnes critiques cannoises de Faut pas rire du bonheur, le cinéaste, en manque d’inspiration cinématographique, se tourne vers la littérature et publie plusieurs romans policiers à succès, notamment les séries Le Poulpe et Zoocity.

Depuis les années 2000, Guillaume Nicloux défend un cinéma singulier en traversant les genres, du film politique (L’Affaire Gorgdji, 2012) à la comédie décalée (Thalasso, 2019) en passant par le drame (Les Confins du monde, 2018), la série (Il était une seconde fois, 2019) et un triptyque consacré au film noir (Une affaire privée, Cette femme-là, La Clef).

Grand défenseur de la provocation, Guillaume Nicloux s’est illustré dans de nombreux genres. Un fil rouge travers toutefois le contenu de son œuvre : à travers son écriture impulsive, le cinéaste interroge souvent la mort, l’espérance et la notion temps qui passe.

Sa rencontre avec Michel Houellebecq (L’Affaire Cordji, 2012) et Gérard Depardieu (Valley of Love en 2015) insuffle à Guillaume Nicloux une nouvelle inspiration créatrice : il revisite le genre du documentaire en demandant aux acteurs de jouer leur propre rôle dans L’Enlèvement de Houellebecq (2014) ou Thalasso (2019), deux succès critiques prouvant que c’est en mêlant absurde, réalité et fiction que son cinéma est le plus juste.

Dès son premier film, Les Enfants volants (1990), projeté à Toronto et Berlin, Guillaume Nicloux est propulsé sur la scène mondiale. Mais c’est surtout à partir de 2012 que le Français commence à intriguer la critique internationale avec La Religieuse, présenté à la Berlinale.

Deux ans après, en 2014, L’Enlèvement de Michel Houellebecq lui permet d’être distingué du Prix du meilleur scénario et du Prix spécial du jury au festival du film de Tribeca, ainsi que du prix du meilleur film au Festival des films du monde de Montréal.

Avec Valley of Love en 2015 et Les Confins du monde en 2018, tournés pour l’un aux États-Unis et l’autre au Vietnam, le cinéaste séduit un plus large public.

  • 1986

    1986

    Guillaume Nicloux crée sa compagnie, La Troupe.

  • 1990

    1990

    Réalisation de son premier long-métrage Les Enfants volants.

  • 1996

    1996

    Publication de son premier roman, Zoocity.

  • 2011

    2011

    Première collaboration avec Michel Houellebecq dans L'Affaire Gordji.

  • 2015

    2015

    Première collaboration avec Gérard Depardieu dans Valley of Love.

  • 2019

    2019

    Sortie de Thalasso.

L'Institut français et le cinéaste

Deux films de Guillaume Nicloux sont diffusés à l'international par l'Institut français : Les Confins du monde (2018) et La Religieuse (2012).

L’Institut français propose un catalogue de plus de 2 500 titres permettant au réseau culturel et à ses partenaires de diffuser des films français dans le monde. Découvrir le catalogue cinéma

L'institut français, LAB