de portraits
Portrait
Bande dessinée

Nicolas Wild

La bande dessinée de reportage me permet de passer de la fiction à la réalité, de mélanger les styles narratifs : c'est un art en devenir.

À 42 ans, Nicolas Wild parcourt la planète dans des albums de bande dessinée à la fois documentés et décalés. En mêlant réalisme et humour, il livre sa propre expérience pour mieux rendre compte de l'état du monde.

Mis à jour le 10/03/2020

2 min

Originaire d'Alsace, Nicolas Wild s'est formé dans l'atelier d'illustration créé par l’École des arts décoratifs de Strasbourg. Grand baroudeur, il voyage et étudie aux États-Unis, travaille dans un orphelinat en Inde avant de s'envoler pour l'Afghanistan. En 2005, il entame sa collaboration avec Boulet et Lucie Albon en co-scénarisant Le Vœu de Marc. Deux ans plus tard, il démarre sa trilogie Kaboul Disco avec le premier volet, Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan, puis la complète, en 2008, dans Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan.

Du sommet d'un glacier aux camps de réfugiés en passant par le site de Tchernobyl, Nicolas Wild arpente le Népal, l'Ukraine, la Turquie ou encore le Liban. Son dernier ouvrage, Mondo Disco, paru en 2019, rassemble ces voyages dans un carnet regroupant huit reportages achevés entre 2012 et 2018.

Dès la parution de son premier ouvrage, Le Bourreau, en 2000, Nicolas Wild laisse transparaître un ton unique, volontiers décalé. En utilisant ses propres voyages comme matière, il cherche à transmettre son expérience dans des bandes dessinées souvent baignées d'humour noir. Grâce à cette démarche, son travail réunit le plaisir du récit d'illustration et un large champ d'investigations sur les cultures rencontrées dans chaque pays.

D'abord créateur d'un site internet où il choisissait de raconter ses aventures, l'auteur a pu approfondir ses techniques de scénarisation dans la bande dessinée. Traitant aussi bien du droit des femmes que de l'exploitation des enfants, notamment en Afghanistan, il offre un éclairage réaliste et une autre manière d'appréhender la situation géopolitique du pays.

Envoyé en Afghanistan par une agence de communication, Nicolas Wild a transformé sa mission de création d'une bande dessinée pour enfants en observation mordante d'une terre méconnue. Sans essayer d'imposer sa vision du monde, il veut rester le plus neutre possible en faisant entrevoir à son lecteur des sociétés différentes, originales et incertaines mais surtout humaines.

Récipiendaire du prix France Info de la bande dessinée d'actualité et de reportage en 2014 pour Ainsi se tut Zarathoustra, Nicolas Wild a été l'invité, en 2016, du Festival de bande dessinée de Cracovie pour la traduction en polonais de son œuvre.

 

  • 2005

    2005

    Il démarre sa collaboration avec les éditions La Boîte à bulles et co-scénarise avec Boulet Le Vœu de Marc.

  • 2007

    2007

    Nicolas Wild publie Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan, le premier volet de la trilogie Kaboul Disco.

  • 2014

    2014

    Il reçoit le prix France Info de la bande dessinée d'actualité et de reportage pour Ainsi se tut Zarathoustra. Il est sélectionné au Festival d'Angoulême.

  • 2019

    2019

    Il publie Mondo Disco, un ouvrage comprenant huit reportages.

L'Institut français et l'auteur

Lauréat du programme Stendhal, Nicolas Wild sera en Éthiopie en 2020 pour travailler à son prochain livre.

 

Le programme Stendhal permet à des auteurs français ou résidant en France de partir dans un pays étranger travailler à un projet d’écriture en lien avec le pays. En savoir + sur le programme Stendhal

 

L'institut français, LAB