de portraits
Portrait
Débat d'idées

Ludivine Bantigny

Ce qui m'intéresse dans mai 1968, c'est la puissance d'intervenir dans le champ du politique, dans le quotidien et de changer vraiment la vie.

Spécialiste de la jeunesse et des évènements de mai 1968, l'historienne Ludivine Bantigny explore le rapport des sociétés civiles aux sphères politiques afin d'imaginer ce que pourrait être le pouvoir de demain.

Mis à jour le 13/05/2019

2 min

Agrégée et docteure en histoire, Ludivine Bantigny a suivi des études d'histoire et de lettres à la Sorbonne ainsi qu'à l'École normale supérieure. Ella a soutenu sa thèse – « Le plus bel âge ? Jeunes, institutions et pouvoirs en France des années 1950 au début des années 1960 » à l'Institut d'Études politiques de Paris en 2003.

Maître de conférences à l'université de Rouen et chercheur associé au Centre d'histoire de Sciences Po, elle co-anime le groupe de travail « Jeunes et jeunesse(s), objets d'histoire ». Elle est également membre du comité de rédaction de la revue Vingtième Siècle. Depuis 2017, elle est habilitée à diriger des recherches, qu'elle dédie à l'étude des évènements de 1968.

Ludivine Bantigny travaille autour de deux principaux champs de recherche : la jeunesse et mai 1968. Au cœur de ces deux objets d'étude : la question de la contestation, essentielle dans les processus de réinvention de la politique et du pouvoir.

En 2014, elle consacre un ouvrage aux journaux lycéens de 1968 à nos jours : illustrée de nombreuses extraits, La Fabuleuse Histoire des journaux lycéens donne à voir le regard des jeunes, fait de révolte, d’engagement et d'espoir du changement, sur la politique et la société.

En 2018, l’historienne publie 1968. De grands soirs en petits matins, chronique des évènements qui fait ressortir l'héritage de mai 68, notamment lorsqu'il s'agit de repenser le pouvoir.

Spécialiste de l'histoire de la jeunesse, Ludivine Bantigny a d’abord cherché à définir si la jeunesse pouvait être identifiée comme un groupe homogène et donc une classe sociale à part entière, à travers l’exemple des jeunes Français, de la Libération à la fin de la guerre d'Algérie.

Elle travaille aujourd’hui sur les conséquences de la mondialisation. Elle est notamment membre du comité de rédaction de Youth and Globalization, revue qui cherche à apporter un nouvel éclairage sur le rapport des jeunes à la mondialisation, à une échelle nationale et internationale.

  • 2007

    2007

    Ludivine Bantigny publie chez Fayard sa thèse, soutenue en 2013, sous le titre Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie.

  • 2014

    2014

    L'historienne publie La Fabuleuse Histoire des journaux lycéens, dont la préface a été écrite par Cabu et illustrée de dessins tirés du journal de lycée de Charb, Cause toujours.

  • 2018

    2018

    Pour le cinquantenaire de mai 1968, Ludivine Bantigny revient sur les évènements de cet épisode historique et publie 1968. De grands soirs en petits matins aux éditions du Seuil.

L'Institut français et l'historienne

Ludivine Bantigny fait partie des « nouvelles scènes intellectuelles françaises » soutenues par l'Institut français.

 

Elle est notamment intervenue dans le cadre de la Nuit des idées organisée le 25 janvier 2018 sur le thème de « L’imagination au pouvoir ».

L'institut français, LAB