de portraits
Portrait
Cinéma

Hassen Ferhani

Quand une idée devient une nécessité, je me débrouille pour la réaliser.

Le réalisateur Hassen Ferhani se décrit comme un touche-à-tout sensible à la brutalité et à la poésie de la société algérienne, son histoire et ses espoirs. Cinéaste militant récompensé par de nombreux prix internationaux, Hassen Farhani souhaite replacer l’humain au centre des préoccupations.

Mis à jour le 19/08/2019

2 min

Né en 1986 à Alger en Algérie, Hassen Ferhani découvre le monde du cinéma par hasard à l’age de 17 ans, lorsque le réalisateur franco-algérien Lyes Salem filme dans son quartier le court-métrage Cousines (2004). À force de jouer les curieux, Hassen Ferhani est engagé comme stagiaire script, une expérience fondatrice qu’il prolongera par une inscription au ciné-club Chrysalide où il développe sa culture du septième art. En 2006, il réalise son premier court-métrage Les baies d’Alger, sélectionné en compétition officielle dans plusieurs festivals internationaux. En 2008, il intègre l’université d’été de la FEMIS (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son) à Paris, où il s’essaie à divers métiers du cinéma : assistant-réalisateur, cadreur, régisseur…

Après ses courts-métrages Afric Hotel (2010) et Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), Hassen Ferhani réalise en 2016 son premier long-métrage Dans ma tête un rond-point. Son prochain film Le royaume de Malika est actuellement en phase de postproduction.

Hassen Ferhani est l’un des chefs de file du renouveau du cinéma algérien. Observateur avisé du contexte chaotique dans lequel ses protagonistes évoluent, il raconte l’Algérie d’aujourd’hui.

Avec le documentaire Dans ma tête un rond-point (2015), le réalisateur pose sa caméra dans le plus grand abattoir d’Alger pour mettre en lumière les espoirs et la frustration des ouvriers, l’absence criante de perspectives pour la jeunesse, et la résignation des aînés. Dans Le royaume de Malika, actuellement en postproduction, l’héroïne tient un restaurant perdu dans le désert, un « non-lieu » qui raconte pourtant l’âme d’un pays à travers les rencontres avec les routiers de passage.

Une approche humaniste et engagée sert de fil conducteur à cet artisan du cinéma, portraitiste méticuleux et ascétique.

Si les premières réalisations d’Hassen Ferhani rencontrent déjà un certain succès dans divers festivals internationaux, Dans ma tête un rond-point est un véritable plébiscite : partout, le documentaire soulève l’enthousiasme et récolte de nombreuses récompenses. Grand prix au Festival du film international de Marseille, Grand prix au Festival international du film arabe d’Oran, Meilleur documentaire international au Festival du film de Turin, Prix spécial du jury au Festival international de documentaire d’Amsterdam, Prix spécial du jury au Festival international de documentaire d’Agadir, Prix au Festival international du cinéma vues d'Afrique de Montréal… Un palmarès foisonnant qui lui assure une reconnaissance internationale, et l’attente enthousiaste de son prochain film, Le royaume de Malika à paraître prochainement.

  • 2006

    2006

    Dans le cadre d’un appel à projet, Hassen Ferhani réalise son premier court-métrage Les baies d’Alger.

  • 2010

    2010

    Il co-réalise avec Nabil Djedouani le documentaire Afric Hotel.

  • 2013

    2013

    Hassen Ferhani réalise son troisième court-métrage Tarzan, Don Quichotte et nous.

  • 2016

    2016

    Sortie en salles de son premier long-métrage Dans ma tête un rond-point.

  • 2019

    2019

    À l’occasion du Printemps de l’Art contemporain à Marseille, Hassen Ferhani présente des ex-traits de son prochain film Le royaume de Malika, actuellement en postproduction.

L'Institut français et le cinéaste

En 2018 Hassen Ferhani a bénéficié du soutien de l’Aide aux cinémas du monde. Ce programme de l’Institut français apporte son soutien à des cinéastes étrangers sur des projets de films en coproduction avec la France, qu’il s’agisse de longs métrages de fiction, d’animation ou de documentaires de création. En savoir + sur l’Aide aux cinémas du monde.

L'institut français, LAB