de portraits
Portrait
Arts visuels

Laura Henno

Dorothea Lange est l'une des photographes qui m'a toujours inspirée. Elle était dans une approche humaniste que j'essaie moi aussi de mettre en place.

Derrière sa caméra ou son appareil photo, Laura Henno s’emploie à saisir des portraits et des images d’un monde en mouvement.

Publié le 26/03/2020

2 min

Née en 1976, Laura Henno a suivi des études de photographie, puis de cinéma au Fresnoy. Elle parcourt la France et le monde pour photographier des hommes et des femmes déclassés, dans des portraits ou des scènes prises sur le vif, ou encore dans de beaux films documentaires, et multiplie les expositions individuelles et collectives, comme à l'Institut of Contemporary Art de Londres en 2004, au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque en 2013, au MAC VAL, à Vitry-sur-Seine, en 2015 ou encore au FRAC PACA, à Marseille, en 2018.

L’artiste explique avoir été marquée par le travail de Robert Frank et sa série Les Américains (1958), qui lui ont inspiré ce regard attentif aux marges.

Citoyenne d'un monde en mouvement, Laura Henno réalise des portraits et des films où l'intérêt documentaire se frotte à une esthétique soignée : lumières parfaites, postures saisies dans toute leur théâtralité et camaïeux de couleurs caractérisent la beauté et la poésie d'un témoignage singulier, spontané, qui nous parle des conditions de vie des migrants et des communautés précaires….

À bord de frêles embarcations, comme dans sa série M’tsamboro saisie auprès de tout jeunes passeurs aux Comores en 2017, ou auprès des migrants de La Réunion, de Calais et de Rome en 2009-2012, Laura Henno porte notamment son regard sur les populations exilées – inscrivant ainsi son travail dans une dimension internationale et on ne peut plus actuelle.

Laura Henno voyage régulièrement sur les traces des discrets, des effacés, des oubliés. Inspirée par Dorothea Lange et ses images de l'appauvrissement provoqué par la Grande Dépression des années 1930, l'artiste s'intéresse aux conséquences et aux espoirs déchus d'un capitalisme global. À l’image de sa série Rédemption, réalisée dans le désert californien, en immersion dans les campements précaires de Slab City où elle a vécu, dans une caravane, durant deux mois en 2017.

Son travail est exporté et exposé dans de nombreux pays, notamment en Belgique, en Italie et en Finlande (Galerie Taché-Lévy à Bruxelles en 2001, Galerie Francesca Aversa à Pérouse en 2007, Musée finlandais de la photographie à Helsinki en 2010).

Son dernier projet – N'Dzuani, film documentaire tourné aux Comores et à Mayotte –sera exposé à Paris en 2021, au Palais de Tokyo.

  • 2007

    2007

    Laura Henno reçoit le Prix découverte Louis Roederer des Rencontres internationales de la photographie d’Arles.

  • 2018

    2018

    Elle expose ses séries photographiques M’Tsamboro à la galerie Les Filles du Calvaire de Paris, Rédemption aux Rencontres de la Photographie d’Arles et Koropa au FRAC PACA de Marseille.

  • 2019

    2019

    Elle reçoit le prix SAM pour l’art contemporain, doté de 20 000 euros, pour son projet de documentaire N’Dzuani.

  • 2020

    2020

    Grâce au prix SAM, Laura Henno part aux Comores et à Mayotte pour réaliser son film sur les clandestins locaux, les « Boucheman ».

  • 2021

    2021

    Son projet N'Dzuani sera présenté au Palais de Tokyo à Paris.

L'Institut français et le projet

Laura Henno, lauréate du prix SAM 2019, a réalisé une résidence Sur Mesure (anciennement Hors les murs) en 2016 aux États-Unis avec le soutien de l'Institut français. En savoir + sur le programme de résidences Sur Mesure

L'institut français, LAB