de portraits
Portrait
Arts visuels

Jan Kopp

Quand j’arrive dans une ville que je ne connais pas, je cherche à la comprendre par sa géographie. Je l’explore comme lieu potentiel d’interventions.

Vidéaste, dessinateur, sculpteur, Jan Kopp partage, au fil de ses projets, sa conception de la territorialité et de la ville – vue à la fois comme un ensemble architectural et un lieu d’échange. Du 28 novembre 2019 au 11 janvier 2020, l'artiste présentait sa dernière exposition, « Chronique du trouble », à la Galerie Les Filles du Calvaire, à Paris.

Mis à jour le 14/01/2020

2 min

Né en 1970 à Francfort, en Allemagne, Jan Kopp sort diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1996. Il fonde alors une galerie associative, Glassbox, puis devient, en 1999, membre co-fondateur du collectif Nomads and Residents, à New York.

Maniant avec une égale passion le dessin, le son, la sculpture, la vidéo, Jan Kopp performe et s’expose dans de nombreux musées et centres d’art, notamment le Centre Georges Pompidou, la Criée, à Rennes ou encore l’Abbaye de Maubuisson.

Son goût pour le collectif et la transmission, sous-jacent dans son œuvre, se traduit également par son engagement au sein de Suspended Spaces, qui regroupe chercheurs et artistes du monde entier, ou encore par ses activités d’enseignant à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole depuis 2015.

Si, sur le fond, tout dans l’œuvre de Jan Kopp nous parle de territoires et d’interactions entre individu et espace urbain, Jan Kopp refuse toute spécialisation formelle. L’artiste revendique l’utilisation de toutes sortes de médias et de matières, au travers d’installations monumentales ou d’expositions plus confidentielles, et encourage toujours l’action du public.

Ainsi, pour « Soulever le monde » (2015), il installe dans la Galerie des Enfants du Centre Pompidou une structure monumentale, suspendue et articulée autour de poulies, de poids et de mobiles. En invitant les jeunes visiteurs à manipuler des éléments, il les encourage à se positionner, à la fois individuellement et collectivement, comme acteurs d’un processus, comme performer d’une œuvre en perpétuelle transformation.

Allemand d’origine, résident en France, aux États-Unis, au Brésil ou encore au Luxembourg, exposé dans de nombreux lieux d’art à travers le monde, Jan Kopp est engagé depuis toujours dans une itinérance créative. Mais c’est certainement à travers son implication au sein de Suspended Spaces – qu’il contribue à fonder en 2007 – que son travail prend toute sa dimension internationale.

Au sein du collectif, il mène une réflexion sur les territoires, à travers le monde, qui sont « en suspens » pour des motifs politiques, économiques, historiques. Il co-organise colloques et résidences à Chypre, Beyrouth ou encore au Brésil, et participe à de nombreuses expositions « comptes rendus » : « Niemayer 4 Ever » au Liban, « Sair do Livro » à Coimbra ou encore « Switch On ! » au Palacio Pombal de Lisbonne. Autant d’occasions d’interroger l’histoire d’un site délaissé et d’offrir un regard artistique sur son actualité et son devenir possible.

  • 1999

    1999

    Jan Kopp rejoint le programme MoMa PS1 à New York aux États-Unis.

  • 2015

    2015

    Il présente « Soulever le monde » à la Galerie des enfants du Centre Georges Pompidou. La même année, l'artiste devient professeur à l’École Supérieure d'Art de Clermont Métropole.

  • 2016

    2016

    Lancement de l’aventure « Utopia House », un projet d’itinérance sur quatre ans entre Mulhouse et Lyon à bord d’une sculpture flottante, navigable et habitable.

  • 2019

    2019

    Dans « Chronique du trouble » (Galerie Les Filles du Calvaire), il propose une installation sur le thème du temps et de ce qui pourrait imperceptiblement venir bousculer sa course.

L'Institut français et le projet

Lauréat du programme Hors les murs (désormais Sur Mesure), Jan Kopp réalise une résidence au Brésil en 2014. En savoir + sur le programme de résidences Sur Mesure

L'institut français, LAB