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Kapwani Kiwanga
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Kapwani Kiwanga © Manuel Braun
Portrait
Pluridisciplinaire

Kapwani Kiwanga

Je veux que mon travail soit vu par les gens, et pas seulement par les gens de l'art. C'est une invitation à parler, à penser, à explorer.

Née à Hamilton au Canada en 1978, Kapwani Kiwanga questionne des thématiques sociétales et historiques à travers différents médias : la performance, la sculpture, la vidéo ou encore la photographie. Lauréate du prix Marcel Duchamp 2020, son travail est exposé partout dans le monde, à Vancouver, Londres, ou encore Paris où elle réside aujourd’hui.

Mis à jour le 05/01/2021

5 min

Après un cursus en anthropologie et religion comparée à l’Université McGill de Montréal, Kapwani Kiwanga se rend à Édimbourg où elle réalise des documentaires pour Channel 4 et la BBC : Rooted (2004) sur deux salons de coiffure afro édimbourgeois ou encore Passages (2004) sur la question des privilèges raciaux.

En 2005, elle intègre le programme « La Seine » de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris puis poursuit sa formation artistique au Fresnoy - Studio national des arts contemporains. Kapwani Kiwanga s’essaye à différentes formes d’art comme l’installation (Flowers for Africa: Tanganyika, 2014), la performance (Binding Ties, 2014) ou encore la photographie (Subduction Study #8, 2017).

L’œuvre de Kapwani Kiwanga questionne des notions telles que l'afrofuturisme (Afrogalactica: un Abrégé du Futur, 2014), les luttes anticoloniales, les asymétries de pouvoir, la croyance ou encore la relation entre les peuples autochtones et leur terre (Six milles à l’horizon, 2009). « Les rapports de pouvoir sont une structure récurrente et une façon de comprendre nos interactions » explique-t-elle.

Très imprégnée par sa formation en sciences sociales, la plasticienne ne cesse de créer des œuvres qui déconstruisent les récits dominants. Maji Maji s’inspire ainsi de la rébellion des Maji-Maji, en 1905 en Afrique orientale, contre l’occupant allemand. Pour Flowers for Africa (2013-2020), elle crée des arrangements floraux à partir d’archives photographiques de moments clés de la décolonisation africaine. Ses œuvres témoignent chacune à leur manière d’un travail d’archives et d’une expertise de documentariste.

Les œuvres de Kapwani Kiwanga ont fait le tour du monde : au Jeu de Paume à Paris (Maji Maji Satellite 7, 2014), à la Biennale de São Paulo en 2018 avec Afrogalactica III: Deep Space Scrolls mais aussi à la Whitechapel Gallery de Londres (Is This Tomorrow?, 2019).

Depuis 2018, Kapwani Kiwanga multiplie les récompenses. Elle reçoit en deux ans quatre prestigieux prix : le Frieze Artist Award (New York, États-Unis), le Prix Sobey pour les arts (Canada), la Bourse ADAGP – Étant donnés et le Prix Marcel Duchamp 2020 (France).

Son exposition A certain distance est programmée pour 2021 au Crédac, à Ivry-sur-Seine.

  • 2005

    2005

    Kapwani Kiwanga intègre l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

  • 2011

    2011

    Elle organise la première de ses trois « conférences » autour de l’afrofuturisme : Afrogalactica.

  • 2015

    2015

    L’artiste expose à la FIAC Flowers for Africa : Ghana, un travail réalisé à partir d’archives visuelles liées à la décolonisation.

  • 2018

    2018

    Kapwani Kiwanga est lauréate du Frieze Artist Award (États-Unis), du prix Sobey pour les arts (Canada) et de la Bourse ADAGP – Étant donnés.

  • 2020

    2020

    Elle reçoit le Prix Marcel Duchamp pour sa proposition Flowers for Africa.

L'Institut français et l'artiste

En 2020, Kapwani Kiwanga a été invitée au FOCUS arts visuels de l’Institut français pour une conférence en ligne avec les autres nominés du Prix Marcel Duchamp.

En savoir + sur le FOCUS arts visuels de l'institut français

L'institut français, LAB